dimanche 26 février 2017

CONJURER MÉLENCHON PAR LE PEN: LE JEU DANGEREUX DE PUJADAS ET SA CLIQUE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]



Face à Jean-Luc Mélenchon, hier 23 février 2017, Pujadas et sa clique ont exécuté tous les pas de leur danse habituelle : Poutine, Cuba et surtout, à toutes les sauces et jusqu’à l’écœurement, Marine Le Pen. Que l’on soutienne ou non le candidat de la France Insoumise, chacun devrait s’inquiéter que France 2 se risque, pour l’abattre, à faire le jeu du Front National. Retour sur une sale soirée.
Hasard ou connivence, l’émission tombait au bon
 OLIVIER TONNEAU
moment puisque Yannick Jadot venait d’annoncer au journal de 20h qu’il se retirait de la campagne présidentielle au profit de Benoît Hamon, concluant par un appel vibrant à Mélenchon : parlons-nous, rejoins la grande aventure ! Sous-entendu : Mélenchon refuse de parler. Jadot se mettait ainsi d’emblée au service de la stratégie du PS qui n’a bien sûr jamais eu l’intention de faire alliance avec Mélenchon – on imagine l’apoplexie des Valls, Cazeneuve et autres Cambadélis. Depuis le début, la mise en scène du rassemblement ne vise qu’à marginaliser Mélenchon en le faisant passer pour un mégalomane irréductible. Pujadas et Salamé se font les relais complaisants de cette stratégie mais Mélenchon s’en tire bien : il lui suffit de souligner que c’est lui qui a fait à Hamon, par écrit, une proposition précise à laquelle celui-ci n’a pas répondu. Une lettre « un peu rude » s’empresse de commenter Pujadas. Le coup ne porte pas mais Pujadas prévient : « On en reparlera tout à l’heure, vous verrez ». Il fait référence à l’intervention de Philippe Torreton, proche de Jadot, dont il s’attend à ce qu’il redouble d’exhortations à Mélenchon.



[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]


CARNAVAL DE NICE, FÉVRIER 2017
PHOTO VALERY HACHE

Torreton avait visiblement souscrit à la thèse médiatique selon laquelle le problème réside dans l’égo surdimensionné de Mélenchon : c’est pourquoi il avait prévu de lui lire une page de Giono sur l’altruisme, trait caractéristique des grands hommes. Mais Torreton n’est pas en service commandé : les explications de Mélenchon l’ont convaincu. Puisque ce n’est pas lui qui empêche le rassemblement, il devient inutile de l’y exhorter. Pujadas et Salamé ne l’entendent pas de cette oreille et poussent Torreton à faire la besogne pour laquelle ils l’ont invité avec une telle impudeur que le public éclate de rire. Un coup dans l’eau pour les torpilleurs. Pas de panique, il reste deux cartouches : le binôme Castro/Poutine et surtout l’atout maître, Marine Le Pen.
La séquence Castro/Poutine est introduite par un tour de bonneteau si grossier qu’on peine à y croire. Mélenchon est invité à choisir entre trois images : Castro, Poutine et Amnesty International. S’il avait choisi la première, Pujadas l’aurait bien sûr tancé sur les violations des droits de l’homme à Cuba. S’il avait choisi la deuxième, sur leurs violations en Russie. Mais s’il choisit la troisième – ce qu’il fait – cela revient au même, puisqu’Amnesty International défend les droits de l’homme. Pujadas commence par accuser Mélenchon de n’avoir pas d’intérêt pour les droits de l’homme, ce qui est quasi diffamatoire. Mélenchon proteste et Pujadas d’enchaîner : pourquoi, dans ce cas, ne condamne-t-il pas Poutine? Bravo l’artiste ! Pour la millième fois, Mélenchon expose sa conception des relations entre la France et la Russie, condamnées à être des partenaires pour préserver l’équilibre du continent.

C’est à François Lenglet qu’il reviendra d’ouvrir la séquence lepéniste. Il arrive avec une paire de Nike pour développer un argument proprement sidérant contre le programme économique de Mélenchon. Ce dernier veut augmenter les salaires mais, la France ne produisant plus rien, les Français n’achètent plus que des produits étrangers ; si l’on augmente les salaires, on ne fera donc qu’augmenter les importations. Jamais Shaddock n’a aussi bien tiré les conséquences de la mondialisation ! Il faut, nous dit Lenglet, se faire une raison : pour préserver la balance commerciale, les Français ne doivent pas acheter davantage à l’étranger qu’ils ne produisent en France et comme il ne s’y produit plus rien, ils ne doivent rien acheter. Il faut donc les maintenir dans la pauvreté pour les en empêcher.

