samedi 20 août 2016

UN PONT S'EFFONDRE DANS LE SUD DU CHILI


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Six voitures d'un train chargé d'hydroxyde de sodium, de sel et de pétrole sont tombées dans une rivière au sud du Chili jeudi, à cause de l'effondrement d'un pont ferroviaire, selon les chemins de fer chiliens. Aucun blessé n'a été rapporté.

Le train, composé de 50 voitures, traversait la rivière Tolten à Pitrufquén, à environ 700 kilomètres au sud de la capitale Santiago, quand un pont construit en 1890 a cédé, indique la compagnie ferroviaire nationale (EFE).

Celle-ci précise que de l'hydroxyde de sodium se serait déversé dans la rivière depuis l'une des voitures. Mais l'Office national des urgences du Chili (Onemi) ajoute que des tests réalisés ne montrent aucun signe de fuite. 

L'hydroxyde de sodium, ou soude caustique, est utilisé dans la production industrielle ou encore les nettoyants pour fours.

mardi 16 août 2016

HAÏTI - SOCIAL : RUÉE DE MILLIERS D'HAÏTIENS ILLÉGAUX AU CHILI

La majorité des haïtiens tentent d'échapper à la crise politique et économique qui touche Haïti et sont attirés par la stabilité de l'économie et l'emploi au Chili, indique un rapport de la police civile. Ces migrants illégaux haïtiens voient le Chili comme un pays de nouvelles opportunités, après leurs déceptions au Brésil ces 3 dernières années...

« Les Haïtiens migrent vers le Chili parce que le pays a l'une des économies les plus stables en Amérique latine, qu’il y a des possibilités d'emploi et une petite communauté d'haïtiens déjà installée », a déclaré Benito Baranda, Président de l'ONG Solidarité Amérique

La majorité des haïtiens se sont installés dans le Nord de Santiago du Chili, travaillant principalement dans la construction, un grand nombre d'entre eux sont en situation migratoire irrégulière, selon le Ministère de l'Immigration chilienne.

SL/ HaïtiLibre 

dimanche 14 août 2016

À CUBA, FIDEL CASTRO RÉAPPARAÎT EN PUBLIC POUR SON 90ÈME ANNIVERSAIRE

La veille, l’homme s’était livré à l’un des exercices dans lesquels il excelle le plus : la critique des Etats-Unis. Dans un article intitulé « L’anniversaire » et publié vendredi soir dans la presse d’État, le Commandante évoque les tentatives répétées des diverses administrations américaines de l’assassiner. D’après les services de renseignement cubains, il a été la cible de 634 complots entre 1958 – un an avant son arrivée au pouvoir – et 2000.

Manque de « hauteur de vue »

Cette piqûre de rappel intervient alors que son pays est en plein rapprochement avec son vieil ennemi de la guerre froide. Fidel Castro n’épargne d’ailleurs pas l’un des artisans de ce qui est l’un des changements les plus radicaux survenus sur l’île ces dernières années : l’actuel président des États-Unis, Barack Obama. Il lui reproche ainsi d’avoir manqué de « hauteur de vue » au cours de sa visite historique en mai au Japon.

« Le discours du président américain au Japon était dépourvu d’excuses pour le massacre de centaines de milliers de personnes à Hiroshima, même s’ils [les États-Unis] connaissaient les effets de la bombe. »

Parallèlement, le Lider Maximo rend un hommage appuyé aux « grandes puissances » que sont la Chine et la Russie, dont le président Vladimir Poutine a souhaité « bonne santé, longévité, vitalité et prospérité » à son « cher ami » cubain.

Santé et éducation gratuites

Depuis des semaines sur l’île, une multitude d’affiches rendent hommage à l’un des hommes les plus influents et les plus controversés du XXe siècle. Fidel Castro reste pour beaucoup celui qui a instauré un régime socialiste à parti unique, fortement critiqué sur la scène internationale pour les nombreuses violations des droits de l’homme. Mais il est aussi celui qui a apporté santé et éducation gratuites à des millions de Cubains, en grande majorité pauvres.

