samedi 21 mars 2020

PREMIER DÉCÈS AU CHILI ET PLUS DE 500 CAS CONFIRMÉS DE CORONAVIRUS

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UN ARTISTE DE RUE DÉGUISÉ EN JASON, UN PERSONNAGE DU
FILM "VENDREDI 13", PORTE UN MASQUE PAR PRÉCAUTION
CONTRE LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS,
DANS LE CENTRE DE SANTIAGO, AU CHILI.
PHOTO AP
Une octogénaire est décédée samedi au Chili du Covid-19, premier décès lié à l’épidémie de coronavirus dans ce pays sud-américain qui a enregistré plus de 500 cas, ont annoncé les autorités sanitaires
Samedi 21 mars 2020 – Une octogénaire est décédée samedi au Chili du Covid-19, premier décès lié à l’épidémie de coronavirus dans ce pays sud-américain qui a enregistré plus de 500 cas, ont annoncé les autorités sanitaires.

« Nous déplorons le premier mort au Chili par Covid-19. Une femme de 83 ans », a déclaré le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, sur son compte Twitter.

Le Chili a enregistré 537 malades du coronavirus, dont 33 sont hospitalisés. La capitale est particulièrement touchée avec 359 cas. Aucune mesure de quarantaine officielle n’a été annoncée, mais les habitants ont déserté les espaces publics dans la capitale et les traditionnelles manifestations du vendredi soir, initiées depuis le début de la crise sociale le 18 octobre dans le centre de la capitale, ont été réduites à peau de chagrin.

En revanche, les plages de la côte du centre du pays, à une centaine de km de Santiago, étaient très fréquentées samedi, suscitant l’inquiétude des autorités.

Mercredi, le président Sebastian Piñera a décrété «l’état d’exception constitutionnel pour catastrophe » permettant le déploiement de l’armée pour le maintien de l’ordre dans le pays en raison de l’épidémie de coronavirus.

LA GUERRE ÉCONOMIQUE AU TEMPS DU CORONAVIRUS : AUCUNE TRÊVE POUR LE VÉNÉZUÉLA

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LA « GUERRE ÉCONOMIQUE » POUR LES NULS (ET LES JOURNALISTES) 
Le Vénézuéla entre dans une guerre économique frontale avec les États-Unis et ses institutions alliées, en l’occurrence le Fond monétaire international (FMI) et le Forum pour le progrès de l’Amérique du Sud (Prosur). Les crises, sanitaires ou politiques, font tomber les masques. Tandis que le FMI refuse de financer le Vénézuéla, le président du Chili, aligné sur l’administration Trump, exclut le président Maduro de la réunion de coordination avec les dirigeants d’Amérique du Sud. 
Par Alejandro Navarro Brain
DESSIN ENEKO LAS HERAS
La crise économique, doublée d’une « guerre économique » menée par plusieurs entreprises et soutenue par les États-Unis contre le Vénézuéla, a coûté entre 1,1 et 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2013 et 2017, soit environ entre 245 et 350 milliards de dollars ; l’épidémie de Covid-19 n’a pas donné lieu à une trêve. Pour combattre la crise sanitaire, le président Maduro a demandé un prêt de 5 milliards de dollars au FMI. Ce dernier lui a opposé une fin de non-recevoir, arguant qu’il n’y avait pas de consensus quant à la reconnaissance internationale du gouvernement – alors que l’Assemblée générale des Nations Unies le reconnaît comme le seul gouvernement légitime.

Ces 5 milliards n’auraient pourtant représenté que 1,4 % des 350 milliards de dollars perdus par le Venezuela entre 2013 et 2017. La Grande-Bretagne, à l’heure actuelle, retient 1,2 milliard de dollars des réserves d’or vénézuéliennes dans ses coffres – en d’autres termes, le FMI dispose d’un quart du prêt garanti, via l’un de ses partenaires internationaux les plus influents.

Cette situation se double d’un alignement progressif de l’Amérique latine sur le bureau ovale. En 2018 le Chili, l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Paraguay et le Pérou suspendaient leur participation à l’UNASUR [organisation d’intégration régionale qui a pris son essor lors de l’apogée des gouvernements de gauche en Amérique latine]. En 2019, le Chili et la Colombie, deux gouvernements parmi les plus proches des États-Unis, ont créé un nouvel organisme d’intégration régionale : le Forum pour le progrès de l’Amérique du Sud (Prosur), aujourd’hui présidé par le chef d’État chilien Sebastian Piñera.

