dimanche 24 mai 2020

L´HUMANITÉ REMERCIE LA LEÇON DE COURAGE ET DE DIGNITÉ DE CUBA

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PHOTO YAMIL LAGE
Paris, 24 mai 2020 (Prensa Latina) Le quotidien français L’Humanité publie aujourd’hui un article qui reconnaît la leçon de courage, d’intelligence et de dignité de Cuba face à la guerre économique que lui imposent les États-Unis et la solidarité de l’île face au Covid-19.
Prensa Latina
JOSÉ FORT, JOURNALISTE
 POLITIQUE, ÉCRIVAIN.
«Amis cubains, merci »  s’intitule l´article du journaliste José Fort, qui souligne la résistance de la plus grande des Antilles et sa position dans le scénario dérivé de la pandémie, face à laquelle l´île assure la santé de son peuple et en soutient d’autres dans diverses parties du monde.

Ces jours-ci, vous donnez ces leçons, bien que vous ayez subi une guerre économique et des agressions terroristes sans interruption au cours des 60 dernières années, avec un blocus décrété par la première puissance économique et militaire, qui révèle quotidiennement sa stratégie d’étranglement, note l’ancien correspondant à La Havane de L’Humanité.

Selon l’auteur, en pleine pandémie de Covid-19, le paysage en Amérique Latine et dans les Caraïbes est défavorable, avec la menace d’une catastrophe sanitaire et sociale et des pays très touchés comme le Brésil, le Pérou, le Chili et l’Équateur.

Amis cubains, vous avez su vous protéger et limiter les effets de la pandémie grâce à une politique de santé exemplaire et vous avez aidé plusieurs pays du monde avec vos médecins et professionnels de la santé, affirme-t-il.

Fort défend dans son article le prix Nobel de la Paix pour les médecins de l’île, car « qui le mérite le plus aujourd’hui?  », demande-t-il ?.

Le journaliste insiste pour reconnaître la résistance de Cuba face à l’agressivité des États-Unis et son comportement solidaire envers les peuples d’Amérique Latine, des Caraïbes et d’Afrique frappés par des dictatures, des maladies et des pillages.

« Pendant plus de 60 ans, l´île a résisté à l’impérialisme nord-américain et a surmonté les provocations (...) contre vents et marées », souligne-t-il.

L’article conclut en remerciant « les amis cubains d’avoir donné une vision de ce que devrait être la planète : un monde plus juste, plus respectueux et plus uni ».

jeudi 21 mai 2020

ASSASSINAT DE NARUMI KUROSAKI : L’ENQUÊTE RELANCÉE PAR L’EXTRADITION DE ZEPEDA

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CAPTURE D'ÉCRAN
En attendant son extradition vers la France, Nicolas Zepeda, suspecté du meurtre de Narumi Kurosaki en 2016, pourrait être placé en détention provisoire au Chili. Une audience est prévue pour le 27 mai.
Ouest-France avec l'AFP.
CAPTURE D'ÉCRAN
La justice chilienne a fixé au 27 mai une audience pour décider d’un éventuel placement en détention préventive de Nicolas Zepeda, soupçonné d’avoir assassiné son ex-petite amie japonaise en 2016 à Besançon, dans l’attente de son extradition vers la France.

Lundi, après la décision de la Cour suprême du Chili d’autoriser l’extradition du jeune homme, le parquet avait demandé la tenue d’une audience en urgence pour examiner un durcissement des mesures préventives à l’égard du suspect, actuellement sous contrôle judiciaire et qui a interdiction de sortir du territoire.

L’audience aura lieu le 27 mai à 10 h locales (14 h GMT) en visioconférence en raison de l’épidémie de coronavirus et du confinement en cours à Santiago, selon une décision du juge Jorge Dahm de la Cour suprême dont l’AFP a eu copie.

La procédure d’extradition allongée


Une fois la décision d’extradition notifiée à l’ambassade de France à Santiago, les autorités françaises avaient normalement 60 jours pour aller chercher Nicolas Zepeda au Chili.

Mais face aux restrictions de circulation imposées par la pandémie (suspension des vols internationaux, fermeture des frontières), le magistrat a indiqué que le délai pour la procédure d’extradition serait porté à trois mois.