Fidel Castro est retiré de la vie publique depuis 2006 pour raisons de santé et a laissé le pouvoir à son frère Raul. Lors de sa précédente apparition publique, le 19 avril à la clôture du congrès du Parti communiste cubain, il avait admis, la voix tremblante : « Bientôt j’en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra à tous. »

samedi 13 août 2016

ALTO HOSPICIO (CHILI): 1 300 FAMILLES EXPULSÉES DE TERRAINS SQUATTÉS DANS LE NORD DU PAYS

Et puis le gouverneur provincial d’Iquique (la capitale de la région), Francisco Pinto, a signalé que les familles avaient été prévenues de l’expulsion entre mars et mai derniers. Bizarrement, tous ces gens qui vivaient dans des logements auto-construits avec les moyens du bord n’ont pas trouvé d’autre solution entre-temps… Là aussi, c’est toujours le même genre de justifications « démocratico-légales » du côté du pouvoir, et toujours les mêmes injustices sociales.


mercredi 10 août 2016

FIDEL CASTRO. DE L'ÉCOLE JÉSUITE À LA RÉVOLUTION MARXISTE

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FIDEL CASTRO EN 1959 À NEW YORK PHOTO IC
La mythification, comme la guerre idéologique, déforme toujours l’itinéraire complexe du leader cubain. Pour beaucoup, ce « communiste souterrain » aurait caché son jeu pour « trahir la révolution ». L’hypothèse ne résiste pas à l’analyse historique. L’étude de la jeunesse du «Comandante », né il y a 90 ans en août 1926, s’avère incontournable pour déceler à la fois la cohérence et les contradictions de ses engagements, pour comprendre comment Castro est devenu Fidel...

FIDEL CASTRO BOIT UNE BOUTEILLE DE COCA-COLA 1972
PHOTO ROMANO CAGNONI
Il avait tout pour être un « héritier » ; il est un transfuge de sa classe. Fidel Alejandro Castro Ruz naît hors mariage, le 13 août 1926. Ce troisième fils d’un père espagnol, Angel, venu combattre les partisans de l’indépendance de l’île, et de sa servante cubaine, Lina Ruz, épouse illégitime, a tout pour devenir lui-même un oligarque, un grand propriétaire terrien comme papa, à Birán, actuelle province de Holguín. Dix mille hectares. Ils seront en partie confisqués par la révolution, puis « cédés » par la famille Castro.


Le garnement joue dans les dépendances de la « finca » avec les fils des paysans pauvres qui triment sans répit pour son père (300 familles). Le solide gaillard se rend vite compte que ses copains vivent misérablement, sont maltraités ; les relations avec le patriarche, sa brute de père, se tendent. Castro confiera à Ignacio Ramonet qu’il devint révolutionnaire à partir précisément de cet environnement d’enfance. Doué, le jeune Castro étudie, comme tous les fils de bonne famille, chez les Jésuites, d’abord à Santiago, ensuite au collège Belén à La Havane. Ses maîtres l’éveillent, dirait-on aujourd’hui, à la citoyenneté.

À l’automne 1945, il s’inscrit à la fac de droit de La Havane. Rebelle sans cause précise, il fait le coup de poing et de feu contre les bandes d’ultras. Il se politise à grande vitesse, acquiert une conscience révolutionnaire et prend souvent la parole dans le patio ou sur les escaliers de l’université. Le 6 novembre 1947, il y proclame une sorte de programme patriotique ; la frustration d’une pseudo-indépendance nationale, de surcroît tardive (1899), le hante. Le jeune étudiant marche en tête des manifestations contre le gouvernement corrompu et « vendu » de Grau San Martin. Dans ce chaudron idéologique, il lit Marx et se familiarise avec ses idées. Faire la révolution. Orateur hors pair, il milite à la puissante Fédération des étudiants universitaires (FEU), et se fait rapidement connaître, à tel point que « trois ans plus tard, il sera déjà un homme politique en vue à Cuba. À La Havane, Castro était déjà Fidel » (1).

