jeudi 8 janvier 2015

CHILI: QUATRE PERSONNES ARRÊTÉES APRÈS LE VOL DU SIÈCLE


Les arrestations ont eu lieu dans différents points de la capitale : l'un des suspects a ainsi été appréhendé alors qu'il essayait de dépenser une partie du butin dans un centre commercial. Il portait une valise contenant 120 000 $.

Le vol avait eu lieu le 12 août dernier quand, en seulement quelques minutes et sans un seul coup de feu, huit individus déguisés en employés aéroportuaires avaient volé plus de 7 millions de dollars d'un fourgon blindé de la société de transport de fonds Brink's, sur la piste de l'aéroport de Santiago.

L'argent était destiné à être envoyé par avion à des banques et des chantiers miniers du nord du Chili.

La bande avait ensuite pris la fuite à bord de deux fourgonnettes, abandonnant et brûlant l'une d'elles à trois kilomètres de l'aéroport.

Le précédent record avait été établi en avril 2006 quand des malfaiteurs avaient volé 922 millions de pesos (environ 1,7 million de dollars). Ironie de l'histoire, ce vol avait eu lieu dans ce même aéroport et avec la même entreprise de transport de fonds.

mercredi 7 janvier 2015

ONU : PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

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 LA PRÉSIDENTE DU CHILI, MME MICHELE BACHELET.  PHOTO D'ARCHIVES UESLEI MARCELINO 
La Présidente du Chili, Mme Michele Bachelet, présidera le débat public prévu le 19 janvier, qui débutera à 9 h 30, et portera sur le thème du développement inclusif en lien avec le maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Participeront également à cette séance le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon; le Président de la Commission de consolidation de la paix, M. Antonio de Aguiar Patriota; ainsi que Mme Leymah Gbowee, lauréate 2011 du prix Nobel de la paix.  Ce débat mettra l’accent sur les liens entre développement inclusif et prévention des conflits, en soulignant l’importance à accorder à tous les facteurs de prévention des conflits, comme la gouvernance et le développement socio économique.

Le Ministre des affaires étrangères du Chili présidera, quant à lui, la séance d’information du 14 janvier sur la question de la consolidation de la paix.  Le Vice-Secrétaire général de l’ONU, M. Jan Eliasson, et le Président de la Commission de consolidation de la paix, feront des présentations au cours de cette séance de travail du Conseil qui sera basée sur le dernier rapport en date du Secrétaire général.

Le lendemain, le jeudi 15 janvier, le Ministre chilien présidera le débat public du Conseil de sécurité sur le Moyen Orient, séance à laquelle participera le Sous-Secrétaire général par intérim aux affaires politiques, M. Jens Toyberg-Frandzen.

Un autre débat public sera organisé, le 27 janvier, et portera sur le thème de la protection des civils dans les conflits armés en mettant un accent particulier sur le sous-thème de la protection des femmes.  M. Barros Melet a souligné la responsabilité qui incombe à toutes les parties de respecter le droit international - notamment les droits de l’homme, le droit humanitaire et le droit des réfugiés.  Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, participera à cette réunion à laquelle prendra également part le Représentant permanent de la Croix-Rouge.

À la suite des trois débats publics, « nous espérons adopter des déclarations présidentielles », a précisé, lors de la conférence de presse de ce matin, le Président du Conseil.

Le Conseil de sécurité se rendra par ailleurs en mission en Haïti, du 23 au 25 janvier, pour soutenir le processus en cours dans ce pays et la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité sur le terrain.

La Syrie sera trois fois à l’ordre du jour du Conseil de sécurité en ce premier mois de l’année 2015, ceci dans le cadre du point de l’ordre du jour du Conseil relatif au Moyen Orient.  Pour commencer, le Conseil tiendra des consultations le 6 janvier, au cours desquelles la Haut-Représentante pour les affaires de désarmement, Mme Angela Kane, fera un exposé relatif aux armes chimiques.  La situation en Syrie sera aussi abordée le 28 janvier au cours d’une séance d’information, avec un exposé de la Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, Mme Kyung-wha Kang, suivi de consultations.  D’autres consultations auront lieu sur le même sujet le 22 janvier, en présence de M. Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, qui parlera de la situation humanitaire en Syrie.

