mercredi 18 octobre 2017

ARGENTINE : A-T-ON RETROUVÉ LE CORPS DU MILITANT DISPARU ?


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LA DISPARITION DU MILITANT SANTIAGO MALDONADO
A FAIT DES REMOUS EN ARGENTINE.
La disparition de Santiago Maldonado, en août, a suscité une vive polémique dans le pays. Les autorités tentent aujourd'hui d'identifier le corps.

LA DERNIÈRE PHOTO DE SANTIAGO MALDONADO
AVANT SA DISPARITION. ELLE FUT RETROUVÉE
DANS LE DISQUE DUR DE L'UN DES 
ORDINATEURS DE GENDARMERIE 
PHOTO 
PAGINA12
La disparition de Santiago Maldonado, qui secoue l'Argentine depuis plus de deux mois, pourrait connaître un rebondissement après la découverte mardi d'un corps dans une rivière, proche du lieu où le militant a été vu pour la dernière fois début août. «Il y a un corps trouvé dans le fleuve, c'est tout ce que nous savons pour l'instant », a déclaré Claudio Avruj, le secrétaire aux Droits de l'homme, aux journalistes lors de son arrivée à Esquel, à 1 800 km au sud-ouest de Buenos Aires, dans un avion présidentiel.

SANTIAGO MALDONADO
La disparition de l'homme de 27 ans, à la suite de la dispersion par la police d'une manifestation mapuche, a provoqué un tremblement de terre politique en Argentine et la police militaire a été mise en cause. Depuis, les Argentins se mobilisent, car ils y voient un modus operandi rappelant les sombres heures de la dictature. C'est aussi la première fois depuis la fin de la dictature militaire en 1983 qu'une instance de l'État est soupçonnée d'avoir fait disparaître un opposant.

Le corps retrouvé juste avant les élections législatives

Le bureau du procureur a rapporté que le corps a été retrouvé « environ 300 mètres en amont de l'épicentre du conflit qui a eu lieu le 1er août », dans la rivière Chubut, qui avait déjà été ratissée à deux reprises lors de la recherche du militant argentin. Le corps a été retrouvé 74 jours après la disparition de Santiago Maldonado, tatoueur et artisan qui soutenait les revendications mapuches pour leurs terres ancestrales, vendues au magnat italien Luciano Benetton.

Le cas de Santiago Maldonado a déstabilisé le gouvernement de Mauricio Macri et sa ministre de l'Intérieur, Patricia Bullrich, qui ont dédouané l'État de toute responsabilité et soutenu la gendarmerie. «Où est Santiago Maldonado ? », « On le veut vivant! » : ces slogans sont devenus viraux sur les réseaux sociaux et ont été scandés lors d'une manifestation rassemblant des centaines de milliers de personnes à Buenos Aires début septembre, qui demandaient la démission de Patricia Bullrich. Cette disparition a également fait intrusion dans la campagne des élections législatives de mi-mandat qui se tiendront dimanche en Argentine.

lundi 16 octobre 2017

VENEZUELA : LE CAMP MADURO REMPORTE LES ÉLECTIONS RÉGIONALES

ELECTIONS AU VENEZUELA  VICTOIRE DU CAMP MADURO  
PHOTO GEORGE CASTELLANOS
Le Conseil électoral du Venezuela a annoncé que le camp du président Nicolas Maduro avait largement remporté les élections régionales, dimanche 15 octobre. Mais l'opposition a refusé de reconnaître ce résultat qu'elle estime entaché de fraude.
Selon le Conseil national électoral (CNE), le parti  au pouvoir s'est imposé dans 17 des 23 États du Venezuela. L'opposition, qui était pourtant créditée de 11 à 18 Etats par les sondages, n'a finalement gagné que cinq Etats, le dernier territoire restant indécis, a déclaré la présidente du CNE. La participation s'élève à 61,14%.