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FIDEL CASTRO DURANT UN MATCH DE BASKET-BALL 1972 AU CHILI
PHOTO ROMANO CAGNONI


Castro s’engage dans la vie publique en 1947 ; il rejoint le très anticommuniste, petit-bourgeois et populiste Parti du peuple cubain (PPC), plus connu sous le nom de Parti orthodoxe. Son leader, Eduardo Chibas, au programme social progressiste, dénonce la corruption et jouit d’une grande popularité. Chaque semaine, il s’adresse aux Cubains dans une émission à Radio CMQ. Fidel reste « orthodoxe » pendant huit ans, y compris après le suicide en direct à la radio, en 1951, du charismatique Chibas, destiné à « réveiller » le peuple. En 1948, présent à Bogota pour un congrès étudiant, Castro participe au Bogotazo, le soulèvement populaire provoqué par l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, candidat « libéral » favori aux élections à venir. De retour à Cuba, candidat du PPC à la députation, le jeune juriste semble promis à une carrière politique chez les « orthodoxes ».

Le coup d’État militaire de Fulgencio Batista, pour le compte de Washington, le 10 mars 1952, à trois mois d’élections que le PPC allait sûrement gagner, modifie toute la donne. Bogota, La Havane, l’intervention des États-Unis renforcent Castro dans son anti-impérialisme. Dès l’installation de la sanglante dictature (20 000 morts entre mars 1952 et décembre 1958), Castro part en guerre contre elle. La voie électorale se ferme. Peu à peu, il s’oriente vers une stratégie insurrectionnelle, de guerre de guérilla, dans le droit fil de l’histoire cubaine, de l’héritage des deux guerres d’indépendance.

Castro a conscience de prolonger la pensée et l’action du « héros national » José Marti, son inspirateur et modèle mort au combat le 19 mai 1895. À cette époque, Castro est d’abord « martinien », porteur d’un « nationalisme » radical hérité du patrimoine historique cubain, teinté de « socialisme utopique ». Pour José Marti, les États-Unis constituaient déjà, au XIXe siècle, « le pire danger qui menace notre Amérique ». La formation – incomplète – de la nation cubaine, dans ce contexte, acquiert une dimension anti-impérialiste. Le « fidélisme » apparaît alors comme « une synthèse pragmatique, un mélange d’un peu de Marx, de Engels, de Lénine, assez de Che et beaucoup de José Marti » (2). Sur cet « avant 1959 », Castro dira qu’il « avait peut-être deux millions de préjugés petits-bourgeois » (3).


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 LE LEADER CUBAIN FIDEL CASTRO LIVRE UN DISCOURS
VÉHÉMENT ATTAQUANT LES EU DANS UNE TV DE LA HAVANE.
PHOTO ROLLS PRESS

Le 26 juillet 1953, sous les ordres de Castro, 131 jeunes partent à l’assaut de la symbolique forteresse militaire, la caserne de Moncada à Santiago. L’opération, destinée à provoquer un soulèvement populaire, échoue et la petite troupe est décimée : 6 morts au combat, 49 survivants torturés, puis massacrés. L’acharnement des tortionnaires et le courage inouï de ces jeunes confèrent à l’action un impact national, émotionnel et politique considérable. Le Parti socialiste populaire (PSP, communiste) qualifie, lui, l’assaut de « tentative de putsch aventuriste ». Le PSP traîne une réputation entachée de collaboration depuis le gouvernement de Front populaire avec Batista, dans lequel il eut deux ministres de 1942 à 1944.

Le 16 octobre 1953, Fidel Castro, avocat, assume lui-même sa défense lors du procès des assaillants. Sa célèbre plaidoirie-programme devient historique sous le titre « L’histoire m’acquittera ». Durant deux heures, l’accusé défend une cause collective et s’attribue le rôle d’accusateur, accable le tyran, démonte les mécanismes néocolonialistes d’exploitation, de domination, plaide pour un « gouvernement révolutionnaire », se pose en héritier de José Marti, qu’il qualifie d’« auteur intellectuel de l’assaut à la Moncada ». Il avance des réformes sociales inspirées du programme réformiste « orthodoxe », en appelle à saint Thomas d’Aquin pour légitimer le droit du peuple à démettre un tyran (4). Le discours, improvisé, est reconstitué et circule clandestinement. Il vaut à son auteur une large reconnaissance politique, notamment celle, unanime, de la communauté intellectuelle.

