mercredi 15 juin 2011

CHILI : LE MASSACRE DE CORPUS CHRISTI

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Hugo Salas Wenzel. 
Photo JOURNAL EL MERCURIO
Il s'agissait de représailles contre la tentative d'assassinat contre Pinochet de 1986; l'armée prétendit par la suite qu'ils étaient morts au cours d'une fusillade.

HUGO SALAS WENZEL
Hugo Salas Wenzel est un ex-général de l'armée chilienne, en fonctions sous la dictature de Pinochet. Diplômé de l'Ecole des Amériques, il fut directeur de la CNI (Central Nacional de Informaciones), nouveau nom de la DINA, la police politique du régime, entre 1986 et 1988. Salas a été le premier haut responsable militaire condamné à perpétuité pour violations contre les droits de l'homme commises sous Pinochet, la Cour suprême entérinant la sentence en août 2007.

Le volcan chilien Puyehue menace toujours de paralyser le trafic aérien

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LE PAYSAGE DE VILLE LA ANGOSTURA, TOTALEMENT MODIFIÉ PAR LA POUSSIÈRE VOLCANIQUE QU'EN PLUS ANNULE DES CENTAINES DE VOLS. PHOTO JOURNAL EL CLARIN
Ban Ki-moon a fêté son anniversaire dans une station-service au fin fond de l'Argentine. Comme des milliers de passagers, le secrétaire général de l'ONU a été victime du volcan Puyehue. Son avion n'a pas pu atterrir à Buenos Aires et a dû se poser dans le centre du pays, l'obligeant à faire le reste du chemin par la route.
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Mais depuis lundi 13 juin 2011 au soir, la situation s'améliore. Après des annulations massives de vol, le trafic reprend normalement ce mardi aux aéroports de Buenos Aires et en Uruguay. En revanche en Océanie, le nuage perturbe toujours les transports aériens. Les vents ont poussé une partie du nuage de cendres au-dessus de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. Résultat : depuis trois jours, de nombreux vols sont annulés en direction d'Adelaïde, de la Tasmanie, au sud de l'Australie.
 
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Ban Ki-moon a du suivre son voyage de 700 kilomètres  en autobus,   son vol n'a pas pu atterrir à Buenos Aires et a dû être dévié à la ville de Córdoba au centre-nord de l’Argentine.

Le trafic aérien n'est pas pour autant complètement paralysé. Si le nuage gagne en envergure, il gagne aussi en altitude. Il est donc possible de le contourner ou de voler en dessous. Mais les compagnies aériennes ne sont pas au bout de leurs peines : le volcan est toujours en éruption et son activité peut diminuer comme elle peut augmenter.

SANTIAGO DU CHILI ASPHYXIÉE PAR LA POLLUTION

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Image du phénomène océano-atmosphérique connu comme La Niña prise le 3 septembre 2010. Credit NASA / JPL Ocean Surface Topography Team
La nappe de brume grise au dessus de Santiago, qui lors des pics de pollution bouche le majestueux arrière-plan des sommets enneigés des Andes, est devenue une image traditionnelle associée à la métropole de plus de six millions d'habitants, une des plus polluées d'Amérique latine après Mexico.

Ces jours-ci, la nappe s'installe, et cette fin d'automne austral associée à une absence de pluie due au phénomène climatique "La Niña", font craindre le pire pour l'hiver imminent.


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Le ministre Mañalich a demandé par téléphone le soutien à son collègue le ministre de  Transports, Pedro Pablo Errázuriz, pour appliquer les mesures de suspension ou de restriction de la circulation. Photo AGENCIAUNO
Trois journées déjà depuis début mai, une "pré-alerte" sanitaire a été déclarée par les autorités: elle entraine une restriction de circulation de l'ordre de 20%, paralyse quelque 500 activités industrielles sur la métropole, et déconseille la pratique des sports de plein air.

"Nous observons un changement dramatique de la situation épidémiologique, des affections respiratoires, surtout chez les enfants, depuis deux-trois semaines, en lien direct avec la pollution, une année de sécheresse, et beaucoup de poussière dans l'atmosphère", a déclaré le ministre de la Santé Jaime Mañalich.