À cela, Mélenchon aurait pu répondre que 80% de l’économie Française est dans son marché intérieur : on ne va pas au restaurant, ni ne se coupe les cheveux, ni ne prend le train, ni ne va au cinéma en Chine. L’augmentation des salaires permettrait donc principalement de relancer l’économie française, d’autant plus que Mélenchon ne se contenterait pas d’augmenter les salaires, il développerait une politique d’investissement dirigée directement vers les TPE/PME : il prend pour exemple le plan « zéro obstacle » pour les handicapés. Certes, l’augmentation des salaires ferait également augmenter les importations de certains produits, mais cette augmentation serait compensée par la diminution d’autres importations, notamment énergétiques, puisque la politique d’investissement de la France Insoumise vise à augmenter l’indépendance énergétique de la France. Lenglet n’y comprend rien. Navré, il agite sa paire de Nike et lève les yeux au ciel. Enfin, à court d’arguments, il dégaine sa carte maîtresse : un comparatif des programmes économiques de Le Pen et Mélenchon qui sont, dit-il, identiques. Question puissante : « Comment expliquez-vous ces similitudes?»


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

CAPTURE D'ÉCRAN

Mélenchon tentera tant bien que mal de montrer que Le Pen s’est contredite d’innombrables fois sur les questions économiques, ce qui n’est pas surprenant. Le programme de Le Pen vise à accomplir une improbable quadrature du cercle : emprunter des mesures à la gauche pour séduire les classes populaires tout en conservant les mesures de droite qui correspondent à son électorat naturel de commerçants et petits patrons. Eh oui M. Lenglet, ce n’est pas difficile à comprendre : si les programmes de Mélenchon et Le Pen se ressemblent superficiellement, c’est parce que vous avez choisi dans le second ce qu’elle a copié sur le premier. Ce que vous ne dites pas, c’est que Le Pen, prisonnière de son électorat de droite, ne pourrait jamais annoncer qu’elle financera ses mesures sociales par une révolution fiscale : elle est donc réduite à dire qu’elle les financera par la suppression de l’aide médicale aux étrangers, par leur exclusion des minima sociaux et l’exclusion de leurs enfants des écoles. Or cela représente des sommes dérisoires comparées aux dépenses qu’elle annonce. Dites-moi : quand avez-vous entendu pour la dernière fois un journaliste pointer cette incohérence dans le programme du Front National ? Pour moi – et je suis assez masochiste pour regarder les interviews de Le Pen et Philippot – j’ai beau fouiller dans ma mémoire, je n’en ai aucun souvenir.

Lenglet ne voulant rien comprendre, Mélenchon prend le problème par un autre bout : Quand bien même Le Pen et lui auraient le même programme économique, et alors ? La différence fondamentale entre Le Pen et Mélenchon n’a jamais tenu à l’économie mais à la conception de la République. L’une est l’héritière idéologique d’un pétainiste tortionnaire de l’OAS et défend une vision ethniciste de la France fondée sur un racisme qu’elle voile juste assez pour que ses partisans le devinent mais que les journalistes ne l’en accusent pas. L’autre est l’héritier de la conception politique de la nation née de Révolution française, fondée sur l’universalité des droits humains. C’est ce que finira par rappeler Mélenchon à un Lenglet qui ne semble trouver à cela aucune importance. C’est que pour Lenglet comme pour toute la clique des libéraux hallucinés qui règnent sur les radios et les télés, une seule chose compte : êtes-vous pour le libre-échange ? Aller contre les lois naturelles de la mondialisation, c’est un crime d’une telle gravité qu’aucune différence éthique entre ceux qui les contestent n’a plus d’importance à leurs yeux.