Le Prosur n’a jamais masqué ses objectifs : renforcer l’axe libéral en Amérique du Sud, au nom de principes humanitaires que le Vénézuéla aurait violés. Sebastián Piñera a officialisé il y a peu un visa de «responsabilité démocratique », qui permet aux Vénézuéliens d’émigrer facilement au Chili – un total de 455 494 résidents vénézuéliens sont présents au Chili. Dans sa volonté d’isoler le Vénézuéla, Piñera a été jusqu’à exclure le Vénézuéla d’une initiative régionale visant à coordonner les actions de contrôle aux frontières et d’approvisionnement médical, dans le cadre du Prosur.

En temps de pandémie, la guerre économique en connaît aucune trêve…

vendredi 20 mars 2020

CORONAVIRUS : LA LOMBARDIE DEMANDE L'AIDE DE LA CHINE, DE CUBA ET DU VÉNÉZUÉLA

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LE 12 MARS DERNIER, 9 MÉDECINS CHINOIS ET
PLUSIEURS TONNES DE MATÉRIEL SANITAIRE
SONT ARRIVÉS À ROME À BORD D'UN VOL SPÉCIAL.
PHOTO ALFREDO FALCONE /AP / SIPA
Le système sanitaire du nord de l'Italie n'arrive plus à faire face à l'afflux de patients. Les effectifs sont trop faibles et le personnel médical est épuisé. Des équipes cubaines et chinoises viennent prêter main-forte à la Lombardie. 
Ils sont en première ligne mais pas assez nombreux : ce sont les médecins et les infirmiers italiens. Ils paient déjà un lourd tribut à la guerre contre le Coronavirus avec 14 morts et près de 10 % du personnel médical contaminé par la maladie.
DES MÉDECINS DE CUBA,
ARRIVENT EN LOMBARDIE
PHOTO GRANMA
La carence des effectifs était déjà sérieuse avant l'épidémie, elle est désormais tragique. « Nous avons besoin de médecins et d'infirmiers, ne cesse de répéter Attilio Fontana , le président de la Lombardie. Ils sont en nombre insuffisant et à bout de forces. L'appel lancé ces derniers jours à ceux qui ne travaillent plus ou aux spécialistes dans d'autres régions n'a pas provoqué la réponse espérée ».

Seulement 10 % des médecins lombards retraités se sont rendus disponibles pour reprendre du service . «Nous avons déjà bloqué les départs à la retraite et demandé au gouvernement d'obliger ceux qui ont cessé leur activité de la reprendre », a annoncé l'assesseur à la santé du Conseil régional lombard.

L'aide la plus importante est étrangère


Giuseppe Conte a promis l'envoi au plus vite de 300 médecins en provenance de toute l'Italie pour soutenir les zones les plus touchées au premier rang desquelles les provinces de Bergame et Brescia . Mais c'est pour l'instant depuis l'étranger que l'aide médicale la plus importante est acheminée. La Lombardie, qui critique le manque de solidarité de l'Union européenne, l'a officiellement demandée à la Chine, à Cuba et au Vénézuéla.

Le ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé cette requête et annoncé qu'il enverra « du personnel spécialisé dans le traitement des maladies contagieuses ». Ce samedi, 65 médecins et infirmiers cubains, ayant notamment combattu l'épidémie d'Ebola, arriveront à Milan. Ils serviront dès ce dimanche dans les hôpitaux de Crema dans la province de Cremone.

Des mesures pas assez strictes, selon Pékin

La Chine a déjà promis 100.000 masques de protection de haute technologie et a invité ses entreprises à exporter vers l'Italie 2 millions de masques médicaux ordinaires. Le 12 mars dernier, 9 médecins chinois et plusieurs tonnes de matériel sanitaire dont des ventilateurs, des appareils d'assistance respiratoire, des électrocardiographes et des dizaines de milliers de masques sont arrivés à Rome à bord d'un vol spécial. Le président chinois Xi Jinping, lors d'une conversation téléphonique avec Giuseppe Conte, s'est dit prêt à envoyer d'avantage d'experts et de fournitures. Douze médecins et infirmiers ainsi que dix-sept tonnes de matériel sont arrivés mercredi dernier depuis Pékin.

