vendredi 8 mai 2015

LA BOLIVIE RÉCLAME AU CHILI UN ACCÈS «SOUVERAIN» À LA MER

MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES DU CHILI 

Depuis l’indépendance

À vrai dire, le conflit frontalier est plus ancien encore que la défaite militaire bolivienne. Car le Chili et la Bolivie - qui ont conquis leur indépendance de l’Espagne en 1818 et 1825 - n’ont hérité de l’ancienne métropole qu’une indication très vague : le désert d’Atacama était la frontière nord de la capitainerie générale du Chili, rattachée au vice-royaume du Pérou.

Quand la Bolivie est déclarée indépendante, après 16 ans de guerre, Simon Bolivar - dont le nom est donné au nouveau pays - considère le port de Cobija, sur le Pacifique, comme bolivien. Mais le Chili - qui possède 4 000 km de côte sur le Pacifique - assure qu’il n’en est rien et que sa frontière nord touche au Pérou.

En 1866, les deux capitales négocient un traité qui fixe le 24e parallèle sud comme leur frontière, au grand mécontentement de la population chilienne, qui juge qu’on a «cédé» des territoires nationaux aux Boliviens.

La violation, par la Bolivie, en 1879, des articles de l’accord portant sur les taxes ouvre la guerre entre Santiago et La Paz, cette dernière appuyée par le Pérou. Le Chili bat ses deux ennemis et annexe les 400 km de côte bolivienne (et 120 000 km2, soit un territoire grand comme près de quatre fois la Belgique). Le Pérou l’acceptera en 1883 et la Bolivie en 1904.

Remise en cause du traité

C’est ce traité de 1904 que la Bolivie veut remettre en cause et le Chili n’acceptera pas de céder une partie de son territoire, plaide aujourd’hui Santiago devant la Cour de La Haye, tandis que La Paz demande aux juges d’ordonner à Santiago de «négocier de bonne foi et de manière effective avec la Bolivie en vue de parvenir à un accord assurant à celle-ci un accès pleinement souverain à l’océan Pacifique».

Cette revendication bolivienne a été portée devant la justice internationale par le populaire président Evo Morales, socialiste d’origine indienne élu en 2005. Sous sa direction, le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud, qui a nationalisé ses ressources naturelles - dont le gaz - connaît une croissance de 5 % par an (une des plus hautes de la région), tandis que le produit intérieur brut par tête a été multiplié par trois en huit ans.

La poursuite du développement économique, explique-t-on à La Paz, réclame un accès libre à la mer.

jeudi 7 mai 2015

LA PRÉSIDENTE DU CHILI DEMANDE LA DÉMISSION DE SON GOUVERNEMENT

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La cote de popularité de Mme Bachelet est au plus bas, avec 31 % d’opinions favorables, en partie en raison de scandales de corruption sans précédent. Le fils aîné de Mme Bachelet, Sebastián Dávalos, 36 ans, est accusé de trafic d’influence. Il avait participé en 2013 à une réunion de son épouse, Natalia Compagnon, avec un haut fonctionnaire de la Banque du Chili, afin de solliciter, en pleine campagne électorale, un prêt de 10 millions de dollars (9 millions d’euros) pour des investissements immobiliers qui auraient rapporté au couple 4 millions de dollars de bénéfice. Le crédit a été accordé à Natalia Compagnon au lendemain de l’élection de sa belle-mère à la présidence de la République.

À cela s’ajoutent d’autres scandales de fraude fiscale et de financement illicite de campagnes électorales. De puissants entrepreneurs sont impliqués dans ces affaires, qui éclaboussent surtout l’Union démocrate indépendante (UDI, droite). Son président, Ernesto Silva, a démissionné le 12 mars 2015.

mercredi 6 mai 2015

LE PROPRIÉTAIRE DU QUOTIDIEN « EL MERCURIO », JOURNALISTE DÉCHU


Agustín Edwards, cinquième du nom de cette famille de la haute bourgeoisie et propriétaire du principal journal chilien El Mercurio, a été expulsé du Collège des journalistes chiliens. Quarante ans après la collaboration d’Edwards avec le gouvernement de Pinochet, un sentiment de justice gagne enfin les journalistes qui ont déposé plainte.