Une grossière inexactitude dans le parallèle établi par Lenglet révéla son idéologie dans toute sa pureté : selon lui, Mélenchon comme Le Pen veulent faire racheter la dette de l’Etat par la Banque de France. Mélenchon le corrige. C’est vrai de Le Pen qui est décidée à sortir de l’euro ; pour sa part, il veut changer le mandat de la Banque Centrale Européenne. Lenglet s’écrie : « C’est la même chose ! » La Banque de France et la BCE, c’est la même chose ? Bien sûr que non puisque changer le statut de la BCE doit permettre de sauver l’Europe, tandis que se rabattre sur la Banque de France n’a de sens que dans le contexte d’une sortie de l’euro. C’est en quoi Mélenchon diffère de Le Pen : il a un plan A et un plan B, elle n’a qu’un plan de sortie. C’était si absurde que j’ai mis du temps à comprendre. En définitive, peu importe à Lenglet de quelle banque on parle : ce qui lui fait pousser les hauts cris, c’est la planche à billets. Le diable de Lenglet, c’est la création monétaire qui permettrait l’investissement public, libérerait les Etats de la tutelle des marchés et provoquerait peut-être même une légère inflation qui aurait pour saine conséquence de réduire la valeur réelle de la dette – mais aussi du capital, au service duquel s’exprime M. Lenglet.

Après Lenglet, entre en scène Karim Rissouli dont la détermination à promouvoir Le Pen fut évidente lorsque Mélenchon fut confronté à madame Valérie Gloriant, restauratrice qui dit avoir fait faillite à cause des migrants. Le choix de cette française lambda ne devait rien au hasard puisqu’elle était déjà apparue à la télévision dans un reportage sur les électeurs frontistes. Malheureusement, madame Gloriant, ayant raconté son histoire, omet l’essentiel ! Cela ne va pas. Karim Rissouli prend donc sur lui de le révéler : de parents communistes, madame Gloriant s’apprête à voter Le Pen.

Il faut mesurer tout ce que la pression exercée par Karim Rissouli a de choquant. Il fut un temps, le Front national était un parti tabou, pour l’excellente raison que c’est un parti fasciste. Ceux qui votaient pour lui n’osaient guère s’en vanter et cette autocensure réduisait la capacité du Front national à s’étendre. Il restait un peu de cette pudeur à Mme Gloriant qui le dit elle-même : son cœur n’est pas avec le Front national. Elle avait envie d’interpeller Mélenchon mais n’était pas venue faire la promotion de Le Pen. Mais Karim Rissouli s’en charge : allons, dites-le que vous votez Le Pen ! N’ayez pas honte ! C’est humain, trop humain, dans les circonstances catastrophiques où nous vivons ! Qui n’en ferait pas autant à votre place ? M. Rissouli, chacun a droit à ses convictions, quelles que soient ses origines. Je ne devrais donc pas vous le dire mais il faut que ça sorte : je trouve désolant de voir un Arabe passer les plats au Front National. Savez-vous que depuis le Brexit, les racistes Anglais se croient tout permis et cassent du Pakistanais au coin des rues? Imaginez-vous ce qui attend les Français d’origine maghrébine si Le Pen l’emportait?

Je veux bien croire que ni Karim Rissouli, ni Léa Salamé, ni David Pujadas ne votent pour le Front national. Je comprends bien que le but de l’émission était de torpiller Mélenchon – Karim Rissouli lui refera pour conclure le petit numéro du rassemblement que Mélenchon qualifiera à juste titre de comédie. Il faut refermer le cercle de la raison : Fillon, Macron et Hamon – car tout le monde sait bien qu’Hamon ne renégociera pas les traités européens et qu’ayant ainsi échoué à se donner les marges de manœuvre nécessaires à une politique écologique et sociale, il finira en piteux avatar de François Hollande. En un sens, qu’une telle énergie soit déployée contre le candidat de la France Insoumise est plutôt bon signe. Mais en utilisant le Front national comme arme contre Mélenchon, Pujadas et sa clique jouent un jeu dangereux : ils contribuent à l’invisibilisation de son fascisme et à la banalisation du racisme et du repli nationaliste qu’ils prétendent combattre.