L'opposition dénonce "des violations de la loi"

UNE DU QUOTIDIEN
« LAS ÚLTIMAS NOTICIAS »
"C'est une nette victoire. Le chavisme s'est largement imposé dans les élections, avec 17 gouverneurs. L'opposition en a cinq", a déclaré dans la foulée Nicolas Maduro, assurant que son parti pourrait également s'imposer dans le dernier État encore indécis. Le président a demandé à ses adversaires de reconnaître les résultats. 

Mais l'opposition a refusé de reconnaître la victoire du camp chaviste. "Actuellement, nous ne reconnaissons aucun résultat. Nous faisons face à un moment particulièrement grave pour le pays", a déclaré Gerardo Blyde, directeur de campagne de la Table de l'unité démocratique (MUD), la coalition d'opposition. Selon lui, le gouvernement "sait qu'il n'a pas la majorité" et, pour gagner, il a recouru à "des violations" de la loi et à "un processus électoral non équitable, déséquilibré et dont les résultats ne reflètent pas la réalité". Aucun observateur international n'a été accepté par les autorités pour le vote de dimanche. 

Le vote intervient alors qu'un calme surprenant règne au Venezuela depuis deux mois après la vague de manifestations souvent violentes qui a submergé le pays d'avril à juin, faisant 125 morts. A l'appel de l'opposition, les protestataires exigeaient le départ du président Maduro, mais ils n'ont rien obtenu.




samedi 14 octobre 2017

AURA LOLITA CHÁVEZ PARMI LES FINALISTES DU PRIX SAKHAROV 2017

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AURA LOLITA CHAVEZ IXCAQUIC 
Rencontre avec Aura Lolita Chavez Ixcaquic qui a été retenue par le Parlement européen dans la short list des 3 candidats au prix Sakharov 2017 qui sera attribué le 26 octobre. Elle aura notamment face à elle une candidature très politique soutenue par la droite et le centre : « l’Opposition démocratique au Venezuela. »
LE JOUEUR DE PIPEAU
« MADURO DOIT PARTIR, 
OPPOSITION MODÉRÉE »
Un conseiller des Verts ( ALE ), le groupe politique du Parlement européen qui a proposé la candidature de Lolita Chavez Ixcaquic pour le prix Sakharov, explique sous couvert d’anonymat : «cette année, le prix Sakharov est complètement dévoyé par la droite ( PPE ) et les libéraux ( ALDE ), qui proposent de l’attribuer à l’opposition vénézuélienne. C’est une manipulation politique d’un prix qui n’est pas destiné à ça. » Selon les critères du Parlement européen, le « prix Sakharov pour la liberté de pensée » a en effet pour objectif d’honorer des personnalités, individuelles ou collectives, qui défendent les droits de l’homme et les libertés fondamentales, là où elles sont gravement bafouées. En 2016 par exemple, le prix avait été attribué à deux jeunes femmes yézidies réduites en esclavage sexuel par Daesh. 

En proposant la candidature de «l’opposition» au Venezuela, le bloc de la droite et du centre au Parlement européen, donne l’impression de vouloir mettre sur un pied d’égalité dans l’horreur, l’État islamique et le Venezuela de Nicolas Maduro. Une tentative d’autant plus hasardeuse que les négociations en cours entre le gouvernement Maduro et les représentants de l’opposition progressent, et qu’elles pourraient rapidement donner lieu à un accord ( sur un calendrier électoral, le rôle du parlement et de la constituante, ou la libération de prisonniers considérés comme « politiques. ) Qui a intérêt, dans ces conditions, à jeter de l’huile sur le feu en ravivant les plaies d’un conflit en voie de règlement, et pourquoi la droite s’acharne-t-elle ?

Le débat promet en tous cas d’être houleux entre les présidents des partis réunis autour du président du Parlement européen, quand ils devront faire leur choix le 26 octobre.

Le peuple Maya contre les multinationales et le gouvernement

AURA LOLITA CHAVEZ IXCAQUIC 
Reste deux autres candidatures, tout à fait dans l’esprit, celles-ci, du Prix Sakharov. Celle du journaliste et auteur suédois d’origine érythréenne, Dawit Isaak, proposée par les socialistes ( S et D. ) Dawit Isaak a été arrêté il y a 16 ans par les autorités érythréennes, ainsi que 20 autres journalistes, pour avoir demandé des réformes démocratiques. Déjà finaliste du prix Sakharov en 2009, il a été vu pour le dernière fois en 2005.

