mardi 25 novembre 2014

UNE AVOCATE CHILIENNE ACCUEILLIE EN FRANCE COMME DANS UNE DICTATURE!

J'ai reçu ce matin à la fondation ces avocats que nous aidons dans leur action notamment auprès du Conseil des Droits de l'Homme et leur histoire m'a semblé simplement hallucinante et digne d'une dictature.

MAÎTRE MARÍA RIVERA
Le 22 novembre à 11 heures, l'avocate en Droit Humain de la Defensoría Popular, María Ribera, a été détenue à l'aéroport Charles de Gaule de Paris par des fonctionnaires de la police française qui n'ayant trouvé aucun motif pour lui interdire l'entrée dans le pays, durent justifier sa rétention pour des motifs politiques. Cette avocate effectue actuellement une tournée en Europe, accompagné de l'avocat Rodrigo Román, pour dénoncer devant la communauté internationale la criminalisation par l'État Chilien de la protestation sociale.

A sa descente d'avion, un fonctionnaire de police a retenu son passeport et des policiers l'ont conduite dans une salle d'interrogatoire et ensuite dans une cellule, où elle est restée enfermée plusieurs heures.

« Ils ont commencé à m'interroger sur les motifs de mon voyage, sur mes moyens financiers et les assurances dont je dispose. Je leur ai montré que tout était en ordre et que j'avais accomplis toutes les formalités exigées pour l'entrée en Europe. Ils ont alors prétendu qu'ils ne comprenaient pas l'Espagnol. J'ai répondu que je suis avocate et j'ai exigé que soit respecté le droit international qui permet le recours à un traducteur et la présence du consul mais ils n'en ont eu cure et se sont mis à rire tout en m'enfermant dans une cellule sans me donner la moindre explication »

L'avocate explique qu'à l'arrivée d'un traducteur centroaméricain, la Police française lui a montré sur écran toute son histoire politique y compris des informations concernant sa détention par la police militaire à l'époque de la dictature de Pinochet.

« La situation devenant tendue, un policier a tenté de m'obliger à signer un document dans lequel je reconnaissais ne pas avoir été l'objet de discrimination. Bien entendu, j'ai refusé. »

María Magdalena Rivera Iribarren est une militante et une avocate qui défend les militants sociaux, elle n'est ni une criminelle ni même une délinquante fichée et pourtant, dès son entrée dans l'espace Schengen, un fonctionnaire a choisi de la faire interpeller. Ce qui peut nous amener à penser que la police chilienne et la police française partagent des informations concernant des militants sociaux. La police disposait en effet d'informations anciennes et sans aucun rapport avec la France.

Au regard de cet événement, peut-on penser que la police française partage avec la police chilienne des informations sur les militants associatifs français ?

En tant que militant et m'inscrivant dans une vision engagée et citoyenne de notre société, puis je penser que je suis moi aussi fiché ? Allons-nous bientôt nous retrouver dans un aéroport ou dans la rue arrêtés et devrons-nous nous justifier de nos activités militantes ? Sont-elles en train de devenir hors la loi en France ?

Alors que la mort de Rémi Fraisse est dans tous les esprits, il est essentiel de relayer l'interpellation de Maria car la France ne peut plus être reconnue comme la terre des droits de l'Homme si sa police est capable d'agissements aussi violents et portants atteinte aussi directement aux libertés fondamentales.

Nous demandons à Monsieur Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, de faire toute la lumière sur cette situation et nous ne resterons pas sans agir si aucune réponse ne nous parvenait.

Les droits fondamentaux sont attaqués chaque jour un peu plus dans notre pays et notre gouvernement doit nous donner maintenant des signes clairs d'évolutions positives pour que nous puissions continuer à dire que notre pays est aujourd'hui encore le pays des droits de l'Homme!

Emmanuel Poilane, Directeur de France Libertes Fondation Danielle Mitterrand.

samedi 22 novembre 2014

CHILI: LES TORTIONNAIRES DU PÈRE DE LA PRÉSIDENTE CONDAMNÉS

Comme d'autres militaires opposés à la dictature (1973-1990), Alberto Bachelet était régulièrement emmené de sa prison à l'Académie de guerre de l'armée de l'air pour y être torturé. Il est mort d'une attaque cardiaque le 12 mars 1974, à l'âge de 50 ans, après une longue série d'interrogatoires, où il avait encore une fois été torturé par Caceres Jorquera et Cevallos Jones.

L'annonce du verdict a été saluée par le gouvernement chilien qui a parlé d'"un pas en avant pour faire avancer la vérité et la justice".

Environ 3.000 personnes ont été enlevées et tuées ou ont disparu durant les 17 années de la dictature et 28.000 ont été torturées sur la même période. Le général Pinochet est mort en 2006 à l'âge de 91 ans sans avoir été jugés pour les crimes commis pendant la dictature.

La présidente Michelle Bachelet avait également été torturée sous la dictature avant de se réfugier en Allemagne de l'Est avec sa mère, Angela Jeria.


jeudi 20 novembre 2014

GRÈVE DE TAXIS COLLECTIFS AU CHILI

Selon des sources syndicales, environ un million de personnes n'avaient pu rejoindre leur lieu de travail jeudi matin, privés du service de ces voitures et minibus privés qui assurent des connections urbaines à prix fixes.

Les grévistes ont bloqué plusieurs villes du pays, dont Santiago, où ils ont provoqué d'importants embouteillages dès les premières heures de la matinée.

mercredi 19 novembre 2014

EBOLA : UN MÉDECIN CUBAIN CONTAMINÉ EN SIERRA LEONE

UN MÉDECIN CUBAIN CONTAMINÉ EN SIERRA LEONE
« Le Dr Baez est en bonne condition, il se trouve au centre de traitement de la Croix-Rouge à Kerry Town (à une heure de la capitale) en attendant son évacuation prochaine sur Genève », a déclaré le médecin, également directeur-adjoint de la Coopération médicale internationale de Cuba.