Et tout ça pour sauver l’Europe du libre-échange ! Mais ils ne se rendent pas compte que l’Europe qu’ils défendent est, sauf transformation profonde, indéfendable. Le Brexit ne leur a pas fait comprendre que plus personne n’accepte de se rendre à la fatalité de la mondialisation malheureuse. Ils ne réalisent pas qu’il n’y a plus aujourd’hui, à plus ou moins long terme, que deux possibilités : voir l’Europe radicalement refondée par la gauche ou la voir dissoute par l’extrême droite. Si la seconde est si prêt de l’emporter, leur aveuglement en est une cause majeure. 

vendredi 24 février 2017

SI USTED CONOCE O NO LA DIPLOMACIA - YA GANAMOS LA PELEA

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
JAQUETTE CD
«DOS VOCES DE AMÉRICA 

EN UN CANTO A CUBA»

[ Pour écouter, double-cliquer sur la flèche ] 

 
«SI USTED CONOCE O NO LA DIPLOMACIA - YA GANAMOS LA PELEA» ,  DU POÈTE CHILIEN PABLO NERUDA ET DU  COMPOSITEUR CUBAIN CARLOS PUEBLA , PARU DANS L'ALBUM «DOS VOCES DE AMÉRICA EN UN CANTO A CUBA», ÉDITE PAR LA MAISON DE DISQUES EGREM EN 1999 PAR LA BANDE CARLOS PUEBLA Y SUS TRADICIONALES
DURÉE : 00:05:15


LA OEA ES COSA DE RISA




[ Pour écouter, double-cliquer sur la flèche ] 

 
«LA OEA ES COSA DE RISA» , DU  COMPOSITEUR CUBAIN CARLOS PUEBLA, PARU DANS L'ALBUM «SOY DEL PUEBLO», ÉDITE PAR LA MAISON DE DISQUES EGREM-AREITO EN 1971 PAR LA BANDE CARLOS PUEBLA Y SUS TRADICIONALES
DURÉE : 00:04:08


YA GANAMOS LA PELEA




[ Pour écouter, double-cliquer sur la flèche ] 

 
«YA GANAMOS LA PELEA» , DU  COMPOSITEUR CUBAIN CARLOS PUEBLA, PARU DANS L'ALBUM «SOY DEL PUEBLO», ÉDITE PAR LA MAISON DE DISQUES EGREM-AREITO EN 1971 PAR LA BANDE CARLOS PUEBLA Y SUS TRADICIONALES
DURÉE : 00:02:22


CUBA SE HEURTE VIVEMENT À L'OEA, DÉNONCE UN COMPLOT

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]
JAQUETTE CD
«DOS VOCES DE AMÉRICA 

EN UN CANTO A CUBA»

[ Pour écouter, double-cliquer sur la flèche ] 

 
«SI USTED CONOCE O NO LA DIPLOMACIA - YA GANAMOS LA PELEA» ,  DU POÈTE CHILIEN PABLO NERUDA ET DU  COMPOSITEUR CUBAIN CARLOS PUEBLA , PARU DANS L'ALBUM «DOS VOCES DE AMÉRICA EN UN CANTO A CUBA», ÉDITE PAR LA MAISON DE DISQUES EGREM EN 1999 PAR LA BANDE CARLOS PUEBLA Y SUS TRADICIONALES
DURÉE : 00:05:15



LUIS ALMAGRO 
DESSIN DE PANCHO CAJAS
DU QUOTIDIEN CONSERVATEUR
EL COMERCIO  D'EQUATEUR
Cuba considère l'OEA comme un instrument de « l'impérialisme américain », en dépit du récent net réchauffement des relations entre La Havane et Washington, et avait refusé d'accorder un visa à Luis Almagro et à deux autres personnalités invitées à prendre part à cet événement. 

Dans un communiqué émis mercredi, le ministère cubain des Affaires étrangères accuse le secrétaire général de l'OEA « de chercher à faire de l'auto-promotion en se livrant à des attaques contre les gouvernements du Venezuela, de Bolivie et d'Équateur », trois pays politiquement proches et alliés de Cuba. 
    
Plus largement, ajoute le texte, « le plan (...) consistait à organiser à La Havane une évidente et grave provocation contre le gouvernement cubain, susceptible de générer une instabilité  intérieure et, à l'étranger, de nuire à la réputation du pays ». 
  
Le ministère dit avoir agi avec toute la  «transparence » requise dans cette affaire et avoir informé les pays concernés des raisons pour lesquelles des visas ont été refusés. 
  