Et la candidature d’une représentante des peuples indigène du Guatemala, Aura Lolita Chavez Ixcaquic, membre du Conseil des peuples quichés, menacée de mort dans son pays. Elle se bat pour la protection des ressources naturelles et des droits de l’homme face aux multinationales qui ravagent le pays avec la complicité de l’État guatémaltèque.

Rencontre.

De quelle région du Guatemala venez-vous et qu’est ce que le Conseil du peuple quiché ?

Aura Lolita Chavez Ixcaquic. Je viens des territoires de l’ouest de Guatemala, là où vivent les peuples indigènes qui sont à l’origine du pays, les Mayas.

Le peuple Maya-quiché ( 1 ) compte environ un million de personnes, pour un total de 16 millions d’habitants pour l’ensemble du pays. Le Conseil du peuple quiché est un ensemble de communautés qui se sont organisées pour défendre leurs territoires, leur droit à l’autodétermination et aussi les droits à la vie telle que la souhaitent les peuples indigènes. Cette organisation fait partie du conseil du peuple Maya qui couvre l’ouest du pays. Notre lutte est dirigée contre les entreprises internationales qui viennent dans les territoires pour s’emparer des ressources du peuple Maya-quiché.

La revendication des différents peuples indigènes du Guatemala, c’est d’avoir un état plurinational qui reconnaisse cette diversité des peuples. Mais l’État du Guatemala n’en veut pas parce qu’il est à genoux devant le pouvoir des grandes entreprise internationales, qu’elles soient minières, qu’elles construisent des barrages ou travaillent dans la monoculture pour les grands groupes agro-alimentaires, ou bien dans l’exploitation de la forêt.

Il y a une alliance entre le gouvernement, les réseaux du narcotrafic, les entreprises de sécurité privées qui travaillent pour les grandes  entreprises minières, et les réseaux de drogue et de mafia qui sont liées à ces problématiques. Tout cela dans un contexte où le président du Guatemala, Jimmy Morales, est empêtré dans une affaire de corruption, et qu’il est en train d’attaquer la Commission internationale qui doit enquêter sur ce sujet (2 .)

Pourquoi la lutte pour l’environnement et la lutte pour les droits de l’homme sont indissociables au Guatemala ?

A.L.C.I. On ne parle pas seulement de l’humanité, de la situation des hommes. Dans notre vision du monde – la vision des populations indigènes - il y a un rapport très important avec la Nature et la biodiversité. On englobe tout cela dans une même lutte.

En quoi vos organisations se sentent-t-elles menacées ?

AURA LOLITA CHAVEZ IXCAQUIC 
A.L.C.I. Les militaires, la sécurité privée et les paramilitaires arrivent dans les communautés, procèdent à des arrestations, des  meurtres, des  tortures, des viols, et nous sommes stigmatisés comme des terroristes, des gens qui sont contre les progrès économiques, tout cela parce que les multinationales sont en train d’accaparer les terres des peuples indigènes. On a déjà vécu ça pendant la guerre civile au Guatemala (3.)

Ils arrivent dans les communautés, ils divisent les gens, apportent des armes, ce qui génère des violences entre les membres de la communauté. Et les autres habitants du Guatemala ne s’en préoccupent pas.

Est-ce que vous parvenez tout de même à avoir des liens avec d’autres mouvements progressistes au Guatemala ?

A.L.C.I. Oui, bien sûr, nous sommes en contact avec d’autres organisations, ce n’est pas simplement notre lutte, il y a plusieurs mouvements d’opposition. Le combat qu’on mène se retrouve aussi dans d’autres parties de l’Amérique latine, comme par exemple au Honduras, où a été assassinée Berta Caceres ( 4 ). Les luttes sont locales, mais ce sont des problématiques globales. Nous nous revendiquons aussi comme paysans et féministes, ce qui nous relie à d’autres luttes.

