samedi 10 juillet 2010

MANUELA SAENZ AU PANTHÉON NATIONAL DE CARACAS


Diaporama de Manuela Sáenz. Traitement des images, restauration, Guy Desmurs
«Si nous appelons Bolivar le Père de la Patrie, nous appellerons désormais Manuela la Mère de la Patrie, la mère de la Révolution » a relevé Hugo Chavez au cours de la cérémonie organisée au Panthéon National de Caracas, à l’occasion du 199e anniversaire de l’indépendance du Venezuela.


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OEUVRE DE L'ARTISTE JORGE ALBERTO CASAS OCHOA, 
PROPRIÉTÉ DU PROFESSEUR QUEIPO TIMANÁ.     PARU 
DANS EL ESPECTADOR              PHOTO DANIEL GÓMEZ.

Rafael Correa est intervenu au cours d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale et doit se réunir avec son homologue vénézuélien pour analyser toute une série de questions liées aux programmes de coopération bilatérale et à l’ordre du jour de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, organisation à laquelle appartiennent les deux pays.

Eclipse de soleil: l'île de Pâques s'apprête à voir sa population doubler

Eclipse Totale de Soleil. Le 11 juillet 2010. Photo la Diffusion.
Quatre vols, transportant 1.032 passagers, sont attendus pour la seule journée de dimanche à l'aéroport de Mataveri, qui n'accueille normalement qu'un seul vol par jour. Douze bateaux sont aussi arrivés tout au long de la semaine.
L'éclipse de soleil totale commencera en Polynésie française à 18H37 GMT. L'ombre de la lune recouvrira ensuite l'île de Pâques et ses mystérieuses statues géantes de pierre (Moai) à la mi-journée, puis la partie continentale du Chili et l'Argentine.
Pour l'occasion, les 4.000 habitants de l'île de Pâques se préparent à recevoir plus de 4.000 visiteurs.
"L'île est capable d'absorber cette quantité de touristes, comparable à celle que nous avons en janvier", durant l'été austral, assure à l'AFP le gouverneur de l'îlot de 160 km2, Pedro Edmunds Paoa.
Les autorités ont renforcé les effectifs de sécurité et nombre d'habitants ont aménagé leurs cabanes pour pouvoir héberger davantage de personnes, selon Luz del Carmen Zasso, maire de la capitale, Hanga Roa.
Mais cet afflux massif ravive les peurs d'une partie de la population polynésienne qui avait immobilisé l'aéroport en août dernier pour réclamer des garde-fous concernant la durée de séjour des touristes et l'immigration.
Trois mois plus tard, le gouvernement chilien a envoyé au parlement un projet de loi pour réguler le nombre de touristes entrant dans l'île et empêcher que certains ne s'y installent définitivement.
Chaque année, 50.000 touristes visitent les plages, les paysages volcaniques et les statues de pierre de ce territoire classé au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco.
La majorité des habitants de l'île sont des Rapa Nui, une ethnie polynésienne, mais la population non autochtone a augmenté de 30% ces dernières années.
Cela a ravivé les problèmes de promiscuité dans cet espace réduit, où les colons avaient introduit des maladies européennes et réduit en esclavage la population polynésienne au XVIIIe siècle.
Les ressources sont en outre limitées; l'usage massif du bois par les Rapa Nui pour fabriquer canots et outils a contribué à la déforestation de cette île volcanique.
"Il faut prendre soin des ressources en eau, en énergie, de la gestion des déchets", avait prévenu Carmen Zasso en août.
Paula Vargas, chercheuse au centre d'études sur l'île de Pâques et l'Océanie de l'Université du Chili, voit cependant dans l'éclipse "une bonne occasion de renforcer l'économie locale, axée essentiellement sur le tourisme, qui a chuté après le tremblement de terre et le tsunami" du 27 février.
La catastrophe, qui a fait plus de 500 morts sur le continent chilien, a épargné l'île, même si elle avait été partiellement évacuée par précaution.
"Nous souhaitons montrer au monde que malgré le tremblement de terre, nous faisons toujours partie du circuit touristique", abonde Luz Zasso.
Les rues de Hanga Roa fourmillent déjà d'échopes vendant des souvenirs de l'éclipse et de l'artisanat rapa nui. Un festival de musique électronique est aussi prévu du 11 au 15 juillet.
"Toutes les mesures pour protéger le patrimoine et l'environnement ont été prises", assure Luz Zasso qui appelle les touristes à respecter les lieux, car "l'île de Pâques est un musée en plein air".