Cet après-midi, passant aux questions relatives au continent africain, M. Barros Melet a annoncé que le Conseil se réunira, demain, mardi 6 janvier, pour entendre une présentation de M. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), séance qui sera suivie de consultations sur cette question.

Puis, le 8 janvier, le Représentant spécial et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), M. Mohammed Ibn Chambas, fera un exposé devant le Conseil de sécurité qui, dans la foulée, tiendra ensuite des consultations sur le même sujet.

Le Conseil se réunira ensuite le 13 janvier pour entendre une présentation de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la Côte d’Ivoire, Mme Aïchatou Mindaoudou, sur l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).  M. Barros Melet a ajouté qu’il y ferait également un exposé portant sur la visite qu’il vient d’effectuer dans ce pays en sa qualité de Président du Comité créé par la résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité sur les sanctions en Côte d’Ivoire.

Le lendemain, mercredi 14 janvier, le Conseil de sécurité prendra des décisions sur le renouvellement des sanctions relatives à la République centrafricaine et sur l’extension du mandat du Comité d’experts y afférant.

Le 21 janvier aura lieu une réunion avec les pays contributeurs de troupes, a d’autre part annoncé cet après-midi le Président du Conseil de sécurité.  Au cours de la matinée du 21 janvier, le Conseil de sécurité se réunira aussi en consultations pour discuter de décisions à prendre sur le Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale (UNRCCA).

Puis, dans l’après-midi du 21 janvier, aura lieu une séance d’information, suivie de consultations sur le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) dont le mandat s’est achevé en décembre 2014.  M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, présentera le rapport pertinent du Secrétaire général.

Le 22 janvier, le Conseil de sécurité organisera une séance d’information sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui sera suivie de consultations.  Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix y participera, ainsi que le Représentant permanent de la Jordanie, en sa qualité de Président du Comité 1533 du Conseil de sécurité chargé de surveiller l’application des régimes de sanctions concernant la RDC, qui fera une présentation sur le renouvellement du mandat de ce Comité.

En ce qui concerne Chypre, le Conseil tiendra le 26 janvier des consultations sur la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), avec le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, avant d’adopter, le 28 janvier, une résolution sur le renouvellement du mandat de la Force.

Interrogé par la presse sur la mission que mènera le Conseil en Haïti, M. Barros Melet a tout d’abord rappelé que le Conseil avait décidé de réduire l’effectif global de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).  « Le message que le Conseil de sécurité voudrait réitérer est le besoin urgent de convoquer des élections et de normaliser le processus législatif et présidentiel en Haïti », a dit le Président du Conseil de sécurité.  Il a prôné l’adoption d’un calendrier électoral qui soit réalisable.  Cette visite, a-t-il ajouté, devrait contribuer à faire avancer ce processus et permettre d’aboutir à des résultats positifs.  S’agissant de l’épidémie de choléra qui a affecté Haïti, il a précisé que le Conseil n’était pas saisi de cette question, mais que d’autres instances, aux Nations Unies, déploient d’immenses efforts pour la traiter.

Concernant la question de la Palestine, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier 2015 a indiqué n’avoir, en tant que Président du Conseil de sécurité, aucune information sur une nouvelle résolution qui serait présentée par un membre du Conseil.  En ma capacité nationale, a-t-il ajouté, j’ai vu et entendu dans la presse qu’un projet de résolution « pourrait » être présenté la semaine prochaine.

En ce qui concerne l’expulsion de deux fonctionnaires de l’ONU du Soudan, il a indiqué qu’il y avait des discussions sur le message à adresser au Gouvernement de ce pays pour lui exprimer le caractère inapproprié de cette décision.  Nous avons soutenu la déclaration publiée par le Secrétaire général sur cette question, a-t-il précisé.

D’autres questions posées lors de la conférence de presse ont porté sur la question des droits de l’homme et celle de la situation en République populaire démocratique de Corée, sur laquelle « une résolution très importante a été adoptée par le Conseil de sécurité en décembre ».  Le programme du Conseil de sécurité étant établi à l’avance, il faudra, si nécessaire, prévoir une discussion sur ce point au cours des mois prochains, a expliqué le Président du Conseil.