Déjà, les services d'urgences ont relevé ces dernières semaines une hausse de 23% des admissions, à 80% pour affection des voies respiratoires.

"La pollution atmosphérique se traduit directement par une augmentation des cas (d'affections) car les voies respiratoires s'irritent, et deviennent plus vulnérables à des agents pathogènes", explique la pédiatre pneumologue Rebeca Paiva.


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Les indicateurs inquiétants actuellement sont la présence, anormalement tôt dans l'année, du virus syncytial, cause d'infection respiratoire qui peut être très grave, voire mortelle chez les enfants de moins de six mois. En principe, le virus n'apparait à Santiago que vers la fin août.

Parallèlement, les services de santé ont recensé quatre fois plus de cas de toux convulsives que la normale, une autre affection qui peut s'avérer fatale chez les nourrissons.

"Cet hiver va être très difficile, beaucoup d'enfants vont être hospitalisés, et beaucoup vont se retrouver dans un état très sérieux", a d'ores et déjà prévenu Mañalich. Et cela, indépendamment d'un éventuel mieux sur le plan de la pollution atmosphérique.

Le ministère de la Santé a débloqué 5 millions de dollars pour des renforts de personnel soignant, et mobilisé 500 lits programmés pour des opérations non urgentes.

Pour autant, l'alerte sanitaire n'est pas encore envisagée; la dernière avait été déclarée pour la grippe H1N1 en 2009, qui avait tué 120 personnes au Chili, et affecté près de 12.000 personnes.

La situation sanitaire actuelle a relancé le débat, récurrent, sur l'air de Santiago.

La capitale chilienne parait à bien des égards condamnée à la pollution, à la fois par son encaissement géologique, entre collines et montagnes, l'absence de vents brassant les particules, et sa croissance continue: sa population a triplé en 50 ans, son parc automobile (1,3 millions) au diapason.

La crise respiratoire a fait aussi tousser au gouvernement: le ministre de la Santé a réclamé une réflexion n'excluant "aucune initiative" pour dépolluer Santiago, comme des restrictions de circulation à caractère permanent. "Pas dans les projets" du gouvernement à ce stade, a répliqué sa porte-parole.

mardi 14 juin 2011

La Bolivie isolée face au Chili après le sommet de l'OEA

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 L'Organisation des Etats américains (OEA) lors de sa 41e Assemblée générale mardi au Salvador le 7 juin 2011.   PHOTO OSCAR RIVERA / EFE
Un accord de paix signé par les deux pays en 1904 a avalisé la perte de ce territoire en échange de la garantie d’un accès à la mer pour La Bolivie. Depuis,La Paz estimant que Santiago du Chili ne respecte pas cet accord, demande un «accès souverain à la mer». David Choquehuanca, ministre des Affaires étrangères bolivien, est revenu mercredi de San Salvador en clamant la réussite de ses interventions à l’OEA.

Le président bolivien, Evo Morales, a surenchéri : « Je remercie le ministre des Affaires étrangères chilien, Alfredo Moreno, pour son intervention qui montre que son pays reconnaît qu’il existe un problème. Jamais le Chili n’avait reconnu publiquement qu’il avait un problème avec la Bolivie. Je dis que (Moreno) est notre ministre des Affaires étrangères (sic) ».

Pourtant, l’ambition de La Paz était d’en faire un sujet multilatéral, ce qu’a toujours refusé Santiago. Hors, aucun pays n’a soutenu cette volonté, pas même les amis vénézuéliens ou équatoriens. La semaine dernière, toutes les délégations ont renvoyé dos à dos les deux pays, à la grande satisfaction du Chili. Le président chilien, Sebastian Piñera, a levé tout doute sur le sujet samedi 11 juin 2011: Pour lui « les espoirs de la Bolivie sont d’une grande portée et les possibilités du Chili sont différentes ».