On se souvient que, dès 1967, les étudiants chiliens avaient tendu sur l’Université catholique à Santiago, une bannière disant « El Mercurio miente » (le Mercurio ment). N’acceptant pas la victoire du socialiste Salvador Allende aux élections présidentielles de 1970, le président des États-Unis Richard Nixon donne l’ordre à la CIA d’entreprendre les actions nécessaires pour mener à un coup d’État contre Allende. Selon Richard Helms, alors directeur de la CIA, “la réunion à la Maison Blanche fut en partie provoquée par le récit d’Agustín Edwards invité par Don Kendall, président de Pepsi Cola, sur la situation politique au Chili. Le président Nixon était prêt à débloquer 10 millions de dollars » (1). En 1971, les États-Unis envoient 700 000 puis 865 000 dollars au Mercurio pour dénigrer systématiquement Allende dans ses colonnes. L’objectif du module CIA-Edwards, bien aidé par le Parti Démocrate Chrétien qui recevait aussi sa part de billets verts, était de provoquer un mécontentement populaire afin qu’Allende doive s’en aller ou mieux encore, que l’armée prenne le pouvoir.

Durant les trois années du gouvernement Allende, Edwards s’est exilé aux États-Unis abandonnant la direction de son quotidien à Fernando Leniz et Hernán Cubillos qui, après le retour d’Edwards au Chili une fois la dictature bien installée, deviendront ministres de l’Économie et des Affaires Étrangères de Pinochet. Le Mercurio d’Edwards fut ainsi un grand allié de Pinochet durant toute la dictature, publiant en première page tous les mensonges de la désinformation dictatoriale. Par exemple, “Allende a monté une armée de 11 000 hommes, la plupart Cubains”. Inutile de dire qu’on n’en trouvera jamais la moindre trace!

 Autres exemples significatifs

PABLO HONORATO PRÈS DU CORPS DE MARTA UGARTE
« Une belle jeune femme étranglée. » : Le 14 septembre 1976, le journaliste Pablo Honorato du quotidien Las Últimas Noticias, appartenant à la chaîne des journaux d’Edwards, raconte que  « le cadavre d’une jeune femme de 23 ans a été trouvé sur une plage, étranglée avec un fil de fer et présentant plusieurs fractures aux poignets, probablement le fait d’un maniaque sexuel »  selon le journaliste. Tout est faux. Il s’agissait du corps de Marta Ugarte, 42 ans, militante communiste arrêtée par la DINA, la police secrète de Pinochet, torturée, assassinée puis jetée à la mer attachée à un bloc de béton ou un tronçon de rail pour qu’on ne retrouve jamais son corps. Mais voilà, le lien s’est défait et la mer avait rejeté le corps sur la plage. Il fallait inventer une histoire. Agustín Edwards n’avait pas hésité à publier ce grossier mensonge…

UNE DU QUOTIDIEN EL MERCURIO DU 9 DE AVRIL 1987
Les violences du Parti communiste contre le Pape: Le 1er avril 1987, le Pape Jean-Paul II visite le Chili. Alors qu’il lit son discours devant la foule du Parc O’Higgins, des individus provoquent des incidents auxquels la police répond immédiatement par des lancers d’eau et des gaz lacrymogènes devant un Pape consterné par cet immense chaos… Six jours plus tard, El Mercurio annonce en première page que deux membres du PC ont provoqué le désastre : il donne leurs noms et leurs photos. Tout est faux. En réalité les deux jeunes gens avaient été arrêtés la veille par la CNI, nouvelle police secrète de Pinochet puis torturés pendant 10 jours. Les provocateurs étaient en fait des militaires et l’intervention ultra rapide de la police montre que la provocation était préméditée. Toute l’affaire n’était qu’un montage réalisé par la police secrète avec la complicité du Mercurio pour faire croire au Pape et au monde que les communistes étaient les ennemis et que seule la dictature pouvait les arrêter…

 Expulsé du Collège des journalistes !