Le Chili a rappelé son ambassadeur à Cuba pour consultations et le Mexique a officiellement « regretté » la décision cubaine. L'invitation à se rendre à La Havane avait aussi été envoyée à l'ancien président mexicain Felipe Calderon et à l'ex-ministre chilienne de l'Education Mariana Aylwin.  
   
Dans une lettre envoyée aux dissidents qui l'avaient invité, Luis Almagro dit avoir assuré les autorités cubaines n'être porteur d'aucune visée anti-cubaine. L'OEA, ajoute-t-il avoir écrit, n'a comme préoccupation que « d'aider Cuba à se rapprocher des valeurs et des principes défendus par l'organisation en matière de démocratie et de droits de l'homme ». 
  
Le groupe de dissidents derrière cet événement est dirigé par Rosa Maria Paya, fille d'Oswaldo Paya, militant d'opposition de renom mort en 2012 ans un accident de voiture dont elle a rendu les autorités responsables, ce que celles-ci ont démenti. 
  
La cérémonie prévue s'est tenue mercredi comme prévu dans sa maison de La Havane. Le prix destiné à Luis Almagro a été mis de côté jusqu'à ce qu'il puisse le recevoir en personne. 
   
Ce qui ne devrait pas se produire avant un certain temps. 
   
Dans son communiqué, le ministère cubain des Affaires étrangères dénonce en effet en termes vifs ce qu'il appelle l'offensive néo-libérale et impérialiste menée dans certains pays d'Amérique latine ces derniers temps qui a plongé des millions de personnes dans la pauvreté. 
   
« Où était l'OEA, elle qui a toujours adopté un silence complice face à ces réalités-là ?, demande le ministère, ajoutant que Cuba ne rejoindra jamais une organisation que le pays a quittée en 1962. »


 (Sarah Marsh et Nelson Acosta, Gilles Trequesser pour le service français) 

jeudi 23 février 2017

DÉCLARATION DE L'AMBASSADE DE CUBA AU CHILI


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

ARMOIRIES DE CUBA
L'Ambassade de Cuba au Chili informe qu'une provocation internationale sérieuse contre le gouvernement cubain a été concoctée par groupe illégal anti-cubain qui agit contre l'ordre constitutionnel et qui suscite le rejet du peuple, avec la connivence et le financement de politiciens et d'institutions étrangères, afin de générer une instabilité interne et, à la fois, altérer nos relations diplomatiques avec d'autres pays. 
Parmi les personnes impliquées se trouve l'ancienne ministre et ancienne parlementaire Mariana Aylwin, que l’on a empêché de se rendre à La Havane.


L'Ambassade de Cuba au Chili fait savoir que le gouvernement cubain, respectueux de la mémoire de l’ancien président Patricio Aylwin, a fait tout ce qui était en son pouvoir, de façon discrète et constructive, pour informer, dissuader et prévenir cette provocation, et regrette profondément sa manipulation à des fins politiques internes au Chili.

L'ambassade affirme que notre pays a le droit souverain de décider de l'entrée sur le territoire national de citoyens étrangers et de se défendre de ce genre d'actions interventionnistes visant à subvertir l'ordre juridique en vigueur en Cuba. Le comportement de nos autorités a été transparent et irrécusable.

Santiago, le 22 Février, 2017

SUR LE MÊME SUJET :

mercredi 22 février 2017

BROUILLE ENTRE LE CHILI ET CUBA, QUI REFUSE UNE EX-MINISTRE


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

OSWALDO PAYA
PHOTO ADALBERTO ROQUE 
Mme Aylwin s'apprêtait à décoller lundi soir vers l'île, où elle devait recevoir un prix au nom de son père de la part d'une organisation de droits civiques, quand elle a été informée à l'aéroport de Santiago de la décision du gouvernement cubain.

C'est Rosa Maria Paya, fille du dissident catholique Oswaldo Paya, mort en 2012 dans un accident de la route à Cuba, qui allait lui remettre cette récompense. Mme Aylwin a apporté par le passé son soutien à des opposants cubains.

La cérémonie de remise du prix devait se tenir en privé, n'ayant pas été autorisée par le gouvernement cubain, a expliqué l'ancienne ministre de l'Education chilienne à des journalistes.

« Cela m'attriste qu'au XXIe siècle il y ait une dictature à Cuba qui empêche la tenue d'une manifestation pacifique », a-t-elle ajouté.