vendredi 2 septembre 2016

QUAND LE CUIVRE ET CODELCO VONT MAL, LE CHILI TOUT ENTIER SOUFFRE

Il est devenu un sujet tendance ou trending topic sur twitter et ne cesse depuis d’être utilisé à toutes les sauces. La forme de la petite phrase est drôle, mais le fond est tout à fait inquiétant. Quelques jours plus tard, la première entreprise publique du pays annonçait des pertes de plus de 86 millions d’euros au premier semestre 2016, des chiffres jamais vus en 60 ans d’existence. L’entreprise traverse son pire moment et cela a un effet direct sur les caisses de l’État.

La frase "no hay un puto peso" contagia al ministro Valdés por platas fiscales http://impresa.lasegunda.com/2016/08/24/A/7J3098O9/all …pic.twitter.com/ds3kYhmzys

@La_Segunda @9_cuenta La frase "no hay un puto peso" contagia al ministro Valdés por platas fiscaleshttp://impresa.lasegunda.com/2016/08/24/A/7 …
Le président Salvador Allende a nationalisé le cuivre en 1971. Depuis, on dit populairement que Codelco est le salaire du Chili. L’entreprise reverse l’intégralité de ses profits à l’Etat. Moins elle gagne donc plus l’Etat s’appauvrit. Ces dernières années, son apport correspondait à 10 % du budget de l’Etat. Le problème est que l'entreprise doit s’endetter pour investir puisqu’elle ne peut pas faire usage de ses profits. L’endettement a ses limites, Codelco demande une capitalisation, en d’autres termes que le gouvernement ne lui ponctionne cette fois pas tous ses profits. Mais la présidente socialiste Michelle Bachelet a besoin de beaucoup d’argent pour appliquer ses réformes sociales, et surtout celle de la gratuité de l’éducation supérieure. D’où un vif débat sur les réseaux sociaux. Débat relancé cette semaine par la « Loi réservée du cuivre ».

L'équipement de l'armée en question

Selon la « Loi réservée du cuivre », l’équivalent de 10% des ventes du minerai sont reversées aux armées pour l’achat d’armes. En 2015, cela correspondait à 80 % de l’argent reversé par Codelco à l’Etat. Le Chili a de ce fait le meilleur armement d’Amérique latine. Mais manque d’hôpitaux et d’écoles.

La majorité des internautes exige donc la fin de cette loi. D’autant qu’un journaliste, Mauricio Weibel, a révélé tout récemment qu’avec cet argent, certains militaires s’étaient enrichi de manière illégale à hauteur de 6 millions et demi d’euros. Ce qui ajoute de l’huile sur le feu !



Ejército sancionará a 31 personas por fraude a Ley Reservada del http://tinyurl.com/jqfmokd  vía @Cooperativa
Cobre 
ILLUSTRATION AGENCIA UNO 

jeudi 1 septembre 2016

CHILI : 76ÈME ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU JOURNAL «EL SIGLO»

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LITHOGRAPHIE DU PEINTRE 
CHILIEN CAMILO MORI SERRANO 
AFFICHE POUR LA RÉAPPARITION  DU JOURNAL «EL SIGLO» 1952
SOIXANTE-SEIZIÈME ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION
DU JOURNAL « EL SIGLO »
1940 -31 AOÛT- 2016
El Siglo, (Le Siècle) est un hebdomadaire chilien fondé le 31 aout 1940. Organe central du Parti communiste chilien, (PCCh) il reste quand même ouvert à d'autres composantes de la gauche.
SALVADOR BARRA WOLL
PREMIER DIRECTEUR DU 
JOURNAL «EL SIGLO»
L'histoire du journal El Siglo peut être divisée en trois époques:
  • Première époque, écoulée entre le 31 août 1940 et le 14 juillet 1948.
  • Deuxième époque, écoulée entre le 25 octobre 1952 et le 11 septembre 1973.
  • La troisième époque, de septembre 1989 à nos jours.
UNE DU JOURNAL «EL SIGLO»
DU 11 SEPTEMBRE 1973 
À la fin des années 40 on vivait dans le monde un moment historique particulier : c'est le commencement de la « guerre froide » et du «maccarthysme ». Le maccarthysme a eu son corrélat au Chili, la dénommée « Loi de Défense permanente de la Démocratie » ou « Loi maudite », dont le but était de proscrire la participation politique du PCCh et de l’exclure de la vie civique nationale.

