mardi 13 janvier 2015

DAKAR: LA DUNE D'IQUIQUE, UN «TOBOGGAN GÉANT» FACE AU PACIFIQUE

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LE 4X4 DE LA DIRECTION DU DAKAR, LORS D'UNE RECONNAISSANCE À IQUIQUE AU NORD DU CHILI, LE 20 SEPTEMBRE 2014. PHOTO AFP 
« Pour moi, demain, ce sera la première fois ! », répond Florent Vayssade, « Bleu » du Dakar, assis en face de lui dimanche soir dans la cantine du bivouac d'Uyuni, au coeur de la caserne du 4e régiment d'infanterie de l'armée bolivienne, en train de préparer son road-book. « Je vais être baptisé. Mais je suis impatient d'y aller, je l'ai vue à la télé tellement de fois. Et tout le monde m'en parle ici ». 

Pour les motards, la descente vers Iquique est au programme lundi soir, pour les derniers hectomètres chronométrés de la 8e étape. Les autos, elles, l'ont fait dimanche soir. Parmi elles, un certain Stéphane Peterhansel, ancien motard mais désormais au volant du buggy Peugeot 2008, reconnaît que l'endroit est spécial: « Quand tu es en haut la première fois, avant de basculer, ça fout les cacahouètes! », avait-il ainsi témoigné lors du Dakar 2014, après avoir dompté la pente à quelque 160 km/h. 

« C'est court, mais on fait le plein d'adrénaline », sourit le Slovène Miran Stanovnik: »Tu vois l'océan en face, et en bas, minuscules, tous ces fous, les spectateurs, qui nous attendent. Et la question est de savoir à quelle vitesse tu es encore en sécurité. Moi, j'y suis allé à 95%, à 100-110, parce que à 100%, si tu tombes, tu as un problème", insiste ce motard expérimenté, 18 Dakar à son actif déjà. 

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LE PILOTE DE BMW STÉPHANE PETERHANSEL DE FRANCE ET CO-PILOTE JEAN-PAUL COTTRET TRAVERSENT UNE VALLÉE AU COURS DE LA SEPTIÈME ÉTAPE DE LA L'ARGENTINE ET LE CHILI RALLYE DAKAR 2010 ENTRE IQUIQUE ET ANTOFAGASTA, AU CHILI, VENDREDI 8 JANVIER, 2010. PHOTO NATACHA PISARENKO


- 'Tu mets les gaz' - 

« C'est vrai qu'elle est impressionnante », insiste Olivier Pain, le leader de Yamaha, toujours auprès de l'AFP: « Tu sors d'un long passage sans rien à l'horizon, et tout à coup, le Pacifique, et le vide. Et tu te retrouves à 130-140 ! ». 

Mais la peur n'est jamais au vocabulaire de ces fous du guidon. Même s'ils concèdent presque tous le mot appréhension, ou « frisson », pour Olivier Pain. 

« En fait, cette dune, on l'attend avec impatience, explique Laia Sanz, pilote officielle de chez Honda, parce que c'est la fin de l'étape ! Mais c'est vrai qu'elle est très raide ! Surtout quand tu te fais dépasser par le Hummer de Robbie Gordon en pleine descente ! Mais la première fois, c'est aussi le spectacle qui te frappe, la vue est tellement magnifique ». 

« Avant de basculer, tu es tenté de grappiller 2 ou 3 secondes juste pour toi, car cette descente, elle est vraiment magique », confirme Alain Duclos. 

Quant à la technique pour dompter la pente, elle est visiblement assez simple : « Tu mets les gaz », explique l'Espagnole de chez Honda, et "surtout tu oublies les freins", complète Miran Stanovnik. « Si tu touches au frein avant, c'est game over », rit Alain Duclos. 

« En fait il suffit de penser que la bière t'attend en bas», résume le motard slovène de chez KTM. 

