jeudi 19 février 2015

HENRI MARTIN EST DÉCÉDÉ

HENRI MARTIN. PHOTO L'HUMANITÉ
 Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois ans en prison pour son engagement contre la guerre d'Indochine, avant d'être libéré puis gracié à l'issu d'une grande campagne pour sa libération. Herni Martin est décédé dans la nuit du 16 au 17 février. Il était né en 1927 à Lunery, dans le Cher.


En 1945, lorsque le territoire métropolitain est à peine libéré, Henri Martin, jeune communiste dès seize ans, maquisard FTP à dix-sept, s’engage dans la marine. Appelé en Indochine, il est persuadé qu’il va affronter l’armée japonaise, alliée des nazis. Mais, lorsqu’il arrive sur place, les Japonais sont déjà désarmés, et il est témoin, à son corps défendant, des premiers combats contre le Viêt-minh. 

C’est à ce moment seulement qu’il entend parler, pour la première fois, d’un certain Ho Chi Minh et de l’indépendance, nouvellement proclamée, du Vietnam. De retour en France, il est affecté à l’arsenal de Toulon. Pour lui, il reste, sous l’uniforme, un citoyen. Il commence donc un travail d’intense propagande au sein de l’armée : distributions de tracts, de la presse anti-guerre, inscriptions à la peinture, etc. 

Ce qui devait arriver arrive : Henri est arrêté par la gendarmerie militaire le 14 mars 1950. En plus des motifs classiques, atteinte au moral de la nation, agitation politique illégale au sein de bâtiments militaires, l’accusation veut lui mettre sur le dos un acte de sabotage. 

Lors du procès, l’édifice s’écroulera, et Henri sera définitivement lavé de cette indignité par le jury, pourtant militaire. Restera, donc, un procès politique, et seulement politique. Pour cette seule activité, certes interdite, le jeune marin va être condamné à cinq années de prison ! Il en fera finalement plus de trois, avant d’être gracié (de mauvaise… grâce) par le président Auriol, en août 1953.

mercredi 18 février 2015

CAMARADA ELÍAS LAFFERTE [ROLANDO ALARCÓN]

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« CAMARADA ELÍAS LAFFERTE », CHANSON ÉCRITE ET COMPOSÉE PAR ROLANDO ALARCÓN EN 1967; INTERPRÉTÉ PAR PAR VICTOR JARA, PARU DANS LE  DISQUE VINYLE LONG PLAY, « EL ALMA DE MI PUEBLO (1972) ».  

DURÉE : 00:02:32 


    lundi 16 février 2015

    KIRCHNER, BACHELET, ROUSSEFF : TROIS FEMMES PUISSANTES DANS LA TOURMENTE

    PHOTO REUTERS

    Les présidentes du Chili, du Brésil et d'Argentine connaissent un début d'année difficile, marqué par une série de scandales sur fond de difficultés économiques. Les faits - Respectivement, première, deuxième et cinquième puissances d'Amérique du Sud, le Brésil, l'Argentine et le Chili se trouvent confrontés à des crises à la fois économiques et politiques. Inaugurant son deuxième mandat présidentiel, Dilma Rousseff doit gérer le scandale Petrobras. Cristina Kirchner, son homologue argentine, se trouve pareillement au coeur d'une ténébreuse affaire d’Etat à la suite du décès suspect d'un juge. Enfin, le retour à la présidence chilienne de Michelle Bachelet apparaît plus difficile que prévu.
     Par Gilles Sengès
    Les vacances parlementaires arrivent au bon moment pour Michelle Bachelet. La présidente du Chili a connu un début d'année difficile. Entre le brutal coup de frein d'une économie dont la croissance est tombée de 4% en 2013 à 1,8% l'an dernier, le soupçon d'un financement illicite de sa dernière campagne présidentielle et son très contesté projet de loi sur l'interruption de grossesse, la magie qui a entouré son retour au pouvoir en mars 2014 s'est vite estompée. Son taux d'approbation est tombé à 44% dans l'opinion publique. Maigre consolation, le discrédit de l'opposition de droite, impliquée dans une affaire de corruption, est au plus haut.

    La trêve estivale passée, le mois de mars s'annonce tout aussi animé alors que le parlement va débattre de la dépénalisation de l'avortement en cas de risque pour la vie de la mère, de non viabilité du fétus et de viol. Ce qui demeure révolutionnaire dans un Chili où l'église catholique jouit encore d'une influence considérable. Michelle Bachelet a dû se séparer de sa ministre de la Santé, à la veille du nouvel an, suite à la publication d’une interview dans laquelle l'intéressée accusait de nombreuses familles conservatrices d'avoir fait avorter leurs filles dans des cliniques privées. Le parti démocrate-chrétien qui figure dans la coalition gouvernementale aux côtés des communistes et des socialistes se trouve sous une forte pression.

    Le ton promet d'être à peine moins passionnel autour du projet de réforme du marché du travail avec des dispositifs plus contraignants en matière de conventions collectives et de respect du droit de grève que les milieux d'affaires n'ont de cesse de dénoncer. «L'incertitude sur l'impact des réformes politiques paraît affecter l'investissement», abondent les experts du Fonds monétaire international qui a abaissé, le 25 janvier dernier, ses prévision de croissance pour le Chili en 2015 de 3,3 à 2,8% après une timide hausse de 1,4% l'an dernier.

    La trêve carnavalesque promet aussi d'être salutaire pour Dilma Rousseff dont le second mandat à la présidence du Brésil a démarré de la pire des manières tant sur le plan politique qu'économique. Après la démission spectaculaire de la directrice générale de Petrobras, Maria das Graças Foster, et de cinq hauts responsables de Petrobras, au centre d'une affaire de corruption impliquant le Parti des travailleurs au pouvoir et ses alliés au gouvernement, il lui faut mettre en place une nouvelle équipe. A la veille de la réunion ce vendredi du conseil d'administration du groupe pétrolier, les candidats ne semblent pas se presser au portillon. Le nouveau patron devra tout à la fois redresser les comptes de la compagnie et rassurer les investisseurs en sachant que le scandale n'a pas fini de provoquer des secousses. Loin de là.

    Aucune trêve ne semble promise à Cristina Kirchner à neuf mois de la fin de son mandat. Après avoir bataillé tout l'an dernier avec des fonds vautours américains sur la restructuration de la dette de son pays, la présidente de l'Argentine se trouve aujourd'hui confrontée à un fantôme. Celui du juge Nisman, retrouvé mort à son domicile, le 18 janvier dernier, alors qu'il s'apprêtait à l'accuser, devant la Chambre des députés, d'avoir négocié avec l'Iran l'arrêt des poursuites judiciaires à l'encontre des auteurs d'un attentat meurtrier mené contre un centre israélite de Buenos Aires en 1994. Chaque jour apporte son lot de révélations gênantes pour Cristina Kirchner. Qui n'a même pas profité du répit offert au début de la semaine par sa visite d’Etat à Pékin où l'un de ses tweets moqueurs sur la façon de parler des Chinois a fait couler beaucoup d'encre. Buenos Aires n'en a pas fini avec les tensions d'autant que la question de la dette n'est toujours pas résolue et que le FMI voit l'Argentine s'enfoncer dans la récession (-1,3%) cette année.

    SEBASTIÁN DÁVALOS, LE «MAMAN M’A DIT» DE MICHELLE BACHELET