El Siglo fut fondé comme quotidien le 31 août 1940. 

Il a cessé de se publier le 14 juillet 1948, comme
 2 AU 8 SEPTEMBRE 1990 
ÉDITION DU CINQUANTENAIRE
conséquence de la «Loi Maudite». El Siglo  étant remplacé par « La Oposición », «El Pueblo, » et « Democracia». Ce dernier a circulé du 10 septembre 1949, sans accepter ouvertement qu'il fût communiste, en réussissant à éviter ainsi sa clôture. La reconnaissance s'est produite à sa dernière édition, en 1952.

El Siglo réapparaît le 25 octobre 1952. 

À partir de ce moment, qui marque le
 PREMIÈRE QUINZAINE DE JUILLET 1987
ÉDITION CLANDESTINE
commencement de sa deuxième époque, El Siglo acquiert une plus grande notoriété. Cela s'est spécialement remarqué pendant le gouvernement de Salvador Allende, que le journal a activement soutenu. 


La dernière couverture du journal (avant son interdiction) faisait appel à la population à faire face au coup d’état  militaire. La une  titrait : 
«Chacun à son  poste de combat! ». Cette édition d’«El Siglo » a atteint une faible diffusion à cause du déroulement du coup d'État.

« El Siglo » fut l'un des médias bannit par les militaires. Le journal fut proscrit, ses imprimeries et locaux saisies, ses journalistes et ouvriers persécutés, emprisonnés et assassinés.   

Il réapparu clandestinement pendant les années 80 et sous différentes versions ponctuelles dans les pays de l’exil chilien.

    La troisième époque  (1989 – à nos jours) 

    LOGOTYPE  DU JOURNAL «EL SIGLO»
    En septembre 1989, El Siglo change sa fréquence de publication à une publication  hebdomadaire. Actuellement son directeur est le journaliste Hugo Guzmán Rambaldi.

    El Siglo est l'un des seuls médias de gauche qui reste dans le pays. En général il est présent dans tous les kiosques du pays, il apparaît à la vente le vendredi et sa valeur commerciale est de 700 pesos chiliens soit 0.93€.

    COUPURES DE PRESSE
    Le site WEB, donne théoriquement accès à la majeure partie des papiers de l’édition hebdomadaire et permet une recherche dans ses éditions antérieures. Le site www.elsiglo.cl dans sa rubrique «impreso/ puis  VER EDICIÓN»  permet d’un simple clic, la consultation en ligne et le téléchargement gratuit en format pdf de l’hebdo.  


    mercredi 31 août 2016

    BRÉSIL : LA PRÉSIDENTE DILMA ROUSSEFF DESTITUÉE


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    DILMA ROUSSEFF, LE 29 AOÛT 2016.
    PHOTO UESLEI MARCELINO

    Accusée de « crime de responsabilité », la dauphine de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) n’aura cessé au long de son procès de se déclarer honnête et innocente s’estimant victime d’une terrible injustice. «L’histoire se chargera d’innocenter Dilma Rousseff», a conclu José Eduardo Cardozo qui fut tout au long du processus l’avocat de la présidente.

    « Canaille, canaille, canaille ! »




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    Le motif principal de la destitution est une manipulation comptable, appelée « pédalage budgétaire » qui aurait permis à Dilma Rousseff de masquer la réalité du déficit budgétaire du pays, aidant à sa réélection en 2014. Mais c’est en réalité l’ensemble de sa politique, ses erreurs tactiques, ses défauts personnels, son incapacité à gouverner avec un Congrès hostile ainsi que les errances du parti des travailleurs (PT, gauche), qui ont été, au cours de ces cinq jours de procès, mis en accusation.




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    Telle la cible expiatoire des maux du Brésil, Dilma Rousseff a été jugée comme la principale responsable de la crise économique, de la récession et du chômage, de la paralysie politique et de l’immoralité politique à la suite de la déflagration de l’opération « Lava Jato » qui a mis au jour les méandres d’un système de corruption tentaculaire impliquant les grands partis politiques, dont le PT, le groupe pétrolier Pétrobras et les géants du BTP.