Coronavirus : le système hospitalier italien en danger


Au sein de la délégation, le vice-président de la Croix-Rouge en Chine, Sun Shuopeng, a donné un point presse à Milan : « Les gens ne portent pas de masques, ils sont encore trop dehors, les transports publics fonctionnent toujours », s'est-il étonné avant d'ajouter : « les mesures mises en place ne sont pas assez strictes au regard de nos standards ». Un « modèle Wuhan » que le président de la Lombardie demande au président du Conseil d'appliquer au plus vite. « Sans quoi le nombre de contagions risque d'exploser à Milan, et avec lui le système sanitaire tout entier. »

LE COVID-19 CONTRAINT À REPORTER LE PROCESSUS ÉLECTORAL AU CHILI

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DESSIN ALEN LAUZAN
Santiago du Chili, 20 mars 2020 (Prensa Latina) L’ensemble du spectre politique du Chili a décidé hier de déplacer complètement le calendrier électoral prévu pour les prochains mois dans le pays, suite à l’expansion de la pandémie provoquée par le SRAS-cov-2.
« LA DISTANCE SOCIALE »
DESSIN ALEN LAUZAN
C’est pourquoi le plébiscite historique du 26 avril aura lieu à titre provisoire le 25 octobre, les primaires pour les maires et les gouverneurs régionaux le 29 novembre et les élections des gouverneurs, maires, conseillers et constituants sont désormais programmés pour le 4 avril 2021.

La nouvelle présidente du Sénat, Adriana Muñoz, a informé de ce changement de dates après avoir rencontré les dirigeants de tous les partis politiques au siège du Congrès National dans cette capitale.

En évaluant ces décisions, le président du Parti socialiste, Alvaro Elizalde a affirmé que la santé de la population est au-dessus de tout et a souligné que la situation actuelle exige d’agir avec un sens des responsabilités et de prendre des mesures pour que le plébiscite concernant une nouvelle constitution se fasse dans les conditions appropriées.

Le président du Parti communiste, Guillermo Teillier, a estimé que la protection de la santé de la population exigeait de changer les dates et a souligné que le processus constitutif se poursuit avec la reprogrammation du calendrier.

Carlos Maldonado, président du Parti radical, a expliqué que l’important est que cette date soit une date où la population se prononce sans problème, qu’elle puisse se rendre aux urnes une fois tous les risques passés.

Camilo Lagos, leader du Parti progressiste, a souligné que 'la nouvelle constitution est inévitable, la pandémie et ses impacts sur la santé peuvent être évités ou atténués, c’est pourquoi les progressistes ont proposé de reporter le plébiscite et l’ensemble du processus électoral de cette année dans un délai raisonnable'.

Toutefois, avant la réunion des dirigeants des partis politique, la présidente de l’ordre des médecins, Izkia Siches, a indiqué que l’accord devrait être révisé un ou deux mois avant la date du plébiscite afin d’évaluer s’il peut effectivement être mis en œuvre comme prévu.

mercredi 18 mars 2020

UN MÉDICAMENT CUBAIN EFFICACE CONTRE LE CORONAVIRUS

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DESSIN DE RAMSÈS, CUBA.
Un médicament antiviral cubain a démontré son efficacité en Chine pour traiter des patients atteints du coronavirus. Qu’en est-il exactement ? Comment Cuba a-t-elle réussi à être une pionnière de l’innovation biotechnologique depuis des décennies ? Quelques éclaircissements...
Isabelle Vanbrabant

De quel médicament s’agit-il ?

PHOTO AZANALAB BLOG, FLICKR
Parmi les 30 médicaments sélectionnés par la Commission nationale chinoise de la santé pour lutter contre le coronavirus, on retrouve un antiviral cubain : l’Interferon Alfa 2b. Ce médicament est produit en Chine depuis 2003 par l’entreprise cubano-chinoise ChangHeber.



Plus de 1 500 Chinois ont été traités avec succès avec ce produit
L’Interferon Alfa 2b a démontré son efficacité contre les virus présentant des caractéristiques similaires à celles du Covid-19. Ce médicament permet d’éviter les complications et la multiplication des symptômes chez les patients. Il ne s’agit donc pas d’un vaccin, mais d’un médicament servant à atténuer la gravité de la maladie. Jusqu’à présent, plus de 1 500 Chinois ont été traités avec succès avec ce produit. Plus de 15 pays ont déjà demandé à Cuba le droit de recourir à ce médicament, déjà utilisé au Venezuela, au Panama et au Costa Rica.

Comment Cuba est-elle parvenue à mettre au point un tel médicament ?


Le médicament développé à Cuba montre l’avancement de l’industrie biotechnologique de l’île. C’est en 1981 que Cuba a développé et utilisé pour la première fois des interférons (protéines naturellement produites par les cellules de notre système immunitaire) pour stopper une épidémie mortelle de virus de la dengue. Suite à cette expérience positive, Cuba a mis en œuvre une industrie biotechnologique de pointe au niveau mondial.