Castro, plus populaire que jamais, écope de 15 ans de prison. Un fort mouvement populaire arrache une loi d’amnistie et obtient, au bout de 21,5 mois, la libération de celui qui, pour les Cubains et bien au-delà, est désormais « Fidel ». En août 1955, il publie le premier manifeste du Mouvement du 26 juillet (mouvement créé après l’assaut) : réforme agraire, industrialisation, rétablissement de la Constitution de 1940, construction de logements, baisse des loyers, réformes économiques et ­sociales progressistes, nationalisation des services publics…

La répression oblige, en janvier 1956, Fidel et les militants les plus marqués à émigrer au Mexique. Ils y préparent une expédition armée pour renverser Batista. Au Mexique, il se définit comme « un marxiste en pensée », ce que contestera implicitement le Che. Dans une lettre de la Sierra à René Ramos Latour (Daniel), dirigeant « santiaguero » du Mouvement du 26 juillet, datée du 14 décembre 1957, Che écrit : « J’ai considéré Fidel comme un authentique leader de la bourgeoisie de gauche. »

Le 2 décembre 1956, sur le « Granma », un vieux rafiot exigu, 82 hommes embarquent pour « libérer Cuba ». Une traversée infernale de 7 jours et un débarquement catastrophique sur la côte orientale. Repéré par l’armée, le petit groupe est quasiment anéanti. Fidel, une nouvelle fois, et son frère Raul, s’en sortent. Ils parviennent à gagner la Sierra Maestra et mettent en place la guerre de guérilla.

C’est autour de cette Armée rebelle (fidéliste), le vecteur le plus révolutionnaire, le moins anticommuniste, que se forge une sorte de front antidictatorial, scellé au mois de juillet 1957 par le manifeste de la Sierra, puis par le pacte de Caracas (juillet 1958). En régime de monoculture en crise, les couches rurales se sont prolétarisées, la petite-bourgeoisie s’est radicalisée ; la classe ouvrière n’a pas « dirigé » le processus mais lui a servi de base. Les préjugés anticommunistes freinent. Le Mouvement du 26 juillet lui-même voit l’Armée rebelle, selon Fidel, « comme des agitateurs ». En mai 1958, il déclare au journaliste nord-américain Jules Dubois : « Je n’ai jamais été et ne suis pas communiste. Si je l’étais, je serais suffisamment courageux pour le proclamer » (5).

La guerre de guérilla dure 25 mois ; 300 guérilleros affrontent 12 000 soldats. L’opération militaire de Batista (« Fin de Fidel ») tourne à la débâcle. Le 8 janvier 1959, en pleine guerre froide, Fidel et sa légende entrent dans La Havane, acclamés par une « marée humaine » (6). Fidel le fédérateur, le libérateur, symbole de nation.

Le 16 avril 1961, à La Havane, la foule se presse aux obsèques des victimes des raids aériens ennemis. Les bombardements de la CIA clouent au sol la petite aviation cubaine, tandis que se prépare l’invasion de la baie des Cochons par 1 400 exilés mercenaires, écrasés en 66 heures. Dans son discours des funérailles, Fidel appelle à défendre « notre révolution socialiste ». Il a attendu deux ans et demi après la victoire de l’Armée ­rebelle pour se réclamer du socialisme. Le long mûrissement du leader, l’expérience, vécue, de la nature de l’impérialisme, l’évolution des conditions objectives et subjectives, les enjeux et problèmes de l’époque ont « radicalisé » Fidel. En devenant communiste, il a contribué à son tour à radicaliser le processus révolutionnaire. L’agression des États-Unis a accéléré cette interaction dialectique. La révolution répond à chaque mesure hostile de Washington par l’approfondissement des changements. Un exemple : la loi 851 du 6 juillet 1960 réplique à la suppression de la quote-part d’importation de sucre cubain par la nationalisation des propriétés et des banques nord-américaines à Cuba.

Lorsque Kennedy impose le blocus total de l’île, l’aide de l’Union soviétique permet à Cuba de tenir. Y avait-il une alternative aux liens avec l’URSS, à l’entrée en 1972 dans le Comecon ? Ils lui offrent les moyens d’un développement social, éducatif, sanitaire, remarquable, mais ne remettent pas en cause la monoculture. Cuba est désormais réserve sucrière du « camp socialiste ». En 1991, Fidel déclare : « Nous avions déifié l’Union soviétique. » Il porte désormais un regard critique sur une période ambivalente.