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    Plus qu’un jugement, la présidente et les 81 sénateurs ont offert le spectacle d’un combat rhétorique retransmis en direct sur les télévisions brésiliennes. À la défense dénonçant un « coup d’État », une « mise en péril de la démocratie » voire une « infamie », ont répondu les accusateurs, relatant les mensonges de Dilma Rousseff, sa « surdité politique », sa gestion désastreuse du pays et la « démagogie irresponsable du PT ».

    « Nous ne jugeons pas seulement des actes, nous jugeons des habitudes administratives », a résumé le sénateur Eduardo Lopes du Parti républicain brésilien (PRB) proche des Eglises évangéliques. « Le véritable coup d’État est celui qui fut mené contre les Brésiliens au chômage et les jeunes qui ne disposent plus de bourse pour étudier », a ajouté Ana Amélia du Parti populaire (PP, droite). « Canaille, canaille, canaille ! », s’étouffera enfin le sénateur Lindbergh Farias (PT) quelques minutes avant le verdict, faisant référence à des mots prononcés lors du putsch contre le président Joao Goulart en 1964, point de départ d’une dictature militaire de vingt-et-un ans, comparant ce procès une mauvaise « farce ».

    Dramatisation excessive



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    Dans cette tragédie politique, Dieu a eu sa place. À l’origine de la demande d’impeachment, déposée sur le bureau de l’ancien président de la chambre des députés, Eduardo Cunha du PMDB – contraint à la démission après des accusations de corruption et de blanchiment d’argent – l’avocate enflammée Janaina Paschoal s’est dite inspirée par l’esprit saint pour sauver le pays de ses souffrances. « C’est Dieu qui a fait que différentes personnes, au même moment, chacune dans ses fonctions, ont compris ce qui arrivait au pays, leur donnant le courage de se dresser et de faire quelque chose [pour l’impeachment] », a-t-elle lancé, présentant, la voix tremblotante, ses excuses à Dilma Rousseff pour les souffrances endurées. « Je lui demande de comprendre que j’ai fait ça aussi en pensant à ses petits-enfants ». Cette émotion bien éloignée du terrain juridique se traduira par les larmes de l’avocat José Eduardo Cardozo et la stupéfaction des Brésiliens.

    Paradoxalement, le thème de la corruption et l’évocation du « Petrolao » (le scandale de corruption lié à Petrobras) à l’origine de la colère populaire et des manifestations pro-impeachment des derniers mois fut peu présent dans les débats. « L’opposition pouvait difficilement insister sur ce point, étant elle-même mouillée dans l’affaire », observe Sylvio Costa, fondateur du site d’observatoire du Congrès brésilien, Congresso Em Foco. La corruption était toutefois l’une des causes implicites de l’impeachment, pense-t-il. « Il faut être ingénu pour penser que Dilma Rousseff qui fut présidente du conseil d’administration de Petrobras ignorait tout. L’enquête n’est pas encore terminée », estime M. Costa.

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    Le procès en destitution de Dilma Rousseff au Sénat après le vote déjà théâtral des députés en avril permettant l’ouverture de la procédure impeachment, a révélé aux Brésiliens un monde politique que la plupart méconnaissaient. « Un spectacle parfois effrayant », constate Daniel Vila-Nova professeur de droit constitutionnel à l’institution brésilien de droit public (IBD) à Brasilia, commentateur des débats pour la télévision TV Senado. « Une hypocrisie institutionnelle », ajoute-t-il. Faute de disposer d’une motion de censure qui aurait permis de motiver le départ d’une chef d’Etat et de gouvernement taxée d’incompétence, il aura fallu dénicher un « crime de responsabilité » obligeant les sénateurs à une dramatisation excessive.

    «Quelque chose ne va pas avec notre système politique », a conclu le sénateur Humberto Costa (PT). À ce jour, pourtant, aucun projet ne mentionne cette réforme politique et électorale que beaucoup jugent indispensable.

    mardi 30 août 2016

    LA FRANCE VEUT L'ARRÊT DES NÉGOCIATIONS SUR LE TAFTA


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    Il a justifié cette demande par le fait que les négociations, qui sont menées, côté européen, par la Commission européenne au nom des 27 Etats membres, souffraient d'un déséquilibre en faveur des positions américaines.


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    « Les américains ne donnent rien ou alors des miettes (...), ce n'est pas comme ça qu'entre alliés on doit négocier », a-t-il indiqué, ajoutant que « les relations ne sont pas à la hauteur entre l'Europe et les USA, il faut reprendre plus tard sur de bonnes bases ».