Vous avez des exemples ?

A.L.C.I. Oui, on a par exemple réussi à combattre Monsanto au Guatemala. En 2014, le parlement a voté une loi qui était favorable à Monsanto et qui revenait à privatiser le maïs. Le maïs, c’est une plante qui est très importante dans notre culture. Nous avons pris contact avec d’autres peuples en Amérique latine qui avaient déjà lutté contre Monsanto, et après une manifestation d’une semaine à laquelle participaient également les syndicats, des mouvements sociaux, des agriculteurs et des mouvements de femmes, nous avons réussi à faire abroger la loi.

On a réussi aussi à empêcher l’entrée des compagnies minières dans plusieurs régions du Guatemala, même si les compagnies ont tout de même réussi à pénétrer dans d’autres zones. Et puis, on a amené le gouvernement t du Guatemala devant la cour intra-américaine des droits de l’homme sur la question des paramilitaires et de la défense de nos territoires.

Est-ce que vous vous sentez vous-même menacée ?
A.L.C.I. On m’a déjà attaquée à plusieurs reprises, on a essayé de me violer, mais l’état ne fait rien, à cause de cette alliance justement entre les paramilitaires et l’État.  On nous a déjà attaqué, y compris avec des  armes lourdes.

Qu’attendez-vous de l’Europe ?

A.L.C.I. Je salue ma nomination pour le prix Sakharov, c’est une occasion très importante dans l’histoire du peuple Maya et des peuples indigènes, parce que ça rend plus visible notre lutte dans notre pays.

Il ne faut pas non plus que les gens en Europe ferment les yeux sur ce qui se passe au Guatemala parce que les compagnies européennes sont responsables, on le dénonce. Ces entreprises ont du sang sur les mains,  donc il faut que l’Europe réagisse. Il faut par exemple envoyer une délégation de l’Union européenne dans les territoires mayas où l’on mène cette lutte, pour la montrer aux défenseurs des droits de l’homme.

(1) Le peuple quiché est un peuple indien d’Amérique centrale, apparenté aux Mayas. Il possède sa propre langue. La prix Nobel de la paix en 1992, Rigorberta Menchu, une militante pour les droits des indigènes, est une des figures les plus connues du peuple quiché. (2) Soupçonné de financement illégal de sa campagne électorale, le président Jimmy Morales est sous le coup d’une demande de levée d’immunité demandée par le parquet de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala, une mission spéciale des Nations unies chargée d’enquêter sur les affaires de corruption. (3) Le conflit armé au Guatemala opposant différents groupes de guérillas marxistes au gouvernement guatémaltèque, a duré de 1960 à 1996, faisant 100 000 morts, des milliers de disparus, et un million de personnes déplacées. Selon l’enquête des Nations Unies, 93% de ces violences ont été dues aux troupes gouvernementales. (4) L’assassinat en mars 2016 de la militante écologiste Berta Caceres qui luttait pour la préservation du fleuve Gualcarque menacé par un projet de barrage hydroélectrique, a soulevé une indignation mondiale. Sa famille a accusé les groupes industriels liés au gouvernement, d’avoir commis ce meurtre.

Jean-Jacques Régibier

vendredi 13 octobre 2017

DÉCÈS DE DARÍO ROJAS MARÍN


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DARÍO HERMAN ROJAS MARÍN
C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Darío Rojas, survenu mardi 10 octobre 2017 à Santiago du Chili.
DARÍO HERMAN ROJAS MARÍN, NÉ À PEDRO DE VALDIVIA, VILLAGE PROCHE DE TOCOPILLA AU NORD DU CHILI, LE 26 AOÛT 1953 ET DÉCÉDÉ À SANTIAGO DU CHILI, LE MARDI 10 OCTOBRE 2017, À LA SUITE D’UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL, A ANNONCÉ SA FAMILLE.
DARÍO HERMAN ROJAS MARÍN
dans les années 70, Dario fut élève de l’Internat National Barros Arana (INBA) - lycée emblématique de Santiago du Chili, où il commence à militer dans le Mouvement des jeunes socialistes (JS) puis dans le Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR).