Un groupe de journalistes a récemment déposé une demande d’expulsion d’Edwards du Collège des journalistes « pour manquements graves à l’éthique ». Le tribunal d’éthique du Collège a accepté la demande et expulsé Agustín Edwards pour sa participation au coup d’État et son  « manque d’éthique journalistique durant la dictature ». Il aura fallu 40 ans pour que des journalistes osent s’attaquer à ce bastion de la droite chilienne, grand défenseur de la dictature et soutien sans faille des Chicago Boys civils qui ont imposé un néolibéralisme effréné à une population réprimée dans le sang. La sanction est surtout morale puisqu’Edwards n’a pas été ni ne sera jugé, encore moins condamné. Mais c’est un petit peu de justice qui touche enfin un de ces nombreux civils qui ont collaboré à la dictature.

Jac FORTON

(1) Réponse de Helms à un membre d’une commission sénatoriale étatsunienne le 15 juillet 1975.

AU CHILI, MICHELLE BACHELET TENTE DE REPRENDRE LA MAIN

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LA PRÉSIDENTE MICHELLE BACHELET EN DÉCEMBRE 2014, AU MEXIQUE.

La société chilienne est désabusée face aux promesses que la présidente n’a pas tenues jusqu’à présent pour en finir avec l’héritage de Pinochet en matière d’éducation – source de manifestations récurrentes des étudiants qui réclament la gratuité de l’enseignement –, mais aussi dans le domaine de la santé et du droit du travail. Les profondes inégalités sociales n’ont pas été résorbées dans un pays où la classe dirigeante forme une élite réduite avec des liens de familles, d’amitiés et d’affaires.

31 % d’opinions favorables

La cote de popularité de Mme Bachelet est au plus bas, avec 31 % d’opinions favorables. La présidente a fait récemment son mea culpa, précisant toutefois « qu’elle ne pensait pas démissionner, d’aucune façon » et estimant que la réforme de la Constitution pourrait être « une importante occasion de rétablir la confiance ». « Cette réforme devra déboucher sur une nouvelle Charte fondamentale entièrement démocratique et citoyenne », a souligné la présidente. Cette réforme était l’une de ses principales promesses électorales. Michelle Bachelet a été élue en décembre 2013, après un premier mandat présidentiel entre 2006 et 2010.

L’annonce a été faite au cours de la première allocution de Mme Bachelet à la télévision depuis le scandale impliquant son fils aîné, Sebastian Davalos, 36 ans, accusé de trafic d’influence. La présidente a également promis une réforme pour combattre la corruption, qu’elle entend « conduire personnellement, avec toute mon énergie et sans peur ». L’objectif est d’assurer une plus grande transparence dans le financement des partis politiques et les donations des grandes entreprises. Un rapport en ce sens a été élaboré par un comité d’experts indépendants, à la demande de la présidente.

Celle-ci a avoué vivre « des moments difficiles et douloureux, comme mère et présidente », à la suite de l’affaire « Nueragate » (de nuera, « belle-fille » en espagnol). Le fils de Mme Bachelet avait participé à une réunion de son épouse, Natalia Compagnon, avec un haut fonctionnaire de la Banque du Chili, en 2013, afin de solliciter, en pleine campagne électorale, un prêt de 10 millions de dollars (9 millions d’euros) pour des investissements immobiliers qui auraient rapporté au couple 4 millions de dollars de bénéfice. Le crédit a été accordé à la nuera au lendemain de l’élection de sa belle-mère à la présidence de la République.

Fraude fiscale et de financement illicite

Sebastián Dávalos a dû démissionner, à la mi-février, de son poste, non rémunéré, de directeur socioculturel de la présidence. Il a « humblement demandé pardon pour ce triste épisode », niant toutefois avoir commis « le moindre acte illicite ou criminel ». Pour sa part, Mme Bachelet a affirmé n’avoir jamais été au courant de cette transaction.