Les discours politiciens sur « la trahison » de Fidel ou sur son « communisme souterrain », son « machiavélisme », relèvent de la propagande et occultent l’évolution fascinante du « Comandante » Fidel.

(1) « Les Quatre Saisons de Fidel Castro », de J.-P. Clerc, Éditions du Seuil, 1996.
(2) « Fidel », de V. Skierka, éditions Martinez Roca, 2002.
(3) « Le Socialisme à la cubaine », de J. Ortiz et G. Fournial, Éditions sociales, 1983.
(4) « L’histoire m’acquittera », de F. Castro, traduit et annoté par J.-F. Bonaldi, Éd. le Temps des cerises, 2013.
(5) « Journal de la révolution cubaine », de C. Franqui, Éditions du Seuil, Paris, 1976.
(6) Castro, Fidel, « les Chemins de la victoire. Mémoires », Éditions Michel Lafon, 2012. À consulter également : « Biographie à deux voix », F. Castro, I. Ramonet, Fayard/Galilée, 2007.


DU MÊME AUTEUR  :

mardi 9 août 2016

LE VATICAN VA JUGER UN PRÊTRE CONDAMNÉ POUR PÉDOPHILIE AU CHILI


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LE PRÊTRE IRLANDAIS JOHN O'REILLY  ENTOURÉ D'ENFANTS  

Le père O'Reilly, un des prêtres les plus influents du Chili, proche des milieux d'affaires et de la classe politique, a été reconnu coupable de sévices sexuels répétés sur une mineure entre 2010 et 2012 dans une école de Santiago, où il exerçait en tant que guide spirituel.

Déchu de sa nationalité

Il a été condamné en novembre 2014 à quatre années de liberté surveillée, à l'issue desquelles il sera expulsé du Chili. John O'Reilly avait déjà été déchu en mars 2015 de sa nationalité chilienne, qui lui avait été accordée en 2008. Le prêtre clame son innocence et nie les faits qui lui sont imputés, selon un récent rapport de la gendarmerie du Chili. L'Église chilienne a publiquement demandé pardon en avril 2011 pour des cas de pédophilie ayant impliqué une vingtaine de prêtres.

RÉACTION AUX NOMBREUX SCANDALES PÉDOPHILES IMPLIQUANT L’EGLISE. 
PHOTO STR / AFP


Une nouvelle instance de droit canonique

Le père O’Reilly, l’un des prêtres les plus influents du Chili, proche des milieux d’affaires et de la classe politique, a été reconnu coupable de sévices sexuels répétés sur une mineure entre 2010 et 2012 dans une école de Santiago, où il exerçait en tant que guide spirituel. Le prêtre, qui clame son innocence, sera expulsé du pays à l’issue de sa peine après avoir déjà été déchu de sa nationalité chilienne en mars 2015.


Face à la multiplication des scandales pédophiles qui ont impliqué l’Eglise, le Vatican a créé l’an dernier une nouvelle instance de droit canonique spécifique. Un premier procès s’était tenu en juillet 2015 pour juger un ancien nonce accusé d’abus sexuels sur mineurs et de détention de matériel pédopornographique en République dominicaine.

vendredi 5 août 2016

LES CHILIENS DE L'ÉTRANGER POURRONT DE NOUVEAU VOTER

Un droit que le retour à la démocratie en 1990 n'avait pas réussi à rétablir. Une anomalie d'autant plus frappante que les étrangers résidant plus de cinq ans au Chili ont le droit de vote. La faute à qui ? A la droite. Pour la même raison : la crainte que ces expatriés votent majoritairement à gauche et ne les défavorisé. 

Et cela malgré les chiffres. Car seuls 13 % des Chiliens vivant à l'étranger sont partis pour des raisons politiques. Ils pourront dorénavant voter pour les primaires présidentielles, les élections présidentielles, les plébiscites, les référendums. 

Ce droit concernera près de 450 000 Chiliens qui pourront l'exercer dès novembre 2017, lors des prochaines présidentielles. Leur participation comptera d'autant plus qu'on prévoit déjà une forte abstention des Chiliens vivant dans le pays.