Le 23 mars dernier, le président bolivien Evo Morales avait déclaré que si le Chili ne faisait pas de propositions, il en appellerait à la justice internationale. Pour Fernando Salazar Paredes, spécialiste bolivien en droit international, cette appel à la justice internationale pose de nombreux problèmes : « Que va-t-on demander aux instances internationales, l’annulation de l’accord de paix de 1904 ? C’est impossible cette accord fait partie du droit international que les cours de justice sont chargées de défendre. Il y a deux instances et jamais les autorités boliviennes n’ont précisé devant quelle cour elles voulaient plaider : la Cour permanente d’arbitrage de La Haye ? Il faut que les deux parties en soient d’accord. La cour internationale de justice de La Haye ? On ne peut contester des traités devant elle puisque les traités internationaux constituent sa référence principale. Il n’y a qu’une solution : une négociation honnête et juste entre les deux pays. »

Pour Roberto Finot, ex consul général de Bolivie au Chili, relevé de son poste en 2007 par Evo Morales, ce dernier a entamé intelligemment son mandat sur les relations avec le Chili. « Le problème est que le président Morales ne parvient à se tenir à une ligne stratégique, explique-t-il. La négociation avec la présidente Michelle Bachelet (à la tête du Chili de 2006 à 2010) avait créé un plan en 13 points qui laissait augurer une solution. Mais la stratégie a changé et le Chili en a profité ».

Pour les Boliviens, le sujet est très sensible : il s’agit d’un « territoire volé » par le Chili au XIXe siècle et ils attendent que justice soit rendue. Le territoire est non seulement un accès à la mer mais dispose d’un sous sol d’une richesse extraordinaire. La plus grande mine de cuivre du monde, Chuquicamata, qui génère les plus importantes rentrées fiscales de l’Etat chilien, se trouve sur ce territoire anciennement bolivien.

Il semble que les erreurs de la diplomatie bolivienne permettent aujourd’hui à Santiago de rester sourd aux revendications boliviennes. Dernière en date de ses erreurs : La Bolivie a reçu un représentant iranien recherché par Interpol pour son implication dans l’attentat de L’Amia (1994), un centre culturel juif de Buenos aires, qui a fait des dizaines de morts. Buenos Aires, allié traditionnel de la gauche sudaméricaine et donc de Morales, n’a guère apprécié...

Visite de Antonio Tajani en Amérique du sud

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de 2e de gauche à droite Le milliardaire conservateur Sebastián Piñera, président de Chile, Antonio Tajani et Alfredo Moreno, ministre chilien des Affaires étrangères.   Photo José Manuel de la Maza
Il sera au Chili le 9 juin, en Argentine les 10 et 11 juin, puis au Brésil les 12 et 13 juin. Tajani rencontrera des représentants du monde des affaires et du secteur du tourisme et participera à des réunions bilatérales avec les présidents et des membres des gouvernements de ces trois pays. À Santiago, il devrait rencontrer le président Sebastián Piñera et les ministres des affaires étrangères, de l'économie, des PME et du tourisme. À Buenos Aires, il rencontrera la présidente Cristina Fernandez de Kirchner et les ministres de l'industrie, de l'économie, du tourisme et de la planification fédérale. À Brasilia, il est prévu qu'il rencontre la présidente Dilma Rousseff, ainsi que les ministres des sciences et technologies, des affaires étrangères, de la défense, du commerce et de l'industrie. Le but de cette visite est de promouvoir le renforcement de la coopération en matière de politique industrielle et de l'innovation, afin de favoriser l'intégration économique, de même que dans les domaines de l'accès des PME au financement, des matières premières, de la politique spatiale et du tourisme

vendredi 10 juin 2011

Cuba: un vice-ministre, des hauts fonctionnaires en prison pour corruption

Le jugement fait suite à la condamnation par contumace lundi du chilien Marcel Marambio, un chef d'entreprise, à 15 ans de prison pour corruption, un mois après la condamnation de son frère Max à 20 ans, par contumace également.