A cela s’ajoutent d’autres scandales de fraude fiscale et de financement illicite de campagnes électorales. De puissants entrepreneurs sont impliqués dans ces affaires, qui éclaboussent surtout l’Union démocrate indépendante (UDI, droite). Son président, Ernesto Silva, a démissionné le 12 mars 2015.

« La corruption est arrivée au Chili » : cette phrase lancée par un ancien responsable de la Cour des comptes, Ramiro Mendoza, reflète le malaise et la stupeur des Chiliens face à la remise en cause de leur réputation de modèle de probité en Amérique latine. « La corruption peut exister au Chili, mais elle n’est pas généralisée. Tout le monde n’est pas corrompu dans notre pays », a assuré Michelle Bachelet. La présidente a rappelé que plusieurs hommes d’affaires sont en prison, depuis mars, montrant qu’il n’y avait aucune entrave à la justice quand il s’agissait de lutter contre la corruption. Même quand elle touche ses proches.

CORRUPTION: BACHELET ESPÈRE RÉPONDRE À LA DÉFIANCE DES CHILIENS


Et le problème est d’autant plus grave pour la gauche chilienne, née dans l’opposition au dictateur Augusto Pinochet, que le géant du lithium Soquimich, qui a financé beaucoup de socialistes, appartenait au gendre de Pinochet... Pour les Chiliens, ces partisans de gauche ont conclu un pacte avec le diable, pour de l’argent.

Autre épine de taille dans le pied de Michelle Bachelet, le « Penta-gate » touche directement son fils aîné. La justice enquête en effet sur un prêt de 10 millions de dollars, obtenu par Sebastián Dávalos et son épouse, qui leur aurait permis de mener une opération immobilière très juteuse.

Non renouvellement et népotisme

Le climat d’affaires et de corruption qui plane sur la vie politique chilienne ces derniers mois, est encore renforcé par le très faible niveau de renouvellement du personnel politique. De 40 à 50% des sénateurs et députés sont dans le même fauteuil depuis 25 ans. Le financement des campagnes électorales étant très perméable aux apports occultes, le népotisme est monnaie courante. Au Chili, il n’est pas rare qu’un ministre devienne ensuite gérant d’une entreprise privée dans un secteur dont il avait la charge quelques mois auparavant.

Face à ces scandales et à la défiance croissante des Chiliens vis-à-vis du monde politique, Michelle Bachelet a formé un comité, chargé de proposer des mesures visant à séparer la politique des affaires. Signe de l’ampleur du phénomène, le comité a fait pas moins de 234 propositions. La présidente chilienne a annoncé la semaine dernière son intention de s’appuyer sur ces propositions pour mettre en place un train de mesures anti-corruption et affirmer préparer une loi sur la probité.

Limitation des mandats dans le temps

La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a annoncé une réforme constitutionnelle qui doit démarrer en septembre prochain.

Gobierno de Chile

Si Michelle Bachelet, qui a annoncé le 27 avril 2015 une réforme de la Constitution pour remplacer celle mise en place en 1980 sous la dictature Pinochet, a décrit ces mesures dans les grandes lignes, la liste complète, trop longue pour un seul discours, ne sera cependant rendue publique que cette semaine. Parmi les pistes avancées, la limitation du nombre de mandat, dans le temps, pour les parlementaires.

Un financement des campagnes électorales par l’Etat a également été avancé, et un encadrement des ces campagnes, dans le temps et dans l’espace est aussi à l’étude. Le comité propose également de démocratiser le fonctionnement interne des partis politiques et de réinstaurer des cours d’éducation civique dans les écoles.

Beaucoup de promesses de réformes très positives, donc. Mais pour les Chiliens, qui étaient encore entre 40 et 150 000 à battre le pavé de Santiago du Chili le 16 avril dernier, retrouvent confiance en leurs représentants il faudra, aussi, du temps.

mardi 5 mai 2015

CIJ: LA BOLIVIE REMET EN QUESTION LA STABILITÉ DES FRONTIÈRES, AFFIRME LE CHILI

Cette dernière organise des audiences jusqu'à vendredi afin de déterminer si elle a compétence pour juger du différend entre les deux pays, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1978.