Par AFP

L' INFAMIE

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COUVERTURE «MARX, MODE D'EMPLOI»
Infamie.  C’est le seul mot qui peut résumer ce que nous sentons face à l’assassinat des copains de Charlie Hebdo. Un crime d’autant plus odieux que ces camarades artistes étaient des gens de gauche, anti-racistes,  anti-fascistes,  anti-colonialistes,  sympathisants du communisme ou de l’anarchisme. 
Il y a peu ils avaient participé à un album en hommage à la mémoire des centaines d’algériens assassiné par la police française à Paris le 17 ocrobre 1961.   Leur unique arme était la plume,  l’humour, irrévérence,  l’insolence.  Aussi contre les religions,  selon la vieille tradition anti-cléricale de la gauche française.  Mais dans le dernier numéro de la revue,  la couverture était une caricature contre l’islamophobie d’Houllebeck,  et on trouvait à l’interieur une page de caricatures contre la religion…catholique.   Rappellons que Charb,  le rédacteur en chef,  était un dessinateur de sensibilité révolutionnaire,  qui a illustré le livre de Daniel Bensaïd,  Marx,  mode d’emploi.  Il était aussi présent dans la soirée en hommage à Bensaïd,  où il croquait des dessins tendres et ironiques,  qui étaient projetés au fur et à mesure.

L’acte de ces fanatiques et intolérants djihadistes est un crime contre la liberté de la presse,  la libre pensée,  la liberté artistique.  Mais il est aussi un crime contre l’Islam,  et contre les musulmans de France,  qui courent le risque de payer l’addition d’une infamie dans laquelle ils ne portent  aucune responsabilité.

  CHARLIE HEBDO N°1177.
DESSIN RENALD LUZIER DIT LUZ
La vague d’islamophobie qui s’est développé en France ces derniers temps,  avec le soutien  de journalistes racistes comme Eric Zemmour,  ou  des écrivains « consacrés » comme Houellebeck,  confond musulmans avec intégristes,  et intégristes avec djihaddistes,  dans un amalgame sournois et manipulateur.  Ce climat déletère favorise les divers courants racistes,  « identitaires » et fascistes,  et surtout l’entreprise de la famille Le Pen,  qui a fait du racisme et de l’islamophobie son fonds de commerce. Ils essayeront naturellement d’utiliser le crime des djihaddistes pour diffuser leur poison.

Les uns et les autres essayent d’instaurer un climat de  « guerre des civilisations »,  selon la sinistre proposition de Samuel Huntington (un des architectes de la Guerre du Vietnam).  Il est urgent de rappeller que le vrai conflit de notre époque n’est pas entre  « l’Islam » et  « l’Occident »,  mais entre exploiteurs et exploités,  oppresseurs et opprimés,  et,  en dernière analyse,  entre les intérêts du capitalisme et ceux de l’humanité.

lundi 12 janvier 2015

POUR LE LEADER DU HEZBOLLAH, LES DJIHADISTES FONT PLUS DE MAL À L'ISLAM QUE DES CARICATURES

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LE LEADER DU HEZBOLLAH HASSAN NASRALLAH, LORS D'UN DISCOURS LE 3 NOVEMBRE 2014 À BEYROUTH. PHOTO HUSSEIN MALLA 

« À travers leurs actes immondes, violents et inhumains, ces groupes ont porté atteinte au prophète et aux musulmans plus que ne l'ont fait leurs ennemis », a déclaré Hassan Nasrallah.
Le chef du Hezbollah chiite libanais a estimé vendredi 9 janvier [2015] que les djihadistes qui sévissent dans le monde portaient davantage atteinte à l'islam que les œuvres se moquant de Mahomet, sans évoquer le massacre à « Charlie Hebdo ».

« En ce moment, il est plus que jamais nécessaire de parler du prophète en raison du comportement de certains groupes terroristes qui se revendiquent de l'islam », a affirmé Hassan Nasrallah, dont le parti chiite combat des mouvements djihadistes sunnites en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad.

À travers leurs actes immondes, violents et inhumains, ces groupes ont porté atteinte au prophète et aux musulmans plus que ne l'ont fait leurs ennemis (...), plus que les livres, les films et les caricatures ayant injurié le prophète », a ajouté le chef du Hezbollah, dans un discours télévisé à l'occasion d'un parrainage d'une association de charité par son parti.

Ce sont les pires actes ayant nui au prophète dans l'histoire », a poursuivi Hassan Nasrallah.

Les événements en France pas directement évoqués

Il faisait allusion notamment au célèbre roman controversé de Salman Rushdie, « Les versets sataniques », pour lequel l'auteur a fait l'objet d'une fatwa émise par l'ayatollah Khomeini en 1989, à la vidéo anti-islam « L'innocence des musulmans » qui avait provoqué de violentes manifestations dans le monde musulman en 2012, et aux caricatures de Mahomet publiées dans un journal danois en 2005 et reprises par l'hebdomadaire « Charlie Hebdo ». Lors de l'affaire des caricatures du journal danois, le Hezbollah comme de nombreux partis islamiques s'était déchaîné contre ces dessins et avait appelé à des manifestations.

