mardi 17 mars 2015

CHILI: POLÉMIQUE AUTOUR DU MANQUE DE MOYENS CONTRE LES INCENDIES

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LA RÉGION DE VALPARAISO EST EN PROIE À UN VIOLENT INCENDIE QUI A RAVAGÉ 560 HECTARES DEPUIS VENDREDI 13 MARS 2015. PHOTO CONSTANZA ARIAS
Le maire de Valparaiso s'avoue impuissant face aux feux de forêt gigantesques qui frappent sa région. « La ville est avant tout entourée de collines et de forêts, explique Jorge Castro, regrettant un manque criant de moyens. Ensuite, les avions utilisés, de faible capacité, ne peuvent pas aider convenablement les pompiers à lutter contre un incendie de cette ampleur.»

« Les avions utilisés, de faible capacité, ne peuvent pas aider convenablement les pompiers », regrette le maire de Valparaiso, Jorge Castro.

Douze hélicoptères et huit avions d'une capacité de 3 000 litres luttent actuellement contre les flammes. Une question se pose alors : pourquoi ne pas acquérir des engins pouvant transporter deux fois plus d'eau ? « Il nous semble beaucoup mieux d'utiliser de petits avions car ils mettent peu de temps à faire le plein d'essence et à charger de l'eau, répond Hector Correa, directeur de la corporation nationale des forêts dans la région de Valparaiso. Ils peuvent effectuer plus de voyages, et disposent d'une grande mobilité pour aller dans les endroits étroits. » Le maire de Valparaiso a sollicité une réunion avec la présidente Michelle Bachelet.

L'incendie s’est déclenché vendredi 13 mars 2015 dans une déchetterie illégale à ciel ouvert aux environs de la deuxième ville du Chili et d'autres sites de stockage d'ordures pourraient à terme poser problème, alors que Valparaiso fait face à la pire sécheresse de ces vingt dernières années.

lundi 16 mars 2015

CHILI: L’INCENDIE DE VALPARAISO TOUJOURS PAS MAÎTRISÉ

Dans la nuit de samedi à dimanche, la progression des flammes a été très limitée, contrairement à la veille, où elles ont menacé des zones habitées.

La ville touristique, classée au patrimoine mondiale de l’humanité par l’UNESCO, et sa région sont toujours placées en état d’urgence.

Dans la nuit, le gouvernement a indiqué que les pompiers avaient maîtrisé quatre des six foyers les plus actifs.

Le feu a brûlé 560 hectares de forêts provoquant la mort par crise cardiaque d’une femme de 67 ans à l’hôpital. Seule une maison a été touchée par le feu.
Au total 32 personnes ont été blessées dont 19 pompiers.

L’incendie a commencé vendredi soir, apparemment dans une décharge d’ordures dans la partie haute de Valparaiso. Le feu a pris naissance au même endroit qu’un autre sinistre qui l’an dernier en avril avait causé la mort de 15 personnes et détruit 3.000 maisons à Valparaiso, une ville escarpée de 260.000 habitants, à 120 km à l’ouest de la capitale Santiago.

Vitrine touristique du Chili, Valparaiso affiche aussi un taux de pauvreté qui dépasse de deux points la moyenne nationale (14,4%). Faute d’espaces disponibles, les familles investissent dans des zones à risques sur les hauteurs. Après la tragédie de 2014, les autorités ont annoncé un plan pour la ville qui est toujours en construction.

samedi 14 mars 2015

VALPARAISO : L’ÉTAT D’URGENCE DÉCRÉTÉ EN RAISON D’UN FEU DE FORÊT GÉANT

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Mais les équipes de pompiers « ne sont pas encore parvenues à contrôler les flammes » sur les hauteurs, a indiqué le vice-ministre chilien de l’Intérieur, Mahmoud Aleuy. Des « conditions favorables à la propagation de l’incendie persistent », dont des vents de près de 30km/heure et une température élevée en cet été austral.


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Une femme de 67 ans morte d’une crise cardiaque

Une femme de 67 ans est décédée vendredi d’une crise cardiaque et le port de Valparaíso sur l’océan Pacifique comme la ville voisine de Viña del Mar, à une centaine de kilomètres de la capitale, se trouvent en « état d’urgence », selon les autorités.