jeudi 8 juillet 2010

Les Etats-Unis prêts à autoriser un saumon OGM

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Rien ne promet cependant aux poissons génétiquement modifiés le même succès commercial que celui obtenu, depuis deux décennies, par les OGM végétaux. Le saumon à croissance accélérée, dit AquAdvantage, a pris un retard certain sur ces derniers : voilà près d'une décennie qu'AquaBounty, la société américano-canadienne à l'origine de son développement, demande son autorisation de mise sur le marché. Quant à la première publication scientifique décrivant l'introduction, dans le génome de Salmo salar, d'un gène issu d'une autre espèce de salmonidés et codant une hormone de croissance, elle remonte... au début des années 1990.
L'idée semble pourtant prometteuse. Pourvu de ce gène, Salmo salar atteint sa taille de mise sur le marché deux fois plus vite : un an et demi au lieu de trois. De plus, le mode de reproduction des poissons - les oeufs, produits en grandes quantités, sont fécondés ex vivo - rend très simple la production de générations entières d'animaux pourvus du même trait.
Reste que le procédé ne fait pas l'unanimité : "Depuis le temps que le saumon transgénique attend son autorisation, les méthodes de sélection classique ont permis d'obtenir des souches dont la croissance est déjà proche du double de celle des individus sauvages, explique Marc Vandeputte, chercheur au groupement INRA-Ifremer d'amélioration génétique des poissons. Pour ceux qui travaillent sur l'amélioration génétique des espèces piscicoles, la transgénèse est un domaine très marginal."
A l'occasion du 9e Symposium international de génétique appliquée à l'aquaculture, organisé en 2006 à Montpellier, "sur les 277 contributions scientifiques présentées, une seule était consacrée à la transgénèse", illustre M. Vandeputte. L'intérêt de développer un saumon transgénique repose ainsi principalement sur la possibilité de protéger la souche par un brevet d'invention - chose impossible pour les souches issues de la sélection classique.

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"Gène de Troie"
La contamination possible des souches sauvages par les lignées génétiquement modifiées est au coeur des préoccupations. Au début des années 2000, des travaux théoriques suggéraient qu'en s'échappant en pleine mer les individus transgéniques pourraient fragiliser leurs congénères sauvages en se reproduisant avec eux (théorie du "gène de Troie").
Cependant, des expériences en milieu naturel simulé n'ont pas mis en évidence un avantage reproductif des poissons modifiés. "Les constructions humaines destinées à améliorer une espèce sur un trait particulier ont peu de chance de succès dans la nature, estime François Bonhomme, chercheur à l'Institut des sciences de l'évolution (CNRS et université Montpellier-2) et spécialiste de génétique des populations de poissons. Dans le cas où les populations sauvages ne seraient pas submergées par un afflux de poissons transgéniques, il est très vraisemblable que ces derniers ne prendraient pas le dessus et que leur descendance éventuelle serait rapidement éliminée. Le véritable problème n'est pas génétique mais écologique, à travers les réservoirs de pathogènes que constituent les exploitations intensives et la pollution du milieu qu'elles engendrent."
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Filets de saumon. Photo AquaBounty
En dépit de ces doutes, le dossier déposé par AquaBounty et examiné par la FDA précise que le saumon AquAdvantage devrait n'être élevé qu'à terre, en bassins, et ne concernerait que des femelles stériles pour éviter toute contamination. "Aujourd'hui, plus de 90 % de la production mondiale de saumon provient d'élevages en mer, où les poissons sont confinés dans des cages flottantes, explique M. Vandeputte. Je ne vois pas les grandes exploitations chiliennes ou norvégiennes changer leur mode de production pour se convertir au saumon génétiquement modifié."
L'acceptabilité, par les consommateurs, de ces animaux modifiés est un autre obstacle. Pour le biologiste Gilles-Eric Séralini, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), il sera en outre nécessaire de mener des tests toxicologiques pour s'assurer de l'innocuité de la chair du poisson OGM. "Son métabolisme étant modifié, il est possible que ses facultés d'accumuler certaines toxines dans son organisme soient différentes", dit M. Séralini.
D'autres expériences de transgénèse ont été menées sur le tilapia et sur la carpe, en Chine en particulier. Mais aucune de ces tentatives d'accélérer la croissance de ces animaux n'a, pour l'heure, abouti à une mise sur le marché.
La récente propagation de pathologies mortelles dans de grandes exploitations - au Chili en particulier - ouvrira-t-elle de nouvelles voies à la transgénèse, par exemple pour développer des animaux résistants à certaines maladies ? "Là encore, les méthodes de sélection classiques sont généralement efficaces, juge M. Vandeputte. Pour l'heure, la transgénèse sur le poisson ne permet pas d'obtenir de résultats impossibles à atteindre autrement, comme c'est le cas pour les plantes."
Stéphane Foucart