Hassan Nasrallah n'a cependant ni mentionné ni condamné l'attaque de « Charlie Hebdo » par les frères Kouachi qui a fait 12 morts mercredi à Paris.

Hassan Nasrallah a fait allusion à la France en affirmant qu'après les atrocités commises par les djihadistes en Syrie, en Irak, au Liban, au Pakistan, en Afghanistan et au Yémen, « le fléau a atteint aujourd'hui les Etats qui ont exporté (ces extrémistes) vers nos pays ».

Appuyé par Téhéran, le Hezbollah chiite, qui s'est fait connaître par des prises d'otages d'Occidentaux dans les années 1980 au Liban, est en guerre contre les rebelles et djihadistes en Syrie, en arguant qu'il défend le Liban contre l'« extrémisme ».

CHARLIE HEBDO

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« REGARDEZ !... REGARDEZ COMMENT ILS SE MOQUENT DE MAHOMET... VOUS ALLEZ RESTER L À SANS RÉAGIR... » DESSIN LANGER


L’assassinat collectif perpétré mercredi 7 janvier 2015 au siège de Charlie Hebdo avait pour objectif de tuer des journalistes et des dessinateurs en raison de leurs opinions. Il endeuille les défenseurs de la liberté d’expression et saisit d’effroi l’ensemble de la société française. L’équipe du Monde diplomatique présente aux familles des victimes ainsi qu’à leurs amis ses condoléances, et les assure de sa solidarité.
Le massacre qui vient d’être commis contribue à une stratégie de la tension et de la peur dont les éléments sont, hélas, connus : fanatismes pseudo religieux, appels à un « choc des civilisations », grignotage des libertés publiques au prétexte, illusoire, de garantir la sécurité de tous et de remporter la « guerre contre le terrorisme ».

Une bataille cruciale est engagée. Elle a pour enjeu la définition même des lignes de fractures françaises. Des incendiaires voudraient enraciner en Europe un clivage opposant entre elles des fractions de la population définies en fonction de leur origine, de leur culture, de leur religion. Nous ferons tout au contraire pour qu’un même côté de la barricade rassemble tous les partisans d’une société émancipée, solidaire et joyeuse, pour laquelle se battaient aussi les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo.

JEAN-LUC MÉLENCHON : « MARINE LE PEN FAIT PARTIE DU PROBLÈME QUE NOUS AVONS À RÉGLER »

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 JEAN LUC MELENCHON LORS 
D'UNE MANIFESTATION. 
PHOTO THOMAS SAMSON
INTERVIEW : Jean-Luc Mélenchon participait au défilé parisien.

Que pensez-vous de la présence de nombreux chefs d'état et de gouvernement étrangers lors de cette manifestation ?


Nous ne sommes pas fous : on voit bien que certains viennent ici se redorer la pilule. M. Orban n'est pas un ami de la liberté d'expression dans son pays. Mais ce n'est pas lui qui fait la manifestation. La marche, c'est une marche de fraternité républicaine. Dans notre malheur, nous sommes frappés à l'endroit qui nous permet de donner le meilleur de nous-mêmes. Les gens sont là pour la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité. C'est un jour qui est refondateur.

Donc Orban et quelques autres sont quantité négligeable. Comment voulez-vous que je me sente concerné par la présence du secrétaire général de l'OTAN ? Je ne sais même pas comment il s'appelle. Les gens qui sont là n'ont pas aboli leur esprit critique du fait de l'émotion qu'ils ressentent. Ils savent parfaitement ce qu'ils font là, avec qui ils sont et contre qui ils sont.

Cette unité citoyenne, c'est quelque chose qui peut durer dans les semaines à venir ?

Il ne faut pas être angélique, tout ça peut se retourner très vite. Il y a des gens qui n'ont pas arrêté une seule seconde de jeter de l'huile sur le feu. Mme Le Pen n'a pas arrêté : dès qu'il y a trois morts, elle réclame le retour de la peine de mort. Encore des morts ! Elle fait partie du problème que nous avons à régler. Tout le monde serait beaucoup plus détendu si on savait qu'on ne l'avait pas sur le dos, elle qui est prête à venir capitaliser sur les peurs. Il y a des gens qui sont un problème, d'autres une solution. Le tout, c'est de ne pas se tromper. Nous vivons un moment reconstructeur du peuple français. Les gens viennent là sans abdiquer aucune de leurs différences, de races, de religions, pour proclamer ce qui les rassemble.

