jeudi 11 décembre 2014

CHILI : MINUTE DE SILENCE DE L'UDI À L’ASSEMBLÉE POUR PINOCHET

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« PAS UNE SECONDE D'HOMMAGE POUR LE GÉNOCIDAIRE », 
 DES DÉPUTÉS DE GAUCHE PROTESTENT 
 CONTRE L'HOMMAGE À PINOCHET. 
 PHOTO AGENCIA UNO


C'est avec mécontentement qu'ont réagi plusieurs parlementaires de la Nouvelle Majorité, suite à la demande du député l’UDI, Ignacio Urrutia, qui sollicitait d’observer une minute de silence à la Chambre des députés, pour commémorer les huit ans de la mort de l'ancien dictateur Augusto Pinochet, décédé le 10 décembre 2006 à Santiago du Chili.

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  DESSIN PIERRE KROLL 
La requête faite par le parlementaire a immédiatement provoqué la colère des législateurs de la majorité et d'autres secteurs. Certains d'entre eux choisirent même de quitter la Salle. Le chef du groupe Démocrate-chrétien (DC), Matías Walker, a réagi à travers son compte Twitter en manifestant son désaccord avec la demande.

mardi 9 décembre 2014

URUGUAY : PRISONNIERS DE GUANTÁNAMO, SOYEZ LES BIENVENUS !

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CORI CRIDER, AVOCATE DE L'ANCIEN PRISSONNIER JIHAD AHMED MUJSTAFA DIYAB, 
MONTRE UNE PHOTO DE SON DÉFENDU. PHOTO EL OBSERVADOR 
À la suite d'un accord passé entre le ministère américain de la Défense et le président de l'Uruguay José Mujica, les six détenus – quatre Syriens, un Palestinien et un Tunisien – ont été accueillis à Montevideo le 7 décembre en début de matinée. « Ils auront le statut de réfugiés mais le jour où ils souhaiteront quitter notre pays ils en auront le droit », a expliqué José Mujica lors d'une émission à la télévision nationale. En mars, le président Mujica (qui quittera le pouvoir en mars 2015 au profit de Tabaré Vázquez, conformément à la règle qui n'autorise pas deux mandats présidentiels consécutifs dans le pays) s'était déclaré prêt à accueillir des détenus de Guántanamo dans le cadre d'un processus de libération de prisonniers jugés peu dangereux par le ministère de la Défense américain. 

« Ils reviennent de l'enfer »

Les nouveaux arrivants ont d'abord été orientés vers les hôpitaux de la capitale, compte tenu de leur état de santé. « Ils reviennent de l'enfer », titre le quotidien El Observador qui rapporte que l'un des détenus, Abu Wa'el Dhiab, avait entamé début 2013 une grève de la faim et avait été alimenté contre son gré et presque continûment par une sonde. 

Si les ONG telles que Human Rights Watch se félicitent de ce transfert, tout comme les Etats-Unis qui ont remercié l'Uruguay de « ce pas énorme », l'opposition uruguayenne se montre moins enthousiaste. Un sénateur du parti Colorado reproche à son gouvernement de « n'avoir jamais consulté les représentants de l'opposition pour les informer de cette arrivée » – qui a été entourée de la plus grande discrétion –, cite le quotidien La Diaria. Selon un sondage de l'institut uruguayen Cifra, 58 % des Uruguayens se prononcent contre l'accueil de ces prisonniers et 40 % estiment que ce projet aurait dû être voté par le Parlement plutôt que décidé unilatéralement par le président.

COURRIER INTERNATIONAL | SABINE GRANDADAM

SIX PRISONNIERS DE GUANTÁNAMO TRANSFÉRÉS EN URUGUAY

SIX PRISONNIERS DE GUANTÁNAMO TRANSFÉRÉS EN URUGUAY
Barack Obama avait fait en 2008 de la fermeture de la prison installée sur la base américaine de Guantanamo l'un de ses engagements présidentiels, promesse qu'il n'a pas pu tenir en raison notamment des obstacles soulevés par le Congrès à majorité républicaine.

SEPT AUTRES DÉTENUS TRANSFÉRÉS DEPUIS NOVEMBRE

Le transfèrement des six hommes vers l'Uruguay était prévu depuis plusieurs mois. Il a apparemment été bloqué par le département de la défense, puis à nouveau retardé en août pour des raisons de politique intérieure uruguayenne, à l'approche de l'élection présidentielle du 30 novembre. L'échéance étant passée, le président sortant José Mujica a donné son feu vert à l'accueil des six anciens détenus. Ceux-ci ont été admis à l'hôpital pour des examens médicaux à leur arrivée à Montevideo.

Sept autres prisonniers de Guantanamo ont été transférés depuis le début du mois de novembre : trois en Géorgie, deux en Slovaquie, un vers l'Arabie saoudite et le dernier au Koweït.

vendredi 5 décembre 2014

LE CHILI LÈVE DE LA DETTE EN EUROS POUR LA PREMIÈRE FOIS EN DIX ANS

DESSIN VICTOR JUHASZ



Les conditions de financement du pays sur les marchés financiers s'améliorent depuis le début de l'année : le rendement des obligations chiliennes d'échéance 2022 s'est détendu de 100 points de base. Le Chili est le pays le mieux noté d'Amérique latine : la note de crédit attribuée par Standard & Poor's s'élève à AA-, au-dessus du Mexique (BBB+). Comme d'autres pays émergents, l'Etat chilien profite de la situation favorable des marchés, avant que la Réserve fédérale américaine ne remonte ses taux.