mercredi 7 juillet 2010

UN CACHALOT GÉANT DÉVOREUR DE BALEINES


Reconstruction du crâne et des mandibules de Leviathan melvillei en vues latérale et ventrale. Les parties préservées sont colorées. Comparaison de 3 dents de Leviathan avec des dents de cachalot et d'orque modernes. © Nature
Qu'auraient alors pensé ces hommes s'ils avaient navigué il y a 12 millions d'années, au Miocène, à la poursuite de Leviathan melvillei, un cachalot géant dont des paléontologues (MNHN, CNRS, Université de Pise, en Italie, et muséums d'histoire naturelle de Lima au Pérou, de Rotterdam aux Pays-Bas, et de Bruxelles en Belgique) viennent de découvrir les restes au Pérou ?


Le site de Cerro Colorado, dans le désert côtier du sud du Pérou, et les restes du nouveau cachalot fossile, lors de sa découverte en 2008. © G. Bianucci.
L'animal est en effet impressionnant ! Le fossile mis au jour sur le site de Cerro Colorado, dans le désert côtier de la région d'Ica, au Sud du Pérou, correspond à un cétacé de 13,5 à 17,5 mètres de longueur. Ce qui étonne est surtout son crâne, long de trois mètres et dont les mâchoires sont munies de dents ayant jusqu'à 36 centimètres de longueur et 12 de diamètre. Ce sont les plus grandes dents connues à ce jour, près de deux fois plus longues que celles du grand cachalot actuel ! Autre différence, ce dernier n'a de dents que sur la mandibule inférieure, alors que son lointain cousin en avait en haut et en bas.


Reconstruction artistique de Leviathan melvillei attaquant une baleine à fanons de taille moyenne (7m.), dans les eaux peu profondes au large de la région occupée de nos jours par le Pérou. © C. Letenneur/ MNHN.

De quoi se nourrissait Leviathan melvillei ? Muni d'une telle dentition, il chassait sans doute des proies de grande taille, et probablement des baleines à fanons (des mysticètes, par opposition aux baleines à dents, les odontocètes, tels les cachalots et les orques), des animaux nombreux et diversifiés à la fin du Miocène. De fait, les fossiles de mysticètes sont nombreux à Cerro Colorado. Sur ce site, les paléontologues ont également découvert plusieurs dents du requin géant Carcharocles megalodon, qui devait disputer ses proies au cachalot géant.

Le destin des proies et des prédateurs furent liés, au moins en partie. À la fin du Miocène et au début de l'ère suivante, le Pliocène, les baleines à fanons se sont faites plus rares, une disparition qui a sans doute participé à celle de Leviathan melvillei. Des baleines à dents, seuls ont survécu le grand cachalot actuel, amateur de calmars géants, et les espèces du groupe de l'orque, plus petits, mais redoutables lorsqu'ils chassent en bandes. Face à Leviathan melvillei, le capitaine Achab aurait eu encore moins de chances de l'emporter.

dimanche 4 juillet 2010

LE REGARD CRITIQUE DE LUIS CORVALAN


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COUVERTURE DU LIVRE 
«LE GOUVERNEMENT DE SALVADOR ALLENDE»