Narumi Kurosaki, étudiante de 21 ans, vivait sur le campus universitaire de Besançon où elle a été vue pour la dernière fois le 4 décembre 2016. Son corps n’a jamais été retrouvé. Nicolas Zepeda, 29 ans, était son ancien petit ami.

Fils d’une riche famille chilienne


Le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, s’était rendu en avril 2019 au Chili avec un magistrat instructeur et deux enquêteurs chargés du dossier. En octobre, il avait demandé l’extradition de Nicolas Zepeda pour qu’il comparaisse devant la cour d’assises de Besançon pour l’assassinat de Narumi Kurosaki.

Selon les enquêteurs, Nicolas Zepeda s’était rendu début décembre 2016 à Besançon pour voir la jeune femme. Le soir du 4 décembre, veille de sa disparition, ils avaient regagné ensemble le logement de Narumi et, dans la nuit, plusieurs étudiants avaient entendu des hurlements de terreur, des cris.

Nicolas Zepeda, fils d’une riche famille chilienne, avait rencontré l’étudiante au Japon en 2014. Il en était tombé éperdument amoureux et l’avait présentée à sa famille au Chili.

Mais peu avant la disparition de Narumi, tous deux avaient pris leurs distances, et l’étudiante japonaise avait débuté une nouvelle relation, suscitant la jalousie du Chilien.

lundi 18 mai 2020

ASSASSINAT DE NARUMI KUROSAKI : L’ENQUÊTE RELANCÉE PAR L’EXTRADITION DE ZEPEDA

NICOLAS ZEPEDA, 29 ANS, EST ACCUSÉ PAR LA POLICE FRANÇAISE
D’AVOIR ASSASSINÉ SON EX-COMPAGNE NARUMI KUROSAKI,
PUIS DE S’ÊTRE DÉBARRASSÉ DU CORPS.
PHOTO AFP
Le Chili a validé ce lundi 18 mai 2020 l’extradition de Nicolas Zepeda. Le suspect de l’assassinat de Narumi Kurosaki, dont le corps reste introuvable, va être livré à la justice française, et à nouveau interrogé par une juge d’instruction de Besançon. Après trois ans d’inertie, l’espoir d’élucider cette sombre affaire renaît.
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Va-t-on enfin savoir ? Va-t-on enfin comprendre ? Trois ans et demi après la brutale disparition de Narumi Kurosaki du campus de la Bouloie, à Besançon, l’espoir d’élucider ce que la police française considère comme un assassinat vient de renaître de manière spectaculaire.

Transfert imminent en France

La Cour Suprême de Santiago a rejeté ce lundi 18 mai l’appel de Nicolas Zepeda. La décision d’extrader le suspect chilien vers la France - prononcée en première instance le 2 avril dernier - est désormais définitive. Un tournant majeur pour cette enquête au long cours, écartelée sur trois continents différents.

Malgré un mandat d’arrêt international émis à son encontre fin 2016, Zepeda jouissait jusqu’alors d’une liberté quasi-totale dans son pays natal. Sa vie vient de basculer de la lumière à l’ombre. Ce fils de bonne famille va être transféré par avion jusqu’à Paris, puis conduit sous bonne escorte à Besançon. Il y sera prochainement interrogé par une juge d’instruction, en vue de sa mise en examen.

Un procès à Besançon en sa présence


PHOTO WILLY GRAFF 
Parlera-t-il ? Craquera-t-il ? Jusqu’à présent, Nicolas Zepeda-Contreras a adopté deux stratégies successives. Dès son retour au Chili, l’ex petit-ami de Narumi avait d’abord remis un texte aux autorités sud-américaines, où il détaillait une version jugée peu crédible de son ultime nuit passée avec la victime. Face à une délégation bisontine venue assister à son interrogatoire, en avril 2019 à Santiago, face à la Cour Suprême du Chili, ces dernières semaines, et face aux nombreux médias qui le traquent depuis trois ans, Zepeda a ensuite fait varier son plan, en optant pour le silence.