mardi 2 décembre 2014

URUGUAY : TABARÉ VÁZQUEZ DE RETOUR À LA PRÉSIDENCE

Le journal rappelle que "l'opération retour [de Vázquez] avait commencé plus difficilement que prévu, comme si le bon mandat de Mujica l'avait mis mal à l'aise. L'incroyable transformation de Pepe Mujica en star de la politique internationale a semé encore plus le doute : est-ce que la société uruguayenne voulait revenir au style de Tabaré Vázquez ?" D'après El Observador, sa relation avec le président sortant sera un facteur clé des cinq prochaines années. "Elle a eu ses hauts et ses bas, avec des moments affectueux et des épisodes très critiques, voire des affrontements. Tabaré Vázquez devra gérer un Frente Amplio bien distinct de celui de 2004."

Le quotidien uruguayen El País précise que Vázquez va commencer, en mars 2015, son deuxième mandat dans des circonstances très différentes du premier. "En 2005, le pays sortait de la plus grave crise économique de son histoire, ce qui avait laissé une profonde et douloureuse cicatrice aux Uruguayens. Aujourd'hui, après dix ans de prospérité économique, il n'y a pas de gros nuages de changement à l'horizon. Mais il faut protéger la situation intérieure du pays. La société uruguayenne est blessée par l'usage abusif de la part de l'actuel gouvernement des termes "nous" et "eux", les "bons" et les " mauvais", pour justifier certaines mesures. Et on a perdu la sensation d'être tous des compatriotes. Voici le principal défi de Vázquez : reconstruire l'unité du peuple uruguayen, qui n'apparaît que lors des triomphes de son équipe nationale de football."
COURRIER INTERNATIONAL | NATHALIE KANTT

vendredi 28 novembre 2014

CAMPAGNE ANTI-AVORTEMENT DANS LES RUES DE SANTIAGO AU CHILI

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L’opération a débuté après que la proposition de loi sur l’avortement pour raison de non-viabilité du fœtus, de risque pour la vie de la mère et pour viol ait été discuté à la Chambre des députés du Chili, le 11 Novembre.

« Vous ne pouvez pas parler d’avortement sans savoir exactement de quoi on est entrain de parler», dit le mouvement sur son site Internet. Il assure que «cette initiative fait partie d’une campagne d’éducation publique sur la réalité de l’avortement. Par des graphiques et explications explicites, elle cherche à éliminer les concepts abstraits et montrer la réalité cachée » .

 « Nos photos montrent ce qui arrive à un enfant lorsqu’il y a avortement. On montre que ce n’est pas le corps de la femme qui avorte. On avorte un être distinct » expliquent les organisateurs qui espèrent poursuivre l’initiative dans d’autres régions.


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Informaborto est un [soi-disant] groupe apolitique, [  ] non confessionnel né en réponse à l’appel de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, demandant un « débat mature, informé et avec « hauteur de vue » sur la loi sur l’avortement. »

En utilisant de vraies images et une information actualisée sur les aspects médicaux , sociologiques, juridiques, Informaborto prétend «révéler la manipulation du langage de l’avortement destiné à dissimuler, confondre et de cacher la vérité de l’avortement »

La porte-parole d’Informaborto.org, Rosana Landaluce, a dit à la radio chilienne ADN qu’il existe «une campagne systématique de désinformation envers les femmes » et elle a comparé l’avortement à un génocide.

« C’est un individu, de l’espèce humaine qui est rejeté par discrimination, par eugénisme…. Hitler a fait de même. Nous n’allons pas rejeter les enfants.. . En Espagne il n’ y a plus d’enfants avec le syndrome de Down, l’hydrocéphalie ou la fente labiale. Si nous commençons à mettre les gens sous contrôle de qualité, nous pourrions rester sans personne »

mercredi 26 novembre 2014

CHILI: L'INTERDICTION D'AVORTER POURRAIT DISPARAÎTRE

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L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE A ÉTÉ AUTORISÉ AU CHILI PUIS ABOLI DURANT LA DICTATURE D'AUGUSTO PINOCHET (1973-1990). CHILI : LOIS CONTRE L'AVORTEMENT - UN RECUL POUR LES DROITS DES FEMMES 

Aujourd'hui pourtant, plus de 70% des Chiliens approuvent l'avortement thérapeutique en cas de risque pour la santé de la mère, de non-viabilité du foetus ou de viol, selon les sondages. « Il y a un changement très profond dans les mentalités et aujourd'hui les citoyens exigent » le droit à l'avortement thérapeutique, assure Claudia Dides, du Mouvement pour l'avortement légal.

Sans d'autre choix que de continuer sa grossesse, l'enfant de 13 ans - dont l'identité n'a pas été révélée - a donné naissance le 5 novembre à un bébé qui n'a survécu que quelques heures en raison de malformations cardiaques. La jeune Belen a, elle, accouché l'an dernier d'un bébé en bonne santé, confié à un réseau d'adoption.

Toutes deux, si elles avaient avorté, risquaient jusqu'à cinq ans de prison, même si, selon une étude officielle, aucune femme chilienne n'a été emprisonnée ces dernières années pour ce délit. Le gouvernement de Michelle Bachelet s'est donné jusqu'au 31 janvier prochain pour envoyer au Congrès un projet de loi visant à dépénaliser l'avortement en cas de risque pour la mère, de viol ou d'inviabilité du fœtus.