LE DISSIDENT SOVIÉTIQUE 
VLADIMIR BOUKOVSKI 
Pour l'ancien dirigeant communiste, l'Unité populaire, qui appuyait le gouvernement de Salvador Allende, commit des erreurs fatales dues au "sectarisme" de certains secteurs de l'UP, Parti socialiste, Mapu-Garreton, entre autres. Ce sectarisme s'exprima dès juillet 1971 quand " pour l'élection partielle de Valparaiso ", l'UP présenta un candidat alors " qu'il eût été correct de soutenir celui de la Démocratie chrétienne ". Pour Luis Corvalan, le rapprochement entre la droite réactionnaire et la DC commença ce jour-là, alors que "la majorité de la DC refusait cet accord". Revenant sur l'idée de plébiscite lancée, début septembre 1973, par une partie de l'UP, Luis Corvalan estime, comme à l'époque, qu'il aurait pu éviter le coup d'État. Salvador Allende, qui était d'accord, pensait que l'UP "l'aurait perdu" mais il jugeait cette "défaite préférable à un coup d'État", pensant possible, par le processus démocratique, de "désarmer la machine factieuse". "Mais, note Luis Corvalan, il n'y a pas eu d'accord au sein de l'UP ou les décisions devaient être prises à l'unanimité, même si une majorité (PC, Mapu entre autres) appuyait le projet du président" auquel s'opposaient le PS et l'IC (Gauche chrétienne).

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SALVADOR ALLENDE ET LUIS CORVALAN LORS 
D'UN MEETING À SANTIAGO DU CHILI POUR LE 
50ÈME ANNIVERSAIRE  DU PC CHILIEN 
L'ex-secrétaire du Parti communiste, analysant les actes de son propre parti, estime fondamentale l'erreur " de ne pas avoir prêté plus d'attention aux forces armées et de ne pas avoir combattu leur subordination au Pentagone " qui prêchait "la théorie de la guerre intérieure". Se souvenant que le PCC "pensa un temps former son propre organisme paramilitaire" alors que les conditions n'étaient pas réunies "d'affronter l'armée", Luis Corvalan juge aujourd'hui qu'il était préférable "d'aider les militaires, dont certains sympathisaient avec l'UP, à comprendre que l'idéologie que leur mettait en tête le Pentagone était antidémocratique".

Christian Kazandjian

(1) Luis Corvalan, prisonnier à la suite du coup d'État fut libéré en 1976 et expulsé vers l'URSS, dans le cadre d'un échange avec le dissident russe Vladimir Bukovski. Consulté à l'époque, Luis Corvalan, s'estimant incapable d'émettre un jugement fiable du fait de son isolement avait laissé au PC le soin de trancher. Une majorité se prononça pour l'échange - Volodia Teitelboim, qui succédera a Luis Corvalan fut de ceux qui s'y opposèrent.

