samedi 14 février 2009

Au Chili, le nombre de cancers de la peau a doublé en dix ans

Ils ont augmenté de plus de 100 % en dix ans. Entre 1998 et 2008, environ 200 Chiliens en moyenne par an sont morts d'un cancer de la peau, soit deux fois plus que lors de la décennie précédente. Ces chiffres alarmants sont avancés, à Santiago, par la Société nationale du cancer (Conac), une organisation non gouvernementale qui compte 33 représentations dans tout le pays.

"A 18 ans, un Chilien a déjà reçu la dose de soleil maximum qu'il devrait absorber pendant toute sa vie", met en garde Catalina Agosin, la présidente de la Conac. Elle rappelle que les Chiliens sont "fanatiques du bronzage", et que son principal espoir est de "sensibiliser les jeunes pour qu'ils modifient les habitudes par rapport à leurs aînés et prennent les mesures nécessaires pour prévenir les dangers du cancer".

TOUS CONCERNÉS

Avec la collaboration du département de physique de l'université de Santiago, la Conac a lancé en 2005 un système original de "feux rouges". Ils fonctionnent, dans les rues, comme des feux de circulation : chaque couleur indique au passant les moments auxquels éviter l'exposition au soleil. Ils ont été placés dans des dizaines de lieux stratégiques, plages et zones touristiques : la colline de San Cristobal à Santiago, la station balnéaire à la mode de Viña del Mar ou la Patagonie chilienne. La Conac a également inventé un bracelet avec des boules qui changent de couleur suivant l'évolution des rayons ultra-violets, passant du blanc lorsqu'ils sont inoffensifs à l'orange quand ils deviennent dangereux.

"Beaucoup de gens pensent que la surexposition au soleil ne concerne que les personnes ayant la peau blanche", note Camila Salazar, dermatologue à Santiago. Elle ajoute que "s'il est vrai que l'incidence des cancers de la peau est plus faible chez les sujets ayant la peau foncée, ces cancers existent néanmoins, et sont souvent décelés à un stade tardif, donc plus dangereux". Elle insiste : "Il ne faut pas seulement se protéger du soleil quand on est à la plage, mais de façon permanente dès qu'on sort dans la rue." Elle assure que, au Chili, les jours de grosse chaleur, "il suffit de marcher dix minutes à l'air libre pour attraper un coup de soleil".

Depuis 2006, le gouvernement a promulgué une législation spéciale, la "loi de l'ozone", qui oblige les employeurs à fournir à leur personnel travaillant en plein air des tenues adaptées pour se protéger des rayons nocifs, sans oublier chapeau et lunettes noires. Les journaux, la radio et la télévision délivrent quotidiennement des bulletins indiquant les niveaux de rayonnement solaire.

De l'autre côté de la cordillère des Andes, en Argentine, les dermatologues tirent également la sonnette d'alarme à propos de l'augmentation inquiétante du nombre de cancers de la peau, en particulier chez les adolescents.

Christine Legrand

jeudi 12 février 2009

Raul Castro reçoit la présidente du Chili

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Michelle Bachelet et Raul Castro. Photo José Manuel de la Maza

Au terme de la cérémonie de bienvenue, les deux chefs d’Etat ont soutenu des conversations officielles durant près de deux heures dans un climat d’amitié et de confiance qui caractérise les relations actuelles entre nos deux pays.

Concernant les liens bilatéraux, Michelle Bachelet et Raul Castro ont exprimé leur satisfaction à l’égard des progrès enregistrés, et ils ont ratifié leur décision de continuer d’élargir la coopération dans différents domaines, notamment dans la sphère économique au profit des deux peuples.

Les deux présidents ont également échangé des vues sur l’actualité régionale et internationale, en particulier sur la crise économique mondiale et ses conséquences pour l’Amérique latine.

Fidel Castro reçoit la présidente du Chili en visite d'Etat à Cuba

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Fidel Castro reçoit Mme Bachelet
«Oui, il se sont vus. Elle s'y est rendue en comité très restreint», a indiqué un membre du service de presse de la délégation chilienne, en précisant qu'aucune photo de l'entretien n'avait été pour l'instant diffusée.


Le «lider maximo», âgé de 82 ans, s'est entretenu avec Mme Bachelet près de La Havane, où il est en convalescence depuis une grave intervention chirurgicale qui l'a contraint à céder le pouvoir à son frère Raul, 77 ans, en juillet 2006.


La présidente chilienne, qui séjourne jusqu'à vendredi à La Havane, a été interrompue de manière imprévue au milieu d'une rencontre avec la communauté chilienne par son homologue cubain, qui l'a conduite auprès du fondateur du régime communiste.


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Rorencontre avec la communauté chilienne à La Havane. Photo José Manuel de la Maza


Ce rendez-vous ne figurait pas au programme officiel de Mme Bachelet, dont la venue revêt une charge symbolique à Cuba, où la dernière visite d'un chef d'Etat chilien remontait à 1972 avec celle du dirigeant Salvador Allende, ami personnel de Fidel, un an avant son suicide lors du putsch d'Augusto Pinochet.


Avant de rencontrer le vieux leader historique, Mme Bachelet, qui a signé la veille plusieurs accords économiques avec Cuba, a invoqué la crise mondiale pour réclamer une levée «urgente» de l'embargo commercial, imposé à l'île depuis 1962 par les Etats-Unis.


Il s'agit de la seconde entrevue accordée à un dirigeant étranger par Fidel Castro, qui a reçu il y a trois semaines la présidente argentine Cristina Kirchner, rompant un silence médiatique de plusieurs semaines, qui avait alimenté une vague de rumeurs alarmantes sur son état de santé.


