mardi 19 novembre 2019

CHILI : ACCUSATION CONSTITUTIONNELLE CONTRE LE PRÉSIDENT SEBASTIÁN PIÑERA


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DES MANIFESTANTS BRANDISSENT UN MONTAGE DU PORTRAIT
D'AUGUSTO PINOCHET ET DE SEBASTIAN PINERA LORS
 D'UNE MARCHE À SANTIAGO LE 23 OCTOBRE 2019.
 PHOTO PABLO VERA. AFP



samedi 16 novembre 2019

L´ACCORD DE PARTIS POLITIQUES POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION EST CONTESTÉ AU CHILI


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VUE AÉRIENNE DE LA MANIFESTATION CONTRE LE PRÉSIDENT
CHILIEN, SEBASTIAN PIÑERA, LE 12 NOVEMBRE À SANTIAGO.
PHOTO JAVIER TORRES / AFP
Santiago du Chili, 16 novembre (Prensa Latina) Le rejet de l’accord conclu par plusieurs partis pour une nouvelle constitution croît aujourd’hui au Chili où des organisations et des politiciens critiquent les pièges qu’il contient et sa rédaction à l’insu du mouvement social.
INFOGRAPHIE AFP
En témoigne la concentration, la veille, de centaines de milliers de personnes sur la Place Baquedano (appelée place de la dignité par les manifestants) qui ont protesté pacifiquement pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un nouveau compromis entre partis. La manifestation a par la suite été brutalement réprimée par les forces spéciales des carabiniers.

Sur le plan politique, l’accord a créé un schisme au sein du parti d’opposition Convergence Sociale (CS) dont l’un des membres a signé le document, ce qui a provoqué la démission de 72 militants, dont le maire de Valparaiso, Jorge Sharp.

Une lettre signée par ce groupe indique que cet accord 'est fondamentalement contraire aux revendications que les manifestations ont formulées dans les rues'.

Le document ajoute que sa construction a été réalisée par un ensemble de directions de partis politiques et de parlementaires qui ne représentent pas la volonté majoritaire, et précise que les décisions prises par les instances supérieures de CS indiquent qu´il ne s´agit pas de l’espace qui permet de faire progresser comme il convient la politique de transformation démocratique.

Pour sa part, le président du Parti Progressiste (PRO), Camilo Lagos, a rappelé que cette force ne partageait pas les mécanismes et la façon dont l’accord avec la droite a été convenu, mais qu’il s’emploiera à parvenir à une convention constitutionnelle dans laquelle la souveraineté populaire sera pleinement représentée.

Des organisations telles que le «Colegio de Profesores de Chile» –le puissant syndicat national des enseignants–, la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) et la Fédération «Union portuaire du Chili»,  -Syndicat des Ouvriers Dockers- ont exprimé dans deux communiqués leur rejet de l’accord.

Pour l´entité enseignante, celui-ci a été réalisé de la manière que la population rejette, dans laquelle 'les acteurs politiques les plus délégitimés de toute la société s’attribuent une représentation qu’ils n’ont pas', pour déterminer une sortie dans le dos du peuple mobilisé.

Les enseignants critiquent en outre le fait qu’il contient de graves défauts, tels que le droit de veto de la minorité qui obtient un tiers des délégués constituants et le système d’élection des membres de la Convention Constituante, qui privilégie la représentation des partis mais ne facilite pas une véritable représentation citoyenne.

Pour sa part, la CUT a appelé tous ses membres à être vigilants et a noté que l’absence de dialogue avec le mouvement social entame la légitimité de l’accord.

Dans le même temps, les autorités portuaires ont dénoncé le fait que l’accord ne faisait aucune référence à l’Agenda Social, les partis et les parlementaires ne considérant pas le mouvement social, et ont dénoncé l’invisibilité des violations des droits de l’Homme.

À cet égard, elles précisent qu’il n’est pas possible de parvenir à des accords si la justice, la vérité et les sanctions ne sont pas appliquées à l’égard des membres des forces de l’ordre et des militaires impliqués dans des actes de violence contre la population.