samedi 3 juillet 2010

Les narcotrafiquants en mettent plein la vue

La justice formalise l'existence de l'association de malfaiteurs du clan Cavieres, surnommés les « Carejarro ». Photo Jaime Bascur
par Ana María Sanhueza
Le 22 mars, lors de l’ouverture du procès des Carejarro, une grosse chaîne en or – tenant à peine dans une seule main et comportant un pendentif représentant les visages de trois enfants – figurait parmi les centaines de pièces à conviction présentées par le ministère public. Le but était de prouver qu’Alejandro Cavieres Alarcón, alias Cabezón [Grosse tête], avait acheté ces biens avec de l’argent provenant du trafic de drogue. L’énorme collier, d’une valeur de 8 millions de dollars [6,5 millions d’euros], n’était qu’un petit échantillon de la collection de bijoux que Cavieres et sa femme, Clara de las Nieves Tobar, s’étaient offerts jusqu’à leur arrestation, en juin 2008. Un kilo d’or en chaînes, bracelets, anneaux et boucles d’oreilles. Voilà ce qu’a trouvé la brigade des stupéfiants de la PDI [police judiciaire chilienne] lors du coup de filet dans leur résidence, dans la commune de banlieue de La Victoria. Au total, 25 millions de dollars [20,5 mil lions d’euros] en bijoux. Ce sont des modèles extravagants, comme ceux appréciés par Marcelo Gaete Bolados, chef de l’autre bande, le clan Gaete.
“L’ostentation est toujours un élément important dans les enquêtes sur les trafiquants de drogue”, explique le procureur Héctor Barros, qui a enquêté sur ces deux bandes. Il estime que les Carejarro avaient amassé avec leur “commerce” de quoi investir dans des véhicules, des propriétés immobilières, des chevaux de course et d’autres biens. Leur opulence était telle que, peu avant l’arrestation des 22 membres de la bande, Alejandro Cavieres avait invité une grande partie du groupe, plus quelques voisins, à des vacances de luxe : un mois tous frais payés sur la Route australe [qui traverse le Chili du nord au sud]. D’après les enquêteurs, ce périple dans le sud avait coûté près de 52 millions [42 millions d’euros].
La mode est d’installer un énorme jacuzzi
Les narcotrafiquants sont coutumiers de ce genre de voyages à l’intérieur des frontières. La plupart ne peuvent en effet quitter le pays sans se faire arrêter à l’aéroport à cause de telle ou telle procédure en cours. Avant d’être interpellés, en novembre 2009, en possession de 200 kilos de drogue d’une valeur de 573 millions de dollars [470 millions d’euros], les Cipriano étaient partis deux mois en vacances à Carthagène, entourés d’invités. Une générosité que la police considère comme un calcul stratégique. Selon le commissaire de la brigade des stupéfiants de la PDI, Harold McCay, “c’est une manière pour eux de tisser des liens avec les citoyens lambda”. Le 11 avril 2008, le chef du clan des Gaete fit une entrée tonitruante dans le restaurant El Novillero, accompagné d’une femme en pantalon et en veste de cuir noir. Entouré de trois gardes du corps, il était en costume, le veston sur les épaules et, selon des témoins, arborant une épingle de cravate en or en forme de pistolet. Il était minuit et plus de cent invités l’attendaient. Quelques jours plus tôt, depuis la prison de Los Andes, où il venait de purger une peine de dix ans, il avait rédigé pour ses proches la lettre suivante : “Marcelo Gaete Bolados a le plaisir d’inviter Monsieur ou Madame afin de fêter avec sa famille et ses amis sa liberté enfin retrouvée. Le soussigné vous remercie par avance de votre présence, qui nous permettra de passer ensemble quelques moments agréables.” Cette nuit-là, Gaete avait déboursé 5,1 millions de dollars en espèces.
“Les trafiquants actuels n’ont plus du tout le même profil que ceux d’autrefois, explique le procureur Barros. Leurs aînés étaient respectueux, ils ne mélangeaient pas violence et trafic de drogue, ils n’étalaient pas leurs richesses. En revanche, ceux d’aujourd’hui acquièrent des biens, ils consomment à outrance, ils montrent ce qu’ils possèdent. Et, pour maintenir leur trafic, ils recourent à la violence s’il le faut.”
L’un des signes distinctifs de plusieurs trafiquants de drogue locaux est ainsi d’agrandir exagérément leurs salles de bains, de décorer leurs sols et leurs murs de céramique jaspée noir et blanc et d’installer un énorme jacuzzi dans leur maison, même s’il reste peu d’espace. Quant à Pablo Escobar, le plus important trafiquant de Colombie, qui avait réussi à héberger 190 espèces animales dans le zoo qu’il avait fait aménager en 1982 pour son fils, a lui aussi fait quelques émules au Chili. Lors de l’arrestation d’Oscar Gálvez Calderón, en 2005, la police avait saisi plusieurs animaux sur sa parcelle de Buin [commune du grand Santiago] : un cerf, un alpaga noir, un percheron blanc, qui est aujourd’hui au zoo de Buin. Quatre ans plus tard, Ricardo Medel était arrêté pour trafic de drogue. Sur le terrain qu’il louait à Pudahuel [autre commune du grand Santiago], il s’était constitué un minijardin zoologique avec des paons, des lévriers, des vaches, un poney et des chevaux.

vendredi 2 juillet 2010

LE DÉSERT FLEURI




Il s'agit de l'apparition d'une grande diversité de fleurs dont le point culminant du phénomène s'attend entre les mois de septembre et novembre. Les précipitations tombée à ce jour, ont provoqué l'apparition en avance des premiers exemplaires, dans les secteurs côtiers de la province du Huasco, cette avance du début de la floraison c'est exceptionnel.