En l’absence de corps de la victime, l’extradition avait longtemps semblé impossible. La solidité de l’enquête réalisée par la PJ de Besançon, couplée à un contexte social et politique très particulier au Chili, a donc rebattu les cartes. À l’abri de ses frontières, Nicolas Zepeda se savait hors de portée de la justice française. Ce n’est plus le cas : un procès se tiendra à Besançon, probablement en 2021.

Un soulagement pour la famille de Narumi


En cas de renvoi devant la cour d’assise pour assassinat, Zepeda encourrait la réclusion criminelle à perpétuité, une peine maximale qui pourrait l’inciter à retrouver la parole et la mémoire… C’est en tout cas ce qu’espèrent les proches de Narumi, piégés dans un deuil impossible. La famille de Narumi veut connaître la vérité.

Dans une lettre poignante transmise à la Cour Suprême du Chili, Taeko Kurosaki, la mère de l’étudiante disparue, ne cachait pas sa « haine » à l’égard de Nicolas Zepeda, tout en soutenant de tout son cœur la demande d’extradition. « Je prie pour que Nicolas soit jugé en France, je donnerais ma vie pour ça. Nous ne pardonnerons jamais à Nicolas, qui nous a pris la vie de Narumi et celle de toute la famille », écrivait notamment la maman de Narumi, pour qui l’implication du suspect ne fait aucun doute.

"Une avancée majeure" selon le procureur de Besançon


LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE, ETIENNE MANTEAUX
PHOTO L'EST RÉPUBLICAIN 
Le procureur de la République, Etienne Manteaux, ne cachait pas sa "profonde satisfaction" ce lundi 18 mai en apprenant la décision en appel de la Cour Suprême. "C'est une très grande nouvelle, un grand soulagement pour la justice avec un grand J. Compte-tenu de l'importance des charges qui pèsent sur Monsieur Zepeda, il était difficile d'imaginer un procès sans sa présence dans le box des accusés", explique le magistrat.

"Mais avant tout, l'instruction va pouvoir se poursuivre. Il sera déféré puis présenté à un juge d'instruction. Je ne sais pas quelle sera sa stratégie de défense, mais s'il admettait être l'auteur des faits, peut-être se décidera-t-il à parler et à révéler l'endroit du corps de Narumi ?", espère Etienne Manteaux. "Cette extradition est en tout cas une avancée majeure", conclut le procureur.


samedi 16 mai 2020

LE DIRIGEANT COMMUNISTE ESPAGNOL JULIO ANGUITA EST MORT

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LE DIRIGEANT COMMUNISTE ESPAGNOL JULIO ANGUITA EST MORT
PHOTO JOSE GOITIA / CP
Ancien secrétaire général du Parti communiste d’Espagne, il s’est éteint samedi à Cordoue. Julio Anguita (78 ans), ancien secrétaire général du Parti communiste d’Espagne et ex-coordinateur d’Izquierda Unida, est mort samedi à Cordoue, des suites d’une crise cardiaque. On le surnommait parfois « le prof » car il avait toujours le souci de la pédagogie. La presse l’avait affublé du titre de « calife rouge », en mémoire de ses années passées avec succès à la tête de la mairie de Cordoue, en Andalousie. Il était surtout un dirigeant populaire, très respecté au-delà de sa famille politique, qu’il avait rejointe pendant la dictature au début des années 1970.  
« OBSÈQUES DE JULIO ANGUITA : UNE CHAPELLE  ARDENTE À L’HÔTEL DE VILLE DE CORDOUE »
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EFE 
 JULIO ANGUITA 1989: Anchuras (Ciudad Real) PHOTO JOSÉ LUIS PÉREZ
après son retrait de la vie politique active pour des raisons de santé, il était devenu un « sage »  très écouté. Il s’était illustré ces dernières années sur des thèmes comme la République et la Constitution. Dans une interview qu’il m’avait accordée en 1996 à Madrid, il déclarait notamment : « Il faut régénérer la gauche, débattre des programmes et non s’en tenir à des échanges de propos de bateleurs. J’appelle à une rébellion pacifique contre la loi de l’argent, contre la corruption et la désagrégation de la société. »
Julio Anguita dégageait comme un parfum de don-quichottisme. Son physique, son allure, son refus de l’apparat et des privilèges (il avait refusé sa retraite de député lui préférant celle de professeur) n’expliquent pas tout : c’était un homme droit, dur au combat politique. Derrière la carapace, il y avait un homme sensible et émouvant. Il avait effroyablement vécu la mort en Irak, pendant la guerre de 2003, de son fils Julio, envoyé spécial du journal El Mundo  dans les zones de combats. Sans rien laisser paraître, après avoir été informé de la tragédie, il avait quitté l’assemblée générale de Izquierda Unida à Madrid pour rejoindre sa famille à Cordoue.
Julio Anguita avait accueilli avec satisfaction la formation du nouveau gouvernement espagnol réunissant les socialistes, la coalition Unidas/Podemos et la nomination de ministres communistes.
« Mon rôle désormais », disait-il, « se limite à soutenir et parfois à rester silencieux. »
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 PHOTO RAFA ALCAIDE 