Selon lui, le soignant a « commencé à ressentir de la fièvre dimanche mais sans aucun autre symptôme. Il a été aussitôt transféré sur Kerry Town, au centre de traitement de la Croix-Rouge, où il a été testé positif au virus » Ebola.

Âgé de 43 ans, le Dr Feliz Baez Sarria fait partie des 165 personnels de santé envoyés par Cuba pour aider la Sierra Leone à lutter contre l'épidémie.

« Son état n'est pas critique, il est en forme », a affirmé le Dr Butillo se disant « sûr qu'il va guérir ». Un diagnostic rassurant relayé par le quotidien officiel « Granma » qui reproduit sur son site internet un communiqué du ministère cubain de la Santé.

« Nous allons continuer à travailler, nous n'avons pas peur. Ceci va juste nous amener à être encore plus prudents », a ajouté le docteur Jorge Delgado Butillo.

Une tradition d'entraide médicale

Le régime cubain a également envoyé des professionnels de santé dans les autres pays africains touchés par l’épidémie d'Ebola, soit un total de 250 personnes. Fin octobre, une rencontre internationale pour contrer l'expansion du virus Ebola sur le continent américain s'est également tenu dans le pays.

Avec cette mobilisation, La Havane fait perdurer une tradition d’entraide cubaine qui a commencé avec la Révolution. Depuis 1959, l'île a développé cette politique solidaire d’accès au soin en l’étendant hors de ses frontières. Dès 1963, Cuba envoyait un contingent de médecins après un tremblement de terre au Chili. Le régime communiste des frères Fidel et Raul Castro a, par la suite, dépêché pas moins de 135 000 soignants à travers le monde, que ce soit pour des catastrophes naturelles ou des crises humanitaires en Amérique latine et en Afrique. Aujourd’hui, environ 50 000 médecins et personnels de santé sont toujours déployés dans 66 pays, selon le ministère cubain de la Santé.

Aujourd’hui, même si la crise économique affecte les équipements sur l’île, « la qualité des médecins, et particulièrement celle des psychiatres et des généralistes, reste incontestable  », explique Stéphane Witkowski, président de l'Institut des hautes études d'Amérique latine (IHEAL). « Et Cuba poursuit sa politique internationaliste en matière de santé  », note-t-il. Au Brésil, plus de 10 000 médecins cubains consultent dans des zones délaissées par leurs confrères locaux. Cuba a également lancé, cette année, une campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, dans pas moins de 15 pays.

Avec AFP
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samedi 15 novembre 2014

DES MILLIERS DE CHILIENS BLOQUÉS APRÈS UNE PANNE ÉLECTRIQUE DANS LE MÉTRO

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PHOTO D'ARCHIVE
 Une cohue monstre visible dans les rues

« Nous travaillons à rétablir le service aussi
UNE COHUE MONSTRE VISIBLE DANS LES RUES. PHOTO HAROLD CASTILLO
rapidement que possible
», a déclaré le responsable technique du métro de Santiago. Son directeur général s'est montré, lui, plus prudent estimant que le réseau ne sera pas opérationnel aux heures de pointe vendredi soir. Et les bus mis en place pour venir en aide aux usagers ne satisfont pas les Chiliens. Une cohue monstre est d'ailleurs visible dans les rues. 

jeudi 13 novembre 2014

巴勃罗·聂鲁达

巴勃罗·聂鲁达

LA VOLONTÉ DE DIALOGUE, SECRET DE LA RÉSOLUTION DES CONFLITS

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TERRE DE FEU ET PASSAGE DE DRAKE AVEC EN ROUGE LA DÉLIMITATION DE LA FRONTIÈRE ET DES ZONES ÉCONOMIQUES DÉFINIES PAR LE TRAITÉ DE PAIX ET D'AMITIÉ.
Le pape argentin a salué en espagnol, lors de l’audience générale de ce mercredi 12 novembre 2014, un groupe de militaires du Chili présent alors que l’on commémore le 30ème anniversaire du traité, tirant de cet événement une leçon pour tous les peuples en conflit.

« Puissent tous les peuples qui sont en conflit, quel qu’il soit – limitrophes ou culturels – aient le courage de les résoudre à la table du dialogue et non par une guerre cruelle », a déclaré le pape.

A propos du traité, le pape a souligné qu’il est durable : « Les frontières sont désormais claires, et nous n’allons plus nous disputer pour les frontières : nous nous disputerons pour d’autres choses, mais pas pour cela ! »

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Le pape a voulu « faire remarquer une chose », le fondement d’un tel accord : « Cela a été donné grâce à une volonté de dialogue. Ce n’est qu’avec une volonté de dialogue que l’on trouve résout les questions. »

« Je veux aussi élever une pensée de gratitude envers saint Jean-Paul II et envers le cardinal Samorè, qui ont tant fait pour aboutir à cette paix entre nous. »

Le cardinal Antonio Samorè est un cardinal italien (1905-1983), un moment (1967) président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine et envoyé de Jean-Paul II en 1978 comme représentant spécial du pape pour chercher un règlement pacifique. Mais il ne verra pas le couronnement de ses efforts diplomatiques pour résoudre ce « conflit du Beagle ».

La frontière terrestre entre l’Argentine et le Chili est la plus longue en Amérique du Sud : plus de 5000 kilomètres le long de la Cordillère des Andes et les îles de la Terre de feu. C’est la troisième au monde après la frontière entre le Canada et les Etats-Unis et celle entre le Kazakhstan et la Russie.