M. Barros Melet a aussi été amené à s’exprimer, en sa capacité nationale de Représentant permanent du Chili, sur la réforme du Conseil de sécurité.  Le Chili a toujours été en faveur de la recherche de la meilleure façon de réformer le Conseil, a-t-il dit.  Également en sa qualité nationale, il a précisé que le Chili voyait la réunion de dialogue sur la Syrie que la Russie organise à Moscou comme étant une « étape particulièrement importante ».

S’agissant de la situation en Ukraine, qui ne figure pas au programme du Conseil en ce mois de janvier, il a précisé que cette question serait probablement abordée pour répondre à une demande qu’ont faite en ce sens la Lituanie et le Royaume-Uni.  Quant à la question de Cuba, elle ne figure pas au programme du Conseil de sécurité, a répondu M. Barros Melet à la presse.

LE CHILI REFUSE LA MÉDIATION VATICANE SUR SON DIFFÉREND FRONTALIER AVEC LA BOLIVIE

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LE CHANCELIER CHILIEN HERALDO MUÑOZ. PHOTO JJ SULIN PHOTOGRAPHIE INC.
La Bolivie n’a en effet jamais accepté d’avoir dû céder au Chili, en 1883 à l’issue de la Guerre du Pacifique, son unique accès à la mer, constitué aujourd’hui par les régions chiliennes de Tarapaca et Antofagasta, soit 400 km de côtes et 120 000 km2, dont le désert d’Atacama, très riche sur le plan minier.

En 2013, la Bolivie a déposé un recours devant la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye (Pays-Bas), dont le Chili conteste toutefois la compétence en la matière, estimant qu’elle a été créée après le traité de 1904 ratifiant la cession de territoires entre le Chili et la Bolivie.

DEMANDE D’INFORMATION DU PAPE

Dans un entretien aux médias gouvernementaux, dimanche 4 janvier, le président Evo Morales avait évoqué l’idée d’une méditation du pape François sur ce sujet, rappelant le récent succès de la diplomatie vaticane dans la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba.

Le président bolivien avait alors expliqué que, lors d’une récente rencontre avec le pape argentin, celui-ci lui avait demandé des explications sur le différent boliviano-chilien et qu’il lui avait transmis le Livre bleu qui résume la position historique et juridique en faveur d’un accès souverain à la mer de la Bolivie.

Sortant lundi d’une réunion à la CIJ, le ministre chilien des affaires étrangères a dit tout ignorer d’une éventuelle demande du Saint-Siège.

« LE CHILI N’ACCEPTERA PAS UNE QUELCONQUE MÉDIATION »

« Nous savons tous que la diplomatie vaticane est hautement compétente et très sérieuse », a-t-il reconnu, soulignant que « c’est au Saint-Siège qu’il revient de dire si le Saint-Père a demandé des informations au président bolivien ».

Heraldo Muñoz s’est toutefois montré très réticent à l’idée d’une méditation vaticane. « Le Chili n’a pas accepté dans le passé, n’accepte pas et n’acceptera pas une quelconque médiation sur un sujet qui est absolument bilatéral », a-t-il précisé, insistant sur le fait que son pays « ne peut envisager ni accepter de céder un territoire sous la pression ou la médiation de qui que ce soit, d’autant plus que le cas est porté à La Haye ».


En 1979, le Chili avait déjà accepté une médiation du Saint-Siège dans le conflit qui l’opposait à l’Argentine – le pays du pape François – à propos du canal du Beagle, à l’extrémité de la Terre de feu. La médiation poussée par Jean-Paul II avait abouti au traité d’amitié argentino-chilien signé le 29 novembre 1984 au Vatican.

EMBROS VOITHATE NA SIKOSOUME

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 «Ομπρός βοηθάτε να σηκώσουμε τον ήλιο»,  MARIA FARANTOURI: EMBROS VOITHATE NA SIKOSOUME
DURÉE : 00:03:29 




En 1984, le Président du groupe socialiste au parlement européen, Ernest Glinne, signait un billet de présentation d'un 33 tours contenant 16 chants révolutionnaires européens dont "embros voithate na sikosume" de M. Théodorakis... On pouvait y lire : "Les chants du mouvement ouvrier européen sont encore vivants et engendrent de nouveaux chants dans la lutte pour la liberté et l'égalité sociale. Notre disque veut entretenir ce grand héritage et être source de courage pour les luttes de l'avenir"... 

    lundi 5 janvier 2015

    SYRIZA, PODEMOS : 2015 SERA L'ANNÉE DE LA NOUVELLE GAUCHE

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    ALEXIS TSIPRAS ET PABLO IGLESIAS, LES LEADERS 
    DE SYRIZA (GRÈCE) ET PODEMOS (ESPAGNE). 
    PHOTO DANI POZO.