Le Chili estime qu'en vertu d'un traité de 1948, la CIJ ne peut pas se prononcer sur les accords signés entre La Paz et Santiago avant cette date. Or, dit le Chili, la question frontalière a été réglée dans le cadre d'un traité signé en 1904.

Le traité de 1904 règle clairement l'accès de la Bolivie au Pacifique, et cet accès n'est pas souverain, a assuré M. Bulnes : ce que la Bolivie cherche, c'est une renégociation de ce traité (de 1904, ndlr).

La Paz estime de son côté que le traité de 1948 ne s'applique pas dans ce cas, car sa demande est indépendante du traité de 1904.

La Bolivie avait perdu 120.000 km2 de territoire et 400 km de côte à l'issue de la guerre du Pacifique (1879-1883) contre le Chili. Enclavé, ce pays pauvre souhaite retrouver un accès souverain à la mer, sans lequel son économie est pénalisée.

Après de nombreuses tentatives de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a finalement déposé en avril 2013 une plainte devant la CIJ. 

La Bolivie veut que la CIJ ordonne au Chili de négocier de bonne foi et de manière effective avec la Bolivie en vue de parvenir à un accord assurant à celle-ci un accès pleinement souverain à l'océan Pacifique.

La Bolivie ne veut pas de négociations, elle veut un territoire sur lequel le Chili est souverain, a tancé le ministre chilien des Affaires étrangères à l'issue des audiences : Le Chili n'accepte pas de céder une partie de son territoire.

Son homologue bolivien David Choquehuanca a quant à lui quitté le Palais de la Paix sans s'adresser à la presse. La Bolivie aura la parole devant les juges mercredi et vendredi.

Une décision de la CIJ sur sa propre compétence n'est pas attendue avant plusieurs semaines. S'il a lieu, un examen sur le fond de l'affaire n'est pas attendu avant des mois.

A Santiago, la présidente chilienne Michelle Bachelet a soutenu avoir pleine confiance dans le fait que nous avons des arguments solides (...) je crois que nous devons être sereins.

samedi 2 mai 2015

ESPIONNAGE: LE PÉROU RÉTABLIT SES RELATIONS AVEC LE CHILI

Le Pérou avait rappelé début mars son ambassadeur au Chili, assurant que son représentant ne reprendrait pas ses fonctions tant que Lima n'aurait pas reçu des explications.
 
Dès le 20 février, le Pérou avait envoyé à son voisin une note diplomatique dans laquelle il affirmait que trois membres de la Marine de guerre péruvienne avaient été arrêtés, accusés d'avoir été payés pour des actes d'espionnage en faveur du Chili entre 2005 et 2012.

 «Après un échange (de lettres), le gouvernement du Chili a exprimé de manière claire ses (explications) satisfaisantes au gouvernement du Pérou, sur le cas d'espionnage dénoncé», a assuré le président péruvienn saluant «l'attitude constructive et de dialogue de la présidente (chilienne) Michelle Bachelet (...)».
 
 «Le gouvernement du Chili ne pratique, ni ne protège ni n'accepte des actes d'espionnage dans d'autres pays ni dans le nôtre», avait assuré début mars le ministre chilien des Affaires étrangères Heraldo Muñoz.
 
 Certains analystes avaient estimé que le président péruvien Ollanta Humala, l'un des moins populaires en Amérique latine, tentait de détourner l'attention de l'opinion publique avec cette affaire.
 
 Le Chili et le Pérou, opposé dans une guerre à la fin du 19ème siècle, ont résolu en janvier 2014 un litige sur leurs limites maritimes, porté devant la Cour de justice internationale de La Haye.
 
 Les deux pays entretiennent de solides relations commerciales. Le Chili a investi 14 milliards de dollars au Pérou, et le Pérou 8 milliards au Chili, selon les chiffres officiels de 2014.