La procédure à suivre pour le tirage au sort n’est pas précisée, mais, selon Patricio Santamaria, président du service électoral, « quand ce sont deux personnes qu’il faut départager, le plus simple est de lancer une pièce de monnaie ». Ce devrait donc être à pile ou face que se jouera la mairie.
À Zapallar, cette solution ne fait rire personne. Ni les candidats ni les électeurs, qui estiment qu’on leur vole leur droit de s’exprimer dans les urnes. Le parti de l’Union démocrate indépendante, qui appartient à l’alliance Chile Vamos, a d’ailleurs demandé l’organisation d’un nouveau vote.
Une nouvelle révision des bulletins
Sur Twitter, le mot-clé #Zapallar est devenu mardi un sujet tendance (trending topic). Certains internautes ont proposé des solutions de rechange, plus ou moins farfelues, au tirage au sort. Par exemple, que les deux candidats reçoivent un salaire minimal pendant un mois : celui qui aura survécu sera élu maire…
La procédure du tirage au sort pour désigner les représentants n’est pas nouvelle. Remontant à la Grèce antique, elle est entre autre utilisée pour former des jurys populaires, notamment en France pour les cours d’assises, et a également été le moyen choisi en 2010 en Islande pour former l’Assemblée constituante. En 2011, les écologistes de Metz ont également désigné de cette manière leurs candidats aux élections cantonales.
Ce système est considéré par certains comme le plus équitable, car il ne peut être manipulé d’aucune façon et empêche l’installation d’une classe politique qui trusterait les postes à responsabilités. Il est notamment revendiqué par Etienne Chouard, professeur d’économie et star du Web, qui considère qu’il permettrait une meilleure représentation de la population. L’assemblée citoyenne ainsi désignée «serait composée de plus de femmes, de pauvres, de Noirs, de professeurs, d’ouvriers, explique-t-il dans Slate. Ce serait une micro-France. »