Longtemps installés à Cuba, les frères Marambio, actuellement au Chili, sont d'anciens militants du mouvement d'extrême-gauche chilien MIR, proches de Fidel Castro. Ils avaient monté l'entreprise Rio Zaza avec l'Etat cubain.

Mercredi, un nouveau procès pour délit de subornation et falsification de documents bancaires et commerciaux s'est conclu par la condamnation à cinq ans de prison de Celio Hernandez, ex-vice ministre de l'Industrie alimentaire. Le ministre, Alejandro Roca, avait quant à lui écopé de 15 ans de prison début mai, en même temps que Max Marambio.

Selon le communiqué officiel, cinq ans de prison ont également été infligés jeudi à Ofelia Liptak, haut fonctionnaire et épouse du général Rogelio Acevedo, figure historique de la révolution cubaine.

Le général Acevedo a été démis de ses fonctions de président de l'Institut d'aéronautique civile en mars 2010.

Dans ses attendus, le tribunal relève que les condamnés se sont rendus coupables de subornation en argent liquide et autres cadeaux illégaux, ainsi que d'avoir détourné ou permis le détournement de marchandises de leur destination première.

Les autres condamnés sont des cadres du ministère de l'Industrie alimentaire et l'entreprise Rio Zaza, propriété conjointe des autorités et des frères Marambio.

Avec deux usines de conditionnement alimentaire à Cuba (jus de fruits, céréales, produits laitiers, etc.), Alimentos Rio Zaza réalisait un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars par an.

Cuba importe 84% de son alimentation, selon les chiffres officiels.

Lundi dernier, outre Marcel Marambio, 15 employés et cadres cubains de la compagnie aérienne nationale Cubana de Aviacion et de Rio Zaza se sont vu infliger des peines de trois à cinq ans dans le même procès pour corruption administrative.

L'affaire avait éclaté avec la découverte en avril 2010 du cadavre du gérant de Rio Zaza, le Chilien Roberto Baudrand, mort officiellement d'une insuffisance respiratoire liée à l'ingestion de médicaments et d'alcool.

Le vice-président chinois effectue une visite officielle au Chili

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Le milliardaire conservateur Sebastián Piñera, Président de la République du Chili et le vice-président chinois Xi Jinping lors d’une cérémonie de signature d'accords de coopération. Photo Alex Ibañez, jeudi 9 juin 2011.
Dans un communiqué écrit remis à l'aéroport, M. Xi a rappelé que le Chili était le premier pays sud-américain à avoir établi des liens diplomatiques avec la Chine.
Au cours des 41 années ayant suivi l'établissement des relations diplomatiques, en 1970, les liens entre la Chine et le Chili se sont développés progressivement. Les deux pays ont continué à avoir des échanges à haut niveau et ont acquis des résultats tangibles dans la coopération pragmatique sur toute la ligne, a souligné M. Xi.
La Chine et le Chili ont établi un partenariat de coopération complète en 2004. Le président chilien Sebastian Piñera  a effectué une visite d'Etat en Chine en novembre dernier, au cours de laquelle, il est parvenu à d'importants consensus avec le président chinois Hu Jintao. 

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Le milliardaire conservateur Sebastián Piñera, Président de la République du Chili et le vice-président chinois Xi Jinping lors d’une cérémonie de signature d'accords de coopération. Photo Alex Ibañez, jeudi 9 juin 2011.

"Le but de ma visite est de renforcer les consensus, le partenariat et la coopération entre nos deux pays pour le développement commun", a révélé M. Xi.
Lors de sa visite, le vice-président chinois devrait avoir des entretiens avec M. Piñera et rencontrer d'autres responsables chiliens, pour échanger leurs points de vue sur des questions d'intérêt commun.
La Chine est actuellement le plus important partenaire commercial du Chili. Le volume du commerce bilatéral a atteint 24,75 milliards de dollars en 2010, avec une croissance de 42,6% par rapport à l'année dernière.
Le Chili est la dernière étape d'une tournée dans quatre pays de M. Xi, qui l'a déjà conduit en Italie, à Cuba et en Uruguay.