Le président vénézuélien Hugo Chavez, l'un de ses plus proches alliés, a exhibé mercredi une lettre, dans laquelle Fidel lui apporte son soutien en vue d'un référendum constitutionnel ce dimanche.


Le père de la Révolution cubaine, qui n'a plus fait d'apparition publique après sa maladie, a renoué cette semaine avec son activité d'«éditorialiste» dans la presse officielle, où il a multiplié les piques contre le président américain Barack Obama, dont il avait pourtant fait l'éloge.

vendredi 6 février 2009

Haïti/Minustah : Possible retrait des troupes chiliennes à partir de 2011

Depuis Port-au-Prince (la capitale haïtienne), Javiera Blanco a déclaré à la « Radio Cooperativa » du Chili qu’à moyen terme son pays pourra penser à retirer ses troupes, le temps pour Haïti d’avoir la capacité d’assurer sa propre sécurité.

La sous-secrétaire d’Etat chilienne fait partie d’une délégation conduite par le ministre de la défense José Goni, en visite de quatre jours dans le pays, depuis le 2 février dernier.

Javiera Blanco et José Goni sont en Haïti pour évaluer les progrès accomplis sur le terrain depuis le déploiement des troupes onusiennes dans le pays.

Avec un contingent de 500 militaires et une vingtaine de policiers, le Chili participe à la Minustah aux côtés de huit autres pays latino-américains, dont l’Argentine et le Brésil.

La sous-secrétaire d’Etat des Carabiniers chiliens souligne l’importance de la participation des policiers chiliens dans la formation des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Le 2 février dernier, le Chili, l’Argentine, le Brésil et le Mexique se sont engagés à contribuer à la professionnalisation de la PNH, à l’issue d’une séance de travail avec les autorités haïtiennes, au Palais présidentiel.

mardi 3 février 2009

Relance chilienne

Elles pourront ainsi bénéficier de réductions d’impôts et de facilités d’emprunt, ce qui satisfait la Chambre de Santiago. Celle-ci salue égalemment l’injection de 1 milliard de dollars (758 millions d’euros) dans l’entreprise d’état Codelco, premier producteur mondial de cuivre, et regrette que ce fonds ne soit pas destiné à renforcer sa compétitivité, mais « uniquement à financer de nouveaux projets rentables ». La Chambre estime que le plan « doit être complété par des mesures renforçant l’investissement privé, notamment l’élargissement du régime fiscal dont dépend l’impôt sur les bénéfices des entreprises, lequel stimule le réinvestissement des excédents ». Le plan de relance vise une croissance de 2 % à 3 % en 2009.

Au Chili, le chantier du plus haut gratte-ciel d'Amérique latine stoppé

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Photo AFP
Cette tour futuriste de 70 étages et 300 mètres de haut, aux deux tiers inachevée, devait dominer le Costanera Center, un gigantesque centre d'affaires implanté dans le coeur financier de la capitale. D'un coût de 465 millions d'euros, ce mastodonte devait être inauguré en 2010, à l'occasion du bicentenaire de la nation. Mais l'un de ses investisseurs, le groupe Cencosud, un des leaders de la distribution au Chili, a décidé d'arrêter les frais. "Dans le contexte économique actuel, il est plus raisonnable de centrer notre plan d'investissement sur des projets qui permettent d'obtenir des bénéfices immédiats et garantis", a estimé le gérant du groupe, Daniel Rodriguez. Ces six derniers mois, la crise a déjà conduit au gel de la construction de gratte-ciel censés battre le record de hauteur dans le monde (Tour Nakheel à Dubaï, 1 000 mètres), en Europe (Tour de Russie à Moscou, 612 mètres) et en Amérique du Nord (Tour Spire à Chicago, 610 mètres). Selon la société Emporis, spécialiste des immeubles de grande hauteur, 124 chantiers concernant des gratte-ciel étaient stoppés fin décembre 2008.

dimanche 1 février 2009

LES DERNIERS EXILÉS DE PINOCHET

Parution : 17/03/2009
ISBN : 978-2-7489-0095-8
248 pages
12 x 21 cm
18.00 euros
À paraître le 17/03/2009
Les militants du Front Patriotique Manuel Rodriguez (FPMR) viennent brutalement rappeler que, derrière les apparences de la «transition démocratique», les comptes de la dictature sont loin d’être réglés.

L’ouvrage retrace l’épopée des groupes qui, jusqu’au bout, menèrent la lutte armée contre le régime sanglant de Pinochet. Il commence avec l’attentat de septembre 1986 contre le dictateur, à l’époque où rien ne garantit encore que les militaires abandonneront bientôt le pouvoir. Racontant la répression, la torture et les assassinats menés par cet État-client des États-Unis, le récit se termine en questionnant ceux qui veulent croire que la situation est redevenue «normale» dans ce pays marqué par plusieurs décennies de dictature.

Toujours condamnés par la justice chilienne, les évadés de 1990 continuent à symboliser les limites et l’ambiguïté de la «transition». Après la mort de l’ancien dictateur, ils restent les derniers exilés de Pinochet.
Xavier Montanyà est journaliste à Barcelone, à la Vanguardia, Vilaweb et Sapiens. Auteur d’ouvrages et de documentaires sur les résistances au régime franquiste, il interroge notamment les zones laissées dans l’ombre depuis le retour à la démocratie, à l’époque où, en Espagne, les controverses sur ce sujet remontent à la surface.