Les interférons ont été identifiés pour la première fois dans un laboratoire de Londres à la fin des années 1950. Dans les années 1970, l’oncologue (spécialiste des cancers) américain Randolph Clark Lee a repris les recherches à ce sujet. Lorsque, sous le président américain Jimmy Carter, les relations entre les USA et Cuba se sont légèrement réchauffées, le Dr Clark Lee s’est rendu à Cuba, où il a rencontré Fidel Castro et l’a convaincu que l’interféron était un nouveau médicament prometteur. Les Cubains ont alors rapidement appris à en produire eux-mêmes, en grandes quantités.

Juste à temps... Car quelques semaines plus tard, Cuba était frappée par une épidémie de dengue, une maladie potentiellement mortelle transmise par les moustiques, jusqu’alors absente du continent américain. L’épidémie a touché 340 000 Cubains et coûté la vie à 180 personnes, dont 101 enfants. Le ministère cubain de la Santé a immédiatement utilisé l’interféron produit localement pour tenter d’endiguer l’épidémie de dengue, ce qui a fait chuter drastiquement le nombre de décès. Le pays a sur-le-champ lancé la plus vaste campagne antivirale à l’interféron au monde.

Pourquoi Cuba est-elle si efficace en biotechnologie ?


Dès le début de la révolution cubaine (1959), le gouvernement a investi massivement dans les soins de santé et l’éducation. Compte tenu du blocus américain contre Cuba, toujours plus dur, il était prioritaire de fournir à la population cubaine le plus de médicaments possible produits à Cuba. Dans les nouveaux laboratoires et centres de recherche, la priorité a été donnée aux projets visant à trouver des traitements pour les maladies affectant la population cubaine. C’est ainsi que le développement de l’industrie pharmaceutique et biotechnologique cubaine a pris son essor. Aujourd’hui, 569 des 857 produits figurant sur la liste cubaine des médicaments dont l’utilisation est approuvée dans le cadre du système national de santé sont fabriqués dans le pays même.
Les chercheurs cubains plus rapides (et efficaces) que GlaxoSmithKline (GSK)
Revenons à l’interféron cubain. Une fois l’épidémie de dengue maîtrisée, Cuba a organisé de nombreux congrès qui ont rapidement attiré l’attention au niveau international. Convaincu de sa capacité à contribuer à une santé publique forte et de l’importance stratégique de l’innovation scientifique sur le plan médical, le gouvernement cubain a créé le Frente biológico (« front biologique ») en 1981 pour développer ce secteur. Les scientifiques cubains sont partis à l’étranger pour étudier, principalement en Union soviétique, mais aussi dans des pays occidentaux. Dans leurs recherches, ils se sont tournés vers l’innovation en procédant à des expériences de clonage de l’interféron. À la fin des années 1980, les Cubains ont été les premiers à découvrir une méthode alternative de production de l’interféron, adaptable à une production de masse. L’interféron Alfa 2b était né. Au grand dam de la firme nord-américaine GlaxoSmithKline (GSK), qui menait également des recherches sur la question.

Comment l’industrie biotechnologique cubaine est-elle organisée ?


En 1960, toutes les entreprises pharmaceutiques de Cuba, tant étrangères que nationales, ont été nationalisées. Le nouveau gouvernement a pris en main les propriétés, les terrains et les actifs de l’industrie pharmaceutique, qui a connu un certain nombre de transformations au fil des ans. En 2012, BioCubaFarma a été créée en tant qu’agence de coordination supervisant les 31 sites de production et de recherche et développement (R&D) des secteurs pharmaceutique et biotechnologique.

Le gouvernement cubain a ouvert le Centre de génie génétique et de biotechnologie (CIGB), de renommée internationale, dans les années 1980. Ce centre de recherche héberge l’ensemble du cycle scientifique, de la recherche initiale à la production et à la commercialisation des médicaments. Il vise en premier lieu à créer des médicaments abordables destinés au système de santé publique cubain. Néanmoins, certains produits sont commercialisés afin de permettre au centre de financer ses propres recherches. Cuba exporte actuellement des produits pharmaceutiques et biotechnologiques vers une cinquantaine de pays. L’industrie de la biotechnologie contribue à l’économie cubaine à hauteur de plus de 500 millions de dollars par an. La CIGB a gagné plus de 100 millions de dollars grâce à l’exportation de ses produits et de son savoir-faire.