La plupart des personnes évacuées de manière préventive la veille ont pu regagner leur domicile, à l’exception d’une cinquantaine d’entre elles qui se trouvaient encore dans des centres d’accueil, selon les chiffres officiels. Une quinzaine de pompiers ont été blessés, dont deux grièvement, et sont actuellement hospitalisés. Les autorités ont lancé un appel pour demander à la population d’éviter de voyager dans la région.

Un incendie « complexe »

Des renforts de policiers et militaires sont également attendus. En outre, sept avions et huit hélicoptères venant d’autres régions du pays devaient arriver sur les lieux à la mi-journée.

La route principale entre Santiago et Valparaíso a été coupée en raison de la proximité des flammes, qui se sont dangereusement approché durant la nuit des tours de haute tension et d’une centrale d’électrité.

« C’est un incendie complexe en raison du lieu » où il s’est déclaré, a indiqué Mauricio Bustos, directeur du Bureau national des urgences (Onemi) de Valparaíso.
L’incendie a débuté dans une décharge vendredi dans une zone boisée, alors que les températures de ces derniers jours étaient particulièrement élevées. Les flammes attisées par le vent se sont propagées rapidement, détruisant quelque 300 hectares et menaçant des localités voisines. Toutefois « nous n’avons aucune maison détruite » par l’incendie, a confirmé le vice-ministre de l’intérieure, démentant des informations antérieures.


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Souvenir de l’incendie meurtrier de 2014

La région de Valparaiso où s’est déclaré l’incendie avait déjà été ravagée en 2014 par un sinistre qui avait fait 15 morts et des milliers de sinistrés. Plus de 3.000 maisons avaient été détruites dans l’incendie qui avait fait rage pendant huit jours, notamment dans les quartiers les plus pauvres sur les hauteurs de la ville.

Il reste à ce jour la plus grande catastrophe de ce genre ayant touché ce port pittoresque sur le Pacifique. « Cette situation angoisse la population, qui vit encore dans le souvenir de l’incendie de l’an passé », a déclaré à la presse Jorge Castro, le maire de Valparaíso, qui compte quelque 260.000 habitants.

La ville de Valparaiso, classée par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, est célèbre pour ses collines, ses ruelles escarpées et ses nombreuses maisons colorées. Glorifiée par le poète Pablo Neruda, elle est visitée chaque année par des milliers de touristes chiliens et étrangers. Elle a été le premier et le plus important port marchand sur les routes maritimes qui reliaient les océans Atlantique et Pacifique par le détroit de Magellan. 

jeudi 12 mars 2015

EQUATEUR : L'ANCIEN PRÉSIDENT ROLDOS VICTIME DU PLAN CONDOR ?

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JAIME ROLDOS, PRÉSIDENT DE L'ÉQUATEUR, PENDANT UNE CONFÉRENCE DE PRESSE, LE 11  AOÛT 1979

La version officielle mise en doute

L'affaire avait été relancée par les autorités en 2013 à la suite d'un documentaire sur les circonstances du décès de l'ancien dirigeant de gauche, mettant en doute la version officielle d'un accident causé par une défaillance technique. Son avion s'était écrasé le 24 mai 1981, un accident dans lequel avaient péri les huit autres passagers, dont sa propre épouse et le ministre de la défense.



Premier président élu démocratiquement en 1979 après le régime militaire au pouvoir durant près d'une décennie, M. Roldos s'était opposé au Plan Condor, nom donné à l'alliance des dictatures d'Amérique du sud (Paraguay, Brésil, Uruguay, Chili, Argentine), tenue pour responsable de milliers de morts et de disparus.

S'appuyant sur des documents déclassifiés de la CIA, l'Agence centrale de renseignement américaine, le procureur général a affirmé que l'Equateur avait participé, malgré la position de M. Roldos, au Plan Condor entre 1978 et 1980. Sa mort pourrait être « un élément du Plan Condor », a-t-il insisté, dans un message publié sur son compte Twitter.

«OBAMA A FAIT AUJOURD'HUI LE PAS LE PLUS AGRESSIF, INJUSTE ET FUNESTE CONTRE LE VENEZUELA»

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BARACK OBAMA À WASHINGTON DC, LE 9 MARS 2015. PHOTO JIM WATSON 

« Moi, Barack Obama, (...) je considère que la situation au Venezuela (...) constitue une menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis ».