Cette fédération a également appelé à la poursuite de la mobilisation permanente, sans exclure la convocation d’une nouvelle grève générale en l’absence de réponses aux demandes économiques et politiques émanant des forces sociales.

mardi 12 novembre 2019

CHILE / DECLARACIÓN PÚBLICA DE PARTIDOS DE OPOSICIÓN


LOGOS DE PARTIDOS DE OPOSICIÓN
Declaración pública de partidos de oposición frente a los últimos acontecimientos que ha vivido el país
OUVREZ DANS UN NOUVEL ONGLET
Por medio de una declaración, los partidos de oposición, desde la Democracia Cristiana hasta el Frente Amplio, solicitan al gobierno instaurar una Asamblea Constituyente, con el objeto de elaborar una nueva Constitución.

Las colectividades sostienen que «la Asamblea Constituyente es el mecanismo más democrático para garantizar una amplia participación ciudadana».

En esa línea, agregan que «la ciudadanía movilizada en todo Chile ha corrido el cerco de lo posible y ha realizado una interpelación a todas las fuerzas políticas del país. La necesidad de una Nueva Constitución -emanada de la propia ciudadanía- que permita establecer un nuevo modelo político, económico y social, es una pretensión fundamental que debe encontrar la vía para ser legitimada».

Además, añaden que «la institucionalidad debe implementar con urgencia una agenda que combata los abusos y las desigualdades para aliviar la situación que viven miles de familias».

Es un hecho que la única posibilidad de abrir un camino para salir de la crisis pasa por una Nueva Constitución. Las y los ciudadanos movilizados en todo el territorio nacional han establecido, por la vía de los hechos, un “proceso constituyente” en todo el país. Las fuerzas políticas tenemos el deber de hacer viable un Plebiscito vinculante para el establecimiento de una Nueva Carta Magna que rija los destinos del país», sostienen.

«El Gobierno debe comprender que las y los ciudadanos movilizados en las calles de todo el país, exigen participar de este proceso histórico. Cerrar la puerta a la participación ciudadana constituye un nuevo y grave error del Presidente Sebastián Piñera. A estas alturas sería una ceguera inexcusable, que la historia condenará con rigor.En este momento, el camino para construir el futuro es Plebiscito, Asamblea Constituyente y Nueva Constitución», rematan por medio de un comunicado.

La declaración está firmada por los siguientes partidos políticos:

Partido Revolución Democrática
Partido Comunista
Partido Socialista
Partido Demócrata Cristiano
Partido Por la Democracia
Partido Ecologista Verde
Partido Radical
Partido Igualdad
Partido País Progresista
Federación Regionalista Verde Social
Partido Comunes
Partido Liberal
Partido Convergencia Social
Partido Humanista

LE CHILI VA SE DOTER D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION, UNE VICTOIRE POUR LES MANIFESTANTS

PLACE SALVADOR À ALLENDE PARIS LE 21/10/2019 
Le gouvernement chilien a annoncé que le Congrès serait chargé d'écrire une nouvelle Constitution, cédant ainsi aux revendications des manifestants. Le texte devrait être ensuite soumis à un référendum.  
   « LE CHILI VA SE DOTER D'UNE NOUVELLE CONSTITUTION, 
UNE VICTOIRE POUR LES MANIFESTANTS »
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France 24 avec Reuters 
C'est une victoire pour les manifestants. Au Chili, le gouvernement a accepté de rédiger une nouvelle Constitution pour remplacer l'actuelle datant de la dictature militaire d'Augusto Pinochet.

Le ministre de l'Intérieur a déclaré que le président Sebastian Piñera, les membres du gouvernement et leurs alliés politiques ont convenu que le Congrès devait mener le projet d'écriture de la nouvelle Constitution. Le document devrait ensuite être soumis à un référendum.

"Par dessus tout, nous devons nous focaliser sur l'objectif de reconfigurer le contrat social, qui est apparu comme une demande fondamentale de nos citoyens", a dit Gonzalo Blumel lors d'une conférence de presse dimanche soir.

Aucun calendrier sur le processus de rédaction du nouveau texte n'a été donné par le gouvernement. Gonzalo Blumel a indiqué qu'il débuterait rapidement.