La santé d’abord, pas le profit


En Occident, ce sont les intérêts commerciaux des multinationales qui décident du développement et de la production de médicaments. Ou de leur arrêt s’ils n’offrent pas de perspectives de profit direct. À Cuba, en revanche, les produits ne sont développés que s’ils répondent aux besoins sanitaires des Cubains.
Les bénéfices sont investis pour maintenir la gratuité et la qualité des soins de santé publique pour tous à Cuba
Cela présente un avantage supplémentaire : ce que les scientifiques cubains développent pour leur marché intérieur profite également aux plus de cinq milliards de personnes dans le monde qui ne peuvent tout simplement pas s’offrir la plupart des médicaments des sociétés pharmaceutiques classiques. Même pour les ventes commerciales de produits pharmaceutiques de haute qualité à l’étranger, Cuba applique des prix solidaires. Les bénéfices qui reviennent à Cuba ne finissent pas dans les poches des PDG et des actionnaires, mais sont investis pour maintenir la gratuité et la qualité des soins de santé publique pour tous à Cuba.

Le secteur cubain de la biotechnologie, de renommée mondiale, joue un rôle de plus en plus stratégique, tant pour la santé publique que dans le plan national de développement économique de Cuba. Et, comme nous le voyons avec la crise actuelle du coronavirus, il a également un rôle clé à jouer dans la lutte contre la pandémie (épidémie présente très largement sur un ou plusieurs continents) de coronavirus, en Chine comme ailleurs.

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UN JOURNAL BRITANNIQUE LOUE LA SOLIDARITÉ MONDIALE DE CUBA FACE AU COVID-19

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PHOTO THE INDEPENDENT
Londres, 18 mars 2020 (Prensa Latina) Le quotidien britannique The Independent a qualifié aujourd’hui de 'véritable signe de solidarité globale' le geste de Cuba d’accueillir un paquebot de croisière du Royaume-Uni avec plusieurs cas de Covid-19 à bord.
PHOTO CUBA-SOLIDARITY.ORG.UK
Selon le journal, le gouvernement cubain a agi de manière altruiste à la demande de son homologue britannique, après que plusieurs pays, dont les États-Unis, aient refusé d’autoriser l’entrée du navire transportant plus d’un millier de personnes.

Notant que la décision a été prise alors même que l’arrivée du MS Braemar pourrait accroître le nombre de cas de Covid-19 dans l’île des Caraïbes, où il n’y en a jusqu’à présent que 10, The Independent a souligné que ce n’était pas la première fois que Cuba soutenait le monde dans une situation d’urgence.

À cet égard, il a rappelé les éloges adressés aux médecins cubains qui sont allés combattre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, ou qui ont «  bien embarrassé » plusieurs pays par leur réponse énergique au tremblement de terre dévastateur de 2010 en Haïti.

La publication nationale souligne en outre que depuis le triomphe de la Révolution de 1959, les professionnels de la santé cubains ont voyagé à travers le monde pour aider en cas de crise et de situation humanitaire, et ce malgré les pressions économiques imposées par les États-Unis.

Même ce programme de santé cubain est menacé par l’administration du président Donald Trump, note The Independent, qui estime que la pandémie du nouveau coronavirus doit servir à unir le monde dans la lutte contre la maladie.

À cet égard, le quotidien compare l’attitude adoptée par la petite île des Caraïbes avec les tentatives du système de santé privé étasunien de bénéficier économiquement de l’épidémie de Covid-19, et son incapacité à fournir à la population les tests nécessaires pour détecter le virus.

Au lieu de se battre pour fermer les frontières et alimenter la xénophobie en qualifiant le coronavirus de virus chinois, le président (Trump) devrait saisir cette occasion pour montrer qu’il est vraiment capable de diriger, a souligné la publication.

Selon l’article, il ne s’agit plus de rendre les États-Unis grands à nouveau, une théorie qu’ils considèrent comme un échec, mais de sauver le monde à nouveau.

La veille, le chancelier du Royaume-Uni, Dominic Raab, a remercié Cuba devant le Parlement britannique pour son geste permettant l’escale du paquebot de croisière et d’aider au rapatriement des touristes et des membres d’équipage à bord.

Les passagers du MS Braemar partent ce soir de La Havane à destination de Londres dans quatre avions affrétés par le gouvernement britannique, bien que Cuba ait offert de fournir des soins médicaux aux patients qui sont dans l’incapacité de voyager.

MILAI - IMAGO

IMAGO  FOLLE AVOINE
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« MILAI» 
DANS L'ALBUM IMAGO ‎– FOLLE AVOINE, 1976, 
LABEL : L'ESCARGOT ‎– ESC 329