« C’est pourquoi je déclare l’urgence nationale pour faire face à cette menace ».

Le Président a indiqué que, face à la série d'événements manqués exécutés par l'opposition dirigée et financée par l'empire étasunien, le Gouvernement des Etats-Unis « a décidé de se mettre à la tâche personnellement pour renverser mon Gouvernement et d'intervenir au Venezuela pour le contrôler ».

Face à ces menaces, le chef de l'Etat a lancé un appel à réveiller la conscience de la dignité pour exiger d'une seule voix que le Venezuela soit respecté face aux prétentions du Gouvernement des Etats-Unis.

« Le président (Barack) Obama a fait aujourd'hui le pas le plus agressif, injuste et funeste que jamais les Etats-Unis aient fait contre le Venezuela », a condamné le président vénézuélien en réponse à la déclaration "d'état d'urgence" faite par le Gouvernement des Etats-Unis à cause de la soi-disant menace que représente le Venezuela pour cette nation.

« Cette loi que vous avez approuvée est un monstre (...) avec un message schizophrène - a-t-il expliqué - nous déclarant comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis (...), je lance un appel aux présidents et aux peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes ».

Dans la soirée de ce lundi, la Maison Blanche a émis un communiqué par lequel le président des Etats-Unis, Barack Obama, a manifesté son inquiétude à cause des "efforts du Gouvernement du Venezuela pour intensifier l'intimidation contre ses opposants", ce qui constitue "une menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis".

Obama a aussi décrété de nouvelles sanctions, incluant le gel des biens et la restriction des visas de 7 fonctionnaires vénézuéliens dont il indique qu'ils ont violé les droits de l'homme.

lundi 9 mars 2015

CHILI: CRÉATION DU MINISTÈRE DE LA FEMME ET DE L’ÉGALITÉ DE GENRE

COMMÉMORATION JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME ET  CRÉATION DU MINISTÈRE DE LA FEMME ET DE L’ÉGALITÉ DE GENRE  
Le ministère sera chargé de l'élaboration et de la mise en œuvre de politiques, de plans et de programmes de lutte contre la discrimination à l'égard des femmes, de même qu'il contribuera à la promotion de l'égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes. Avec la création de nouveau département, le Chili disposera également d’un instrument fondamental pour la lutte contre l’inégalité entre les sexes. Le nouveau ministère remplacera l’actuel Service national de la femme (SERNAM). TJ---BI. NH.

jeudi 5 mars 2015

BAISSE DE POPULARITÉ DE BACHELET APRÈS LE SCANDALE IMPLIQUANT SON FILS

Le soutien à la présidente socialiste, un an après son investiture, a été affecté par les accusations de trafic d'influence visant son fils, qui a dû démissionner de ses fonctions de directeur socioculturel au sein de son gouvernement.

Le fils aîné de la présidente, Sebastian Davalos, 36 ans, est accusé par l'opposition chilienne de «trafic d'influence» pour avoir participé à une réunion de son épouse avec un haut fonctionnaire de la Banque du Chili en 2013 afin d'obtenir un prêt d'environ 10 millions de dollars pendant la campagne électorale.

La société dans laquelle travaille l'épouse, Natalia Compagnon, avait notamment acquis des terrains dans le centre du pays, destinés par la suite à la construction de logements.

Le crédit accordé, qui avait été auparavant refusé par trois banques, a permis de financer l'achat de terrains dans la localité de Machali, au sud de Santiago.

L'affaire surnommée le «Nueragate» (nuera: belle-fille en espagnol), constitue «sans aucun doute le plus grave faux pas de la présidence actuelle», note l'institut Adimark.

La revente des terrains aurait, selon l'opposition, rapporté quelque quatre millions de dollars à la société immobilière.

Très affectée, la présidente socialiste, qui est revenue au pouvoir après avoir remporté les élections haut la main fin 2013 après un premier mandat (2006-2010), a reconnu que «comme mère et présidente, ces moments ont été difficiles et douloureux».

M. Davalos a dû démissionner de son poste, non rémunéré, de directeur socioculturel de la Présidence, chargé notamment de plusieurs associations, un rôle réservé traditionnellement à la Première dame.

Il a également rendu sa carte du parti socialiste dans lequel il militait depuis 15 ans.