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    « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », a encore argumenté Matthias Fekl. La France exprimera cette position en septembre, lors d'une réunion des ministres chargés du commerce extérieur à Bratislava, a-t-il précisé. À noter que cette annonce intervient après celle du vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, qui estimait dimanche que les négociations sur le traité transatlantique avaient « de facto échoué ».

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    LA FRANCE VA ARRÊTER LES NÉGOCIATIONS SUR LE TAFTA 
    PHOTO FRANCOIS LENOIR

    Pour mieux comprendre les contours de ce traité controversé, regardez la vidéo ci-dessous :



    samedi 27 août 2016

    CHILI: LE LEADER MONDIAL DU CUIVRE CODELCO RÉDUIT SES PERTES AU 1ER SEMESTRE

    Cette situation est due à « une chute du prix du cuivre de 21% par rapport au premier semestre 2015», ajouté à la dépréciation du dollars au Chili, a expliqué Nelson Pizarro, président exécutif de Codelco, lors d'une conférence de presse.

    Au cours du premier semestre 2016, Codelco a enregistré une perte nette de 151 millions de dollars, suivie d'un bénéfice net de 54 millions de dollars au deuxième semestre. Un résultat interprété par la direction de l'entreprise comme un retour à la stabilité. Ils ont dit espérer finir l'année dans le vert.

    Durant ce premier semestre, un nouveau record de production a été établi par le groupe, à 843.000 tonnes de métal rouge, en hausse de 1,4% sur un an.

    « Nous avons démontré que nous avons la capacité à nous adapter au contexte difficile que connaît l'industrie, mais ce n'est pas suffisant, notre situation reste fragile », a indiqué M. Pizarro.

    Codelco souffre depuis plusieurs mois de la chute des cours du cuivre, en raison d'une moindre demande de la Chine, ce qui l'avait déjà plongé dans le rouge en 2015, où il a affiché une perte nette historique de 1,3 milliard de dollars.

    En réaction, le groupe public chilien s'est lancé dans un vaste plan d'économies de 1,2 milliard de dollars en 2015, impliquant des réductions de postes et une révision à la baisse de ses investissements sur les cinq prochaines années, auxquels s'ajouteront 574 millions de dollars d'économies en 2016.

    afp/rp

    samedi 20 août 2016

    UN PONT S'EFFONDRE DANS LE SUD DU CHILI




    Six voitures d'un train chargé d'hydroxyde de sodium, de sel et de pétrole sont tombées dans une rivière au sud du Chili jeudi, à cause de l'effondrement d'un pont ferroviaire, selon les chemins de fer chiliens. Aucun blessé n'a été rapporté.

    Le train, composé de 50 voitures, traversait la rivière Tolten à Pitrufquén, à environ 700 kilomètres au sud de la capitale Santiago, quand un pont construit en 1890 a cédé, indique la compagnie ferroviaire nationale (EFE).

    Celle-ci précise que de l'hydroxyde de sodium se serait déversé dans la rivière depuis l'une des voitures. Mais l'Office national des urgences du Chili (Onemi) ajoute que des tests réalisés ne montrent aucun signe de fuite. 

    L'hydroxyde de sodium, ou soude caustique, est utilisé dans la production industrielle ou encore les nettoyants pour fours.

    mardi 16 août 2016

    HAÏTI - SOCIAL : RUÉE DE MILLIERS D'HAÏTIENS ILLÉGAUX AU CHILI

    La majorité des haïtiens tentent d'échapper à la crise politique et économique qui touche Haïti et sont attirés par la stabilité de l'économie et l'emploi au Chili, indique un rapport de la police civile. Ces migrants illégaux haïtiens voient le Chili comme un pays de nouvelles opportunités, après leurs déceptions au Brésil ces 3 dernières années...

    « Les Haïtiens migrent vers le Chili parce que le pays a l'une des économies les plus stables en Amérique latine, qu’il y a des possibilités d'emploi et une petite communauté d'haïtiens déjà installée », a déclaré Benito Baranda, Président de l'ONG Solidarité Amérique. 

    La majorité des haïtiens se sont installés dans le Nord de Santiago du Chili, travaillant principalement dans la construction, un grand nombre d'entre eux sont en situation migratoire irrégulière, selon le Ministère de l'Immigration chilienne.

    SL/ HaïtiLibre