mercredi 10 juillet 2013

CHILI : LA GROSSESSE D'UNE FILLETTE DE 11 ANS VIOLÉE RELANCE LE DÉBAT SUR L'AVORTEMENT

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MANIFESTATION POUR LA LÉGALISATION DE L'AVORTEMENT, À SANTIAGO. PHOTO MARTIN BERNETTI

« LA VIE DE LA MÈRE ARRIVE EN PREMIER » 

Le président chilien Sebastian Piñera a avoué s'être senti « touché »  par les déclarations de la fillette dont la grossesse pourrait mettre sa santé en danger du fait de son jeune âge. M. Piñera a assuré que si un accouchement prématuré se produisait, la vie de la mère devait être la priorité. «  Après 22 semaines de grossesse, s'il était nécessaire de provoquer une naissance prématurée, il faudra suivre cette thérapie, parce que dans notre pays la vie de la mère arrive en premier » , a-t-il ajouté.

La grand-mère de la fillette qui vit à Puerto Montt (1 000 km au sud Santiago), a dénoncé son beau-fils après la confirmation de la grossesse lors d'une visite médicale. Plusieurs organisations féministes ainsi que des personnalités politiques, dont la candidate socialiste à la présidentielle du 17 novembre, Michelle Bachelet, se sont manifestées en faveur de la légalisation de l'avortement en cas de viol ou de risques pour la mère. Le parlement n'est jamais parvenu ces dernières années à un consensus sur l'avortement thérapeutique au Chili, où l'Eglise catholique jouit d'une grande influence et où le divorce n'a été autorisé qu'en 2004.