vendredi 15 mai 2020

LE CREUSAGE DE TOMBES EN PRÉVENTION FAIT RÉAGIR AU CHILI

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PHOTO MARTIN BERNETTI
Le Chili a annoncé vendredi un chiffre record de 26 décès en un jour dus au coronavirus, alors que monte la polémique sur le creusage de milliers de tombes en prévision de l'avancée de la pandémie.
26 DÉCÈS EN UN JOUR
DUS AU CORONAVIRUS
Avec ces nouveaux décès, le pays sud-américain comptabilise 384 victimes du virus, depuis le premier cas apparu le 3 mars, pour un total de 39 542 cas, dont 2 502 supplémentaires lors des dernières 24 heures.

PHOTO MARTIN BERNETTI
La mise en confinement total de la population de la capitale Santiago a été ordonnée mercredi par le gouvernement, après une augmentation de 60% des cas de COVID-19 en 24 heures.

Jeudi, le directeur du cimetière général de Santiago, Rashid Saud, a indiqué à l'AFP que les fossoyeurs avaient déblayé depuis un mois près d'un millier de tombes individuelles dans l'immense complexe municipal, situé dans le quartier de Recoleta.

PHOTO MARTIN BERNETTI
«Nous réalisons le moment historique dans lequel nous sommes et que nous pourrions avoir besoin de plus de tombes, parce que nous voyons ce qui s'est passé dans les pays voisins», a expliqué M. Saud. 

Mais vendredi, les autorités sanitaires ont nié avoir ordonné une telle opération. La consigne «n'a jamais été donnée» de «créer des espaces dans le cimetière pour recevoir les victimes de la pandémie», a affirmé le ministre de la Santé, Jaime Mañalich. 

Le directeur du cimetière a confirmé qu'il s'agissait d'une initiative locale, précisant que l'objectif est d'aménager 2 000 tombes.

PHOTO MARTIN BERNETTI
Le maire du quartier de Recoleta, Daniel Jadue, a lui aussi confirmé que le quartier avait décidé il y a plusieurs mois de lancer ce travail, sans attendre de recevoir l'ordre du gouvernement. 

«Dans le cadre de notre planification, nous avons commencé à préparer une réponse face à un possible effondrement (des services sanitaires et funéraires, ndlr) en janvier, quand on a vu les informations dans le monde, mais ce n'est pas une demande du gouvernement», a-t-il déclaré à la radio Futuro. 

Chaque année le personnel du cimetière déblaie les tombes temporaires non réclamées par les proches.

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lundi 11 mai 2020

LES COULISSES DE L’« OPÉRATION GÉDÉON »

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LE PRESTATAIRE DE SERVICES EN CONSEIL
JUAN JOSÉ RENDÓN
Juan José Rendón, qui se présente comme «responsable du comité stratégique de Guaidó», reconnaît avoir signé un contrat en octobre 2019 avec l’entrepreneur militaire américain Silvercorp.
Par Marco Teruggi
DES MEMBRES DES FORCES ARMÉES 
VÉNÉZUÉLIENNES, À MACUTO,
 LE 3 MAI 2020. 
PHOTO MANAURE QUINTERO 
L’opération Gédéon a suscité de nombreuses interprétations et laissé des questions sans réponse. Comme ce fut le cas le 30 avril 2019, lorsque Juan Guaidó et Leopoldo López ont simulé la prise d’une base militaire à Caracas pour déclencher un coup d’État, la confusion était au cœur du scénario.