    N'ayant pas de devises propres, des pays
    ILLUSTRATION PAR MANOS SYMEONAKIS
    comme la Grèce et l'Espagne, confrontés à la crise, n'ont pas pu dévaluer leur monnaie pour rendre leurs économies plus compétitives. L'autre option qui s'offrait alors à eux était de suivre le principe keynésien : « des investissements massifs de l'Etat pour stimuler l'économie, comme le fit le gouvernement américain au début du mandat de Barack Obama. Mais l'Union européenne, à l'instigation de l'Allemagne, a bloqué cette option en menaçant de bloquer prêts et crédis à l'Europe du sud, à moins que ces gouvernements ne fassent des coupes majeures dans leurs dépenses. Intimidées, la Grèce et l'Espagne se sont exécutées».


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    Si, dans un premier temps, les Grecs ont cru à ces remèdes, cela n'a pas duré, observe encore Harold Meyerson. « Après trois années de désespoir, ils ne voient toujours pas le bout du tunnel : leur patience est à bout ». Comme les Espagnols, ils sont nombreux à s'opposer aux politiques d'austérité et aux partis qui les ont fait appliquer. C'est à la faveur de ces mouvements qu'ont émergé de nouveaux partis de gauche qui caracolent en tête des sondages: Syriza en Grèce, Podemos en Espagne. «Alors qu'un parti néo-nazi (Aube Dorée) a émergé en Grèce, les sondages indiquent que les Grecs lui préfèrent le néo-keynésien Syriza. Voilà une réponse éminemment raisonnable à la misère complètement déraisonnée que les Allemands leur ont imposé ».

    samedi 3 janvier 2015

    AMÉRIQUE LATINE : APRÈS LE COUP DE FREIN, DE NOUVEAUX DÉFIS SE PROFILENT

    Mais elle doit gérer une situation inconfortable sur plusieurs fronts : effondrement des cours du pétrole et baisse du prix de la plupart des matières premières, ralentissement de la Chine, son premier client, sans parler des défis liés à l’augmentation probable des taux d’intérêt américains. Si certains pays sont bien placés pour surfer sur la vague de 2015, la plupart risquent encore de se retrouver avec le vent dans le nez.

    La région est loin d’être homogène. Schématiquement, il se dessine une sorte de coupure Est-Ouest. Coface, à l’instar de plusieurs organismes internationaux, divise la région en « bloc atlantique » et « bloc pacifique ». Dans le premier, les Etats ont une plus grande participation dans l’économie et une tendance plus interventionniste. Alors que les seconds, à l’instar du Mexique, du Pérou, de la Colombie et du Chili, qui se sont regroupés au sein de l’Alliance du Pacifique, sont de farouches partisans du libre-échange. Une ouverture qui leur garantit, selon Coface, des gains de productivité plus importants et leur permet d’attirer davantage d’investissements. « Ces tendances doivent se maintenir l’année prochaine. Ces pays possèdent des éléments en commun, toutes proportions gardées évidemment – par exemple, l’interventionnisme et l’inflation élevée au Venezuela ne sont pas comparables à ce qui se passe au Brésil », explique Patricia Krause, économiste de la Coface à São Paulo.
    La fin du super-cycle des « commodities » est un coup dur pour la région, grande exportatrice de matières premières, même si certains s’y sont préparés, comme le Chili. Sur les marchés financiers, la fête est finie, depuis que la banque centrale américaine a cessé d’injecter massivement des liquidités. Le Brésil en a profité pour accumuler de solides réserves internationales (375 milliards de dollars), qui pourraient amortir le choc en cas de crise. Mais le retour aux grands équilibres, promis par Dilma Rousseff après sa réélection en octobre, sera crucial pour rétablir la confiance dans la plus grande économie de la région, qui tourne toujours au ralenti.