Le  coup d'État de Pinochet le surprend à Antofagasta, alors étudiant universitaire. Il travaille dans la clandestinité à la réorganisation de son parti décimé par la répression. Il fut arrêté et interrogé par les membres de la police politique chilienne. Dario est victime de mauvais traitements et de torture, notamment à l’électricité. Plus tard transféré au centre de détention et de torture  de la Villa Grimaldi dans les environs de Santiago, Dario est finalement expulsé du pays, condamné à une peine de bannissement. Il quitte le Chili pour la France.  

Pendant son séjour dans son pays d’adoption, Dario fut de toutes les campagnes de solidarité avec  le Chili, témoignages, manifestations, commémorations,  peñas et grèves de la faim. Il met un frein à son engagement politique au sein du MIR après des différends, avec ce qu’il considéra « une fuite en avant » de son Parti ; sans pour autant abandonner son engagement politique et social. 

Après un long exil, et dès que ce fut possible, Dario rentre au Chili quelques mois après le retour de sa femme et ses deux enfants nés en France, dans les années 90. Il fit face aux laborieuses formalités « du retour au pays » : réinsertion familiale et professionnelle.  Au Chili, il décide de s'installer dans la région Métropolitaine, non loin de sa famille et de ses parents.

Il travaille, jusqu'à ses derniers jours, dans le domaine de l’informatique, métier de reconversion acquis dans sa terre d'exil après une formation à l’Université Paris-X, Nanterre. 

mardi 10 octobre 2017

UN SÉISME DE MAGNITUDE 6,3 SECOUE LE NORD DU CHILI

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M 6.3 - 36 KM SUD-SUD OUEST DE PUTRE, CHILI
Un séisme de magnitude 6,3 a frappé le nord du Chili mardi matin, a annoncé l'institut géologique américain (USGS). 
SÉISME DE MAGNITUDE 6,3 À 
 36 KM SUD-SUD OUEST DE PUTRE, CHILI
La secousse a été enregistrée à 70 km à l'est de 
la ville côtière d'Arica, proche de la frontière péruvienne, à une profondeur de 82 km, a précisé l'USGS, sans faire état de victime ou de dégâts dans un premier temps.

L'un des pays les plus touchés par les tremblements de terre


 CHILI: SÉISME DE MAGNITUDE 6,3 DANS LE NORD DU PAYS
Le Chili est un des pays les plus touchés par les tremblements de terre. Il a ainsi enregistré ces sept dernières années trois séismes d'une magnitude supérieure à huit.

Les côtes du Chili longent des lignes de faille qui entourent le bassin du Pacifique et qui sont à l'origine de fréquents séismes et éruptions volcaniques.

lundi 9 octobre 2017

CHILI: DES MILLIERS DE MANIFESTANTS EN DÉFENSE DES INDIENS MAPUCHE


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CHILI: DES MILLIERS DE MANIFESTANTS
EN DÉFENSE DES INDIENS MAPUCHE  
PHOTO AGENCIA UNO

Le rassemblement, organisé chaque mois d'octobre en rejet de l'arrivée des Espagnols en Amérique latine, a pris une tournure plus revendicative cette année, pour exiger la fin de l'application d'une dure loi antiterroriste contre les indiens Mapuche accusés d'actes de vandalisme.


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PHOTO AGENCIA UNO
Quatre d'entre eux, emprisonnés depuis l'an dernier, ont récemment observé une grève de la faim pendant plus de 100 jours pour réclamer d'être jugés selon la législation ordinaire.

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PHOTO AGENCIA UNO
« Nous ne voulons plus d'armes sur notre territoire Mapuche, nous ne voulons plus de la loi antiterroriste », ont réclamé lundi les manifestants, parmi lesquels des Mapuche en tenue traditionnelle, qui ont défilé au rythme des tambours.