Cependant, une chose est apparue clairement dans cette affaire : Juan José Rendón, qui se présente comme « responsable du comité stratégique de Guaidó », reconnaît avoir signé un contrat en octobre 2019 avec la société militaire américaine Silvercorp pour un montant de 212 millions de dollars.

Ce contrat, publié par le Washington Post, comportait trois phases (lire ici) . Tout d’abord, la préparation de ceux qui devaient mener les actions. Ensuite, la réalisation de « l’objectif premier » qui était de «capturer/détenir/enlever Nicolás Maduro, éliminer le régime actuel et installer le président vénézuélien reconnu, Juan Guaidó ». Enfin, la participation de Silvercorp pour une période de 450 jours — prolongeable — pour assurer le « rétablissement de la stabilité dans le pays ».

La « stabilisation du pays » signifiait que le prestataire militaire participerait à l’attaque et à la persécution de militaires, « d’éléments non militaires du commandement et du contrôle du régime précédent », aux répressions, aux détentions, à l’application des couvre-feux, aux contrôles aux frontières, avec l’autorisation de « recourir à la force, jusque et y compris la force létale, pour éliminer la menace ».

Tout est écrit dans une annexe de 41 pages (lire ici) avec des détails sur, par exemple, quand et comment utiliser les mines antipersonnel M18A1 Claymore, les chaînes de commandement, les formes de paiement qui prévoyaient, en cas « d’insolvabilité en devises », que Silvercorp se paierait « en barils de pétrole ».

Rendón admet avoir élaboré et signé ce contrat dans le cadre du « gouvernement de Guaidó », et soutient qu’il a agi et agit encore dans le cadre de ses fonctions de « stratège » pour obtenir la « cessation de l’usurpation », c’est-à-dire le renversement de Maduro. Il affirme qu’il n’a pas rendu le contrat opérationnel, mais que le scénario prévu est l’une des possibilités sur lesquelles ils continuent à travailler et pour lesquelles ils ont consulté d’autres partenaires.

Ainsi, parmi les multiples hypothèses, mensonges et interprétations sur l’opération Gédeón, un point est clair : il y a eu une tentative de capturer/tuer Maduro et les principaux dirigeants du gouvernement, de persécuter les diverses organisations chavistes dans un scénario qui ouvre la porte à une confrontation armée interne. Et que cette tentative ne s’arrêtera pas.

Tout ceci n’est pas neuf, mais a pris — cette fois-ci — une forme publique, indéniable, au point qu’un groupe de près de soixante personnes, anciens membres des forces armées nationales bolivariennes, civils et anciens membres des forces spéciales de l’armée américaine impliqués en Irak et en Afghanistan, sont arrivés armes à la main sur les côtes du pays.

Il ne s’agit pas d’un événement isolé. L’opération s’inscrit dans le cadre du prix fixé par le ministère américain de la justice à la tête de Maduro et Diosdado Cabello — un autre objectif militaire inscrit dans le contrat —, du blocus économique ouvertement reconnu, de l’annonce de la chute précoce de Maduro par l’administration de Donald Trump, et d’un complot soutenu de ce type d’actions secrètes, liées entre elles.

Comment est-ce organisé dans ce contexte ? Quelle ingénierie de défense est nécessaire pour éviter l’exécution de plans de cette nature ? Comment cela affecte-t-il le gouvernement, la manière de gouverner et la politique dans son ensemble ?

Il s’agit d’un scénario de guerre, une situation exceptionnelle permanente qui conditionne la dynamique politique de ces dernières années. C’est une sorte de guerre de tranchées, un combat continu pour un gouvernement qui doit en permanence démanteler des opérations, tenter de sortir du blocus, et imposer à une grande partie de la politique l’application de mesures exceptionnelles.

L’Opération Gédeón a cherché à briser ce scénario, c’est-à-dire à réaliser le renversement de Maduro avec des mercenaires par une action qui ouvrirait les portes à une confrontation armée ultérieure. La figure biblique de Gédéon fait référence à une tactique de guerre : une attaque nocturne en infériorité numérique pour semer la confusion dans les rangs de l’ennemi.