    Echéances positives

    La chute des cours du bari l a des effets plus contrastés. Catastrophique pour le Venezuela et pour tous les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes qui dépendent de l’aide du grand frère socialiste, dont Cuba, elle constitue aussi un coup dur pour l’Equateur, et dans une moindre mesure, pour la Colombie. Au Brésil, la rentabilité de la production dans le bassin pré-salifère est affectée. En 2015, le temps s’annonce « nuageux, voire pluvieux », résume André Meier, un économiste du FMI. Parmi les importateurs, en revanche, c’est surtout le Chili qui bénéficie de la conjoncture.

    Sur le front des élections, la grande question est de savoir si la continuité observée cette année dans quatre pays (Brésil, Colombie, Bolivie, et Uruguay) va se poursuivre en 2015. Avec deux échéances potentiellement explosives : présidentielle en Argentine en octobre, et législatives au Venezuela en décembre. 

    Thierry Ogier, Les Echos
    Correspondant à São Paulo

    GRÈCE : « L’AVENIR PORTE LE NOM DE L’ESPOIR »

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    « À la fin de l’année qui s’en va, la fin de cette
    cinquième année de mise en œuvre des mémorandums, je m’adresse à chaque citoyenne et à chaque citoyen grecs pour transmettre un message d’espoir et d’optimisme.

    À la fin d’un régime [ qui a succédé à la dictature des colonels ] vieux de quarante ans, qui apporte aussi la fin de l’establishment politique qui a ruiné le pays, je m’élève devant vous et je vous adresse un appel unitaire et démocratique [ de mobilisation ].

    2014 s’en va ; avec l’année s’en va aussi le gouvernement Samaras pour que prennent fin les mensonges, l’intimidation, l’autoritarisme, la tromperie. 2014 se termine pour que s’achève un ordre établi qui a enfoncé notre patrie dans la pauvreté, le chômage, l’indignité.

    2015 arrive à la manière dont il se doit. La démocratie revient vers le lieu même où elle est née. La parole est de nouveau à ceux dont elle est due. A ceux qui en ont été privés, ainsi [qu’ils ont été privés] de droits et d’acquis sociaux existants depuis des siècles. La parole est de nouveau aux citoyens. Aux hommes et aux femmes, à la jeune génération.

    Et je suis certain que l’espoir et le plan d’action, le projet de lendemain l’emporteront sur la peur et l’alarmisme.

    Vis-à-vis de ceux qui nous suivent et nous écoutent nous n’avons qu’un seul engagement.

    Par la grande victoire de SYRIZA aux élections de janvier la force qui a été soustraite à notre peuple lui sera restituée.

    Nous n’avons qu’un seul engagement : il sera mis définitivement fin à l’humiliation nationale et à la crise humanitaire.

    Nous pouvons reprendre les clés de notre pays et mettre en œuvre un plan de reconstruction de l’économie et de la société.

    En plaçant l’humain d’abord. En ayant comme premier soin l’accès à la santé et à l’éducation.

    En plaçant l’environnement d’abord et un barrage aux grands intérêts lucratifs dont l’intention est de le spolier.

    En protégeant le patrimoine public et privé. Le labeur, le toit, les dépôts des citoyens grecs.

    En défendant l’histoire et la culture de notre patrie.

    Le passé que nous laissons derrière est éponyme. Il porte les noms du personnel politique qui a ruiné le pays. Qui a légiféré – la diaploki – l’interconnexion du pouvoir politique et des intérêts lucratifs.

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    LE LEADER DE SYRIZA DANS L'ASSEMBLÉE DE « PODEMOS »

    Le présent porte des pseudonymes derrière lesquels se cachent ceux qui ont transformé notre pays en colonie de la dette et se déguisent de nouveau aujourd’hui en « sauveurs ».

    Mais l’avenir porte un nom, et c’est le nom de l’espoir. L’avenir vous porte tous et toutes.

    Il porte la vision de SYRIZA et de la grande majorité de la société, du grand rassemblement progressiste. Pour une Grèce dans la Dignité, la Justice, la Démocratie.

    Et l’avenir de notre pays c’est déjà mis en marche.

    2015 sera l’année du retournement et de la dignité.

    Ce sera l’année de la Grèce.

    Meilleurs vœux.

    Bonne année à tous et à toutes. »

    Traduction E Kosadinos