Quelques incidents ont éclaté quand des manifestants cagoulés ont lancé des pierres contre la police, qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

La présidente chilienne Michelle Bachelet a accédé la semaine dernière à la requête des quatre grévistes de la faim, en raison de la détérioration de leur état de santé. L'ONU a également critiqué la dureté de cette législation appliquée aux Mapuche.

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PHOTO AGENCIA UNO
Au total, une dizaine d'indiens Mapuche sont encore détenus pour différents actes de vandalisme, contre les camions, des temples religieux ou encore des propriétés privées du sud du Chili, où sont concentrés les Mapuche.

Les Mapuche sont la principale minorité indienne du Chili. Leur frange militante réclame des terres « ancestrales » saisies par l'Etat à la fin du 19e siècle, propriétés désormais d'entreprises forestières.

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PHOTO AGENCIA UNO
La communauté, qui a résisté à trois siècles de colonisation espagnole, compte 700.000 personnes (sur les 17 millions d'habitants du Chili) au niveau de vie très pauvre par rapport au reste de la population.

En juin, la présidente Bachelet avait demandé pardon pour les « erreurs et horreurs » commises contre cette ethnie, promettant d'étudier le registre des terres et eaux indigènes pour aborder la question de la restitution de territoires Mapuche.

vendredi 6 octobre 2017

MONDIAL 2018 : L'ARGENTINE AU BORD DU GOUFFRE, LE CHILI RESPIRE

Cinq équipes se tiennent en deux points, entre le Chili (3e, 26 unités) et le Paraguay (7e, 24 unités) qui garde un mince espoir de qualification grâce à son succès de jeudi (2-1) face à la Colombie (4e, 26). L'Argentine ne pointe qu'en sixième position, avec le même nombre de points que les Péruviens (5e, 25), qui occupent pour le moment une place de barragiste et rêvent à une première participation au Mondial depuis 1982. Même s'il admet que la position de l'Argentine «n'est pas très confortable», le sélectionneur Jorge Sampaoli se veut «très confiant dans le fait que nous allons être au Mondial».

La feuille de match d'Argentine - Pérou

Pour le match crucial de jeudi face au Pérou, la Fédération argentine avait misé sur l'ambiance bouillante du mythique stade de la Bombonera. Sauf que si Messi a bien touché le poteau au retour des vestiaires l'Albiceleste a livré une nouvelle fois une copie bien pâle. «On ne peut pas en demander plus à Leo Messi. Il a eu des opportunités, les a créées, a eu des balles de but. On a eu un Messi très intense, celui dont l'Argentine a besoin», a considéré Sampaoli. Ironie du sort, la dernière fois que l'Albiceleste a raté un Mondial (celui de 1970, au Mexique), elle avait été condamnée par un match nul (2-2) face au Pérou, dans ce même stade de la Bombonera.

L'Uruguay manque le coche

Double tenant du titre de la Copa América, le Chili a souffert jusqu'au bout mais est parvenu à remporter une victoire précieuse qui l'a remis sur les rails. L'attaquant Eduardo Vargas qui a ouvert le score à la 22e minute, avant l'égalisation de l'Equatorien Romario Ibarra à la 82e. Trois minutes plus tard, la star d'Arsenal Alexis Sanchez a redonné le sourire aux Chiliens (2-1). À Barranquilla, la Colombie tenait sa qualification pendant une dizaine de minutes, après un but de l'attaquant vedette de Monaco Radamel Falcao (79e), mais s'est totalement écroulée en fin de match. Oscar "Tacuara" Cardozo a égalisé (88e) et Antonio Sanabria a remis le Paraguay dans la course au Mondial en marquant dans le temps additionnel (2-1, 90e+2). L'Uruguay (2e, 28) a également raté une belle occasion de valider son billet pour la Russie en faisant match nul (0-0) à face à la lanterne rouge, le Venezuela, mais ne devrait pas avoir trop de mal pour se qualifier. Mardi, il lui suffira d'un point à domicile face à la Bolivie, déjà hors course, qui a tenu en respect le Brésil (0-0), handicapé par l'altitude de La Paz (3.600 m).