L’Opération a partiellement échoué. Ceux qui ont débarqué faisaient partie d’un ensemble plus vaste : selon les détenus américains, Luke Denman et Airan Seth, le plan était de prendre le contrôle des aéroports, de sorte qu’une fois Maduro capturé — en cas d’enlèvement et non de meurtre — un avion atterrirait pour l’emmener. D’où devaient venir les avions ? De Colombie, des États-Unis ?

Les hommes qui sont arrivés faisaient partie d’un plan plus vaste qui n’est pas terminé. Comment cela va-t-il se poursuivre ? Il faut lire attentivement les réactions aux États-Unis et au sein de l’administration de Donald Trump qui, comme on pouvait s’y attendre, nie toute participation et a répondu avec arrogance et par la menace : « Si je voulais aller au Venezuela, je ne le ferais pas en secret, je le ferais et ils ne pourraient rien faire, je n’enverrais pas un petit groupe (…) ce serait une armée, on appellerait cela une invasion ».

Quant à la dynamique nationale, le constat est clair : l’opposition est confrontée à une nouvelle défaite avec les affrontements qui en découlent, la perte de crédibilité et de force, et le gouvernement envoie un message fort aux secteurs complotistes de l’opposition ainsi qu’aux traîtres internes potentiels, et maintient son unité et son commandement.
Marco Teruggi
Source : Pagina12 

vendredi 24 avril 2020

AU BRÉSIL, LE MINISTRE DE LA JUSTICE, SERGIO MORO, DÉMISSIONNE ET DÉNONCE DES « INGÉRENCES POLITIQUES »

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SERGIO MORO, LE 13 AVRIL 2020.
PHOTO ADRIANO MACHADO / REUTERS
Moro démissionne pour ses liens avec Bolsonaro, selon vice-président du Brésil Brasilia, 24 avril (Prensa Latina) Le vice-président du Brésil, Antônio Hamilton Mourão, a déclaré aujourd’hui que la démission du ministre de la Justice, Sérgio Moro, était liée à sa relation avec le mandataire d’extrême-droite Jair Bolsonaro.
ILLUSTRATION 
SERGIO AQUINDO
« Moro est un gars très bien et exceptionnel, je pense qu’il faisait du bon travail, mais une relation est une relation, n’est-ce pas ? », a indiqué le général à la retraitre dans des déclarations au quotidien Folha de Sao Paulo au sujet du lien entre les deux hommes.

Malgré ces faits, Mourão a souligné que 'ce n’est pas bon, mais la vie continue'.

Moro a démissionné ce vendredi, arguant qu’il reproche les ingérences politiques de Bolsonaro dans les affaires de son cabinet.

'Le président (Bolsonaro) ne veut pas de moi à ce poste et j’ai toujours voulu garder mon engagement à respecter l’État de droit', a déclaré l’ancien juge dans une intervention d’environ 40 minutes pour confirmer sa démission.

Il a insisté sur le fait qu’on lui avait promis carte blanche pour travailler et a regretté que sa démission survienne au milieu d’une crise sanitaire et de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Selon Moro, il a toujours informé le chef de l’État qu’il avait besoin d’une raison pour approuver le changement de la direction générale de la Police Fédérale (PF), car le travail de ce commandement était positif.

Mais Bolsonaro a destitué le chef de la PF, Maurício Leite Valeixo, bras droit de Moro. Cette destitution a été publiée dans un décret publié au Journal officiel de l’Union.

La cessation de service a accru la tension entre Bolsonaro et Moro, qui a menacé de démissionner s’ils renvoyaient son homme de confiance, comme cela s’est produit.

mardi 21 avril 2020

LA RÉVOLUTION DES ŒILLETS DANS LES JOURNAUX

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CÉLÉBRATIONS DU 25 AVRIL
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«PORTUGAL»
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 GEORGES MOUSTAKI «PORTUGAL»


L'histoire est également écrite dans la presse. Le céramiste et illustrateur Francisco Pessegueiro a conservé une collection de journaux du 25 avril 1974 qu'il a maintenant, 45 ans plus tard, décidé de présenter, dans une exposition certifiée par la Cooperativa Árvore, à Porto.

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A CAPITAL

R encontro

Diario Popular

República

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Diario de Lisboa
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