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La cour d’appel de Versailles a commencé à examiner jeudi la requête d’extradition de l’ex-policier franco-argentin accusé de crimes contre l’humanité pendant la dictature.

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BEATRIZ CANTARINI DE ABRIATA, MÈRE DE HERNAN ABRIATA, DEVANT L’AMBASSADE DE FRANCE À BUENOS AIRES, LE 9 AVRIL 2014. PHOTO DANIEL GARCIA |
Comme il l’avait fait devant la cour d’appel de Paris en 2014 et devant la Cour de cassation en 2015, l’avocat de la défense, Me Bertrand Lampidès, a insisté notamment sur la thèse de l’homonymie : son client ne serait pas le bourreau que l’Argentine réclame. Buenos Aires assure pourtant avoir présenté devant la justice française nombre d’éléments qui prouveraient le contraire, incluant son document d’identité, des photos et son ancien dossier personnel au sein de la police, lorsqu’il était officier.
La « disparition forcée », absente du code pénal
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BEATRIZ CANTARINI DE ABRIATA, MÈRE DE HERNAN ABRIATA, DEVANT L'AMBASSADE DE FRANCE À BUENOS AIRES EN 2014 PHOTO DANIEL GARCIA |
« L’audience [du 14 septembre] s’est très bien passée. La présidente a fait un résumé excellent, ce qui laisse deviner qu’elle est très sensible au dossier », a estimé de son coté Me Sophie Thonon-Wesfreid, l’avocate de l’Etat argentin, se montrant optimiste quant à la possibilité d’un avis favorable de la cour le 19 octobre. Cet avis ne sera probablement pas définitif, prévient néanmoins l’avocate, puisque M. Sandoval peut encore saisir d’autres instances telles que le Conseil d’Etat pour éviter de comparaître devant la justice argentine.
Le 8 septembre, des enseignants-chercheurs de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine — où Mario Sandoval a donné des cours de relations internationales entre 1999 et 2005 —, ont adressé une lettre à la cour d’appel de Versailles pour lui demander d’autoriser son extradition. « Nous déplorons que M. Mario Alfredo Sandoval, ayant joui d’une complète impunité après la chute de la dictature, ait été amené par le passé à enseigner à l’Iheal en tant qu’intervenant extérieur, écrivent-ils. Ceci est contraire à toute l’histoire de l’Iheal, qui a accueilli de nombreux exilés de régimes autoritaires latino-américains et continue d’être un refuge contre toutes les persécutions. »
Le 22 mai, la famille d’Hernan Abriata avait également remis une lettre à l’ambassadeur français à Buenos Aires, demandant à Emmanuel Macron d’intercéder pour que Mario Sandoval réponde aux accusations à son encontre devant la justice argentine.
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