Vaste mouvement de contestation


Cette annonce a pour but de répondre au vaste mouvement de contestation, souvent violent, né de l'annonce le 6 octobre de la hausse du prix des titres de transport. La mesure, suspendue depuis, a alimenté la grogne contre les inégalités sociales et le coût élevé de la vie.

Au moins 20 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation, qui constitue la plus grande crise traversée par le Chili depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet en 1990. Plus de 7 000 personnes ont été placées en détention.

La Constitution chilienne a été révisée à plusieurs reprises depuis son entrée en vigueur en 1980, mais les appels se sont multipliés pour demander un texte protégeant davantage les droits sociaux et conférant aux citoyens un rôle plus important dans la démocratie.

lundi 11 novembre 2019

« DÉMISSION D’EVO MORALES : «ON EST FACE À UN COUP D’ÉTAT», ASSURE MAURICE LEMOINE »

   «  DÉMISSION D’EVO MORALES : «ON EST FACE À UN COUP D’ÉTAT», ASSURE MAURICE LEMOINE »
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    lundi 4 novembre 2019

    CHILI: UN SÉISME RESSENTI EN PLEINE MANIFESTATION À SANTIAGO


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    M 6.0 - 28 KM SUD-OUEST D'ILLAPE, CHILI

    (Santiago du Chili) Un séisme de magnitude 6 a été enregistré lundi dans le centre du Chili, selon l’institut américain de géophysique (USGS), et ressenti à Santiago, où des dizaines de milliers de manifestants anti-gouvernement étaient rassemblés, provoquant des mouvements de panique. 
    CSN
    Le tremblement de terre s’est produit à 16 h 53 locales (16 h 53 HE) dans la région de Coquimbo, Valparaíso et la région métropolitaine qui inclue Santiago, selon le centre sismologique national (CSN).

    L’épicentre du séisme se trouve à 8 km au sud ouest de Illapel (au nord du Chili), et une profondeur de 65 km, a précisé le CSN, qui fait état lui d’une magnitude de 6,3.

    Lors des secousses, des cris se sont emparés de la foule rassemblée en divers points de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Le Chili est en proie à une crise sociale inédite depuis 30 ans depuis l’annonce d’une hausse du ticket de métro, depuis annulée, le 18 octobre, qui a donné naissance à un mouvement de contestation nationale qui a fait 20 morts.


    vendredi 1 novembre 2019

    CRISE AU CHILI: MOSCOU RÉFUTE LES ACCUSATIONS AMÉRICAINES D'INGÉRENCE


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    RODRIGO ABD
    La Russie a réfuté vendredi les accusations des États-Unis qui ont affirmé avoir relevé des "activités russes" visant, selon Washington, à "exacerber les divisions" au Chili en pleine crise politique et sociale.
    DESSIN MOLINA (NICARAGUA)
    "L'administration américaine se sert de la situation difficile au Chili pour poursuivre ses tentatives de ternir la politique étrangère de notre pays", a déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, à l'agence de presse Interfax.

    Il a assuré que la Russie ne s'était "jamais immiscé" dans "les processus électoraux ou la politique intérieure" d'un pays et qu'elle ne comptait pas le faire.

    Moscou "respecte la souveraineté de tous les États", a insisté M. Riabkov.

    "Je suis convaincu que les hommes politiques et la société chiliens en sont parfaitement conscients", a-t-il ajouté.

    DESSIN ALEN LAUZÁN
    Le président américain Donald Trump s'est entretenu mercredi par téléphone avec son homologue chilien Sebastian Piñera et a "dénoncé les efforts étrangers pour saper les institutions, la démocratie ou la société chiliennes", selon un compte-rendu publié jeudi par la Maison Blanche.

    "Nous avons constaté des indices d'activités russes qui soutiennent l'orientation négative du débat" au Chili et visent à "exacerber les divisions, alimenter des conflits", a ensuite expliqué à des journalistes, sous couvert de l'anonymat, un haut responsable du département d'État américain.

    Le Chili, considéré comme l'un des pays les plus stables d'Amérique latine, est secoué depuis le 18 octobre par une fronde sociale sans précédent, qui a fait 20 morts et un millier de blessés, selon le dernier bilan officiel.

    Les relations entre Moscou et Washington sont actuellement au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, en raison notamment des accusations d'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016, rejetées avec véhémence par la Russie.