Valérie Pécresse réclame la mise en place d'un Patriot Act à la française, ça vous semble être une réponse adaptée ?

Non, ce serait une erreur totale. Le Patriot Act a été une catastrophe totale. C'est avec ce genre de loi que la situation s'est dégradée. La terreur a commencé à se répandre quand nous nous sommes mis à bombarder à tort et à travers. On pensait régler des problèmes qui sont d'une autre nature, des problèmes politiques. Les propos de l'UMP ou de l'extrême droite vont flatter les scrogneugneux de salon, qui vont faire des mouvements de menton, mais ils ne réfléchissent pas. Les assassins étaient entrés en prison sans idées politiques, ils en sont ressortis fanatisés.

Il faudrait peut-être se poser la question de savoir comment on utilise la prison. Le maître mot aujourd'hui, c'est le discernement. Il faut utiliser les bons mots : nous ne sommes pas en guerre en France. Quand on est guerre, il faut nommer l'ennemi. Les assassins sont des citoyens français, cela voudrait donc dire qu'il y a un ennemi de l'intérieur. J'ai dit au président de la République qu'il fallait faire très attention au vocabulaire. Il m'a dit qu'il était d'accord, ce qui dans son cas ne signifie pas grand-chose. S'il pouvait en parler à son premier ministre, ce serait parfait.

Manuel Valls n'utilise-t-il pas les bons mots ?

Il est plus dans le mouvement de menton. Mais je ne me soucie pas d'eux.

jeudi 8 janvier 2015

UN MOTARD MORT SUR LE DAKAR

Michal Hernik, pilote KTM, a été retrouvé sans vie à 300 mètres de la piste, à 16h03, a précisé un communiqué de l’organisation de la course, et il ne portait pas son casque, a précisé le directeur de l’épreuve, Etienne Lavigne, qui a également souligné devant la presse que sa moto ne présentait pas de traces de choc.

Suite à la perte du signal normalement émis par la balise iritrack du concurrent, à 14h37, et constatant l’absence du concurrent au bivouac d’arrivée, à 15h16, la direction de la course a aussitôt dépêché un hélicoptère sur place. Mais le médecin à bord de l’appareil n’a pu que constater la mort du pilote, qui occupait mardi matin la 84e place au classement.

Catégorie la plus meurtrière

39 ans, Michal Hernik était un « bleu » du Dakar, qu’il découvrait pour la première fois, après avoir participé à l’Abu Dhabi Desert Challenge en 2014 et au rallye du Maroc en 2013.

Depuis l’arrivée du Dakar en Amérique du Sud, seule les éditions 2010 et 2011 n’ont pas été frappées par la mort d’un concurrent, avec les décès du Français Pascal Terry en 2009, de l’Argentin Jorge Martinez Boero en 2012, du Français Thomas Bourgin en 2013, dans un accident de la route avec des carabiniers chiliens, et du Belge Eric Palante en 2014. Tous des motards, la catégorie la plus meurtrière de l’épreuve.

DAKAR 2015 : 4ÈME ÉTAPE, LE CHILI !

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NASSER AL-ATTIYAH, NÉ LE 21 DÉCEMBRE, 1970. NATIONALITÉ QATARI, ÉQUIPE RED BULL QATAR ÉQUIPE 
L'entrée au Chili se mérite ! Un réveil très matinal et une ascension jusqu'à 4 800 mètres d'altitude ont précédé le passage de la frontière au Paso San Francisco. La partie réellement sportive a débuté par un échauffement progressif sur les pistes minières, avant de se confronter aux réalités du désert d'Atacama. On joue alors sur terrain ouvert, et sablonneux. C'est ensuite dans les 40 derniers kilomètres, et pour beaucoup, de nuit, que seront abordées les dunes et les cuvettes géantes de Copiapo. La finesse et l'instinct dans le franchissement seront récompensés.

Après un début de Dakar très compliqué, Nani Roma débute son retour en forme. 2e à 2'40 de son coéquipier, le pilote Mini pourrait jouer un rôle crucial aux côtés d'Al-Attiyah lors des prochaines étapes.

En concédant 3 minutes supplémentaires à Nasser Al-Attiyah à l'arrivée à Copiapo, Giniel De Villiers reste le principal adversaire du pilote qatari au classement général avec 8 minutes de retard.

1. Al-Attiyah
2. Nani Roma +2m40s
3. Giniel De Villiers +2m57s