samedi 19 avril 2014

ZUNZUNEO AVAIT BIEN POUR BUT D’ENVOYER DES MESSAGES À CONTENU POLITIQUE

PENDANT DEUX ANS, LES CUBAINS ONT EU ACCÈS AU RÉSEAU ZUNZUNEO, SECRÈTEMENT FINANCÉ PAR LES ETATS-UNIS POUR DÉSTABILISER LE POUVOIR. PHOTO ENRIQUE DE LA OS

L’agence nord-américaine AP a révélé de nouvelles preuves sur les plans de l’USAID visant à introduire des contenus politiques contre la Révolution dans son réseau de messagerie destinés aux téléphones portables cubains
dans Granma

WASHINGTON. – Les brouillons des messages créés par une plateforme de communication semblable à Twitter, destinée à Cuba et financée en secret par le gouvernement des États-Unis, étaient ouvertement politiques. C’est ce que démontrent les documents obtenus par l’agence Associated Press (AP), bien que le gouvernement nord-américain ait affirmé que son programme était « neutre ».

Les premiers messages se moquaient du gouvernement cubain et ont été créés par un caricaturiste politique qui travaillait pour le projet de ce réseau social. Ces messages sont en contradiction avec les affirmations précédentes de l’administration étasunienne selon lesquelles ce programme ne contenait pas de messages politiques.

La révélation des textes est intervenue à un moment où le directeur de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), Rajiv Shah, a déclaré mardi au Congrès, dans un discours parfois agressif, que le seul but du programme était d’augmenter le flux d’informations à Cuba.

Une enquête de l’agence AP menée la semaine dernière révèle que le programme, connu sous le nom de ZunZuneo, n’a pas tenu compte des restrictions cubaines concernant le numérique et a créé un réseau de messagerie aux contenus apparemment inoffensifs, mais dont l’objectif était d’installer une plateforme d’influence politique.

ZunZuneo aurait attiré des dizaines de milliers de souscripteurs qui ignoraient que ce programme était soutenu par Washington, qui s’est efforcé de dissimuler sa participation.


Mari Harf, porte-parole adjointe du Département d’État a déclaré la semaine dernière que « personne travaillant dans ce projet ou le dirigeant n’avait remis de matériel politique ». 

« Lorsque ce programme a démarré, pour son lancement ses responsables ont inclus des informations sur la météo, des nouvelles de sport, mais jamais de matériel politique », a affirmé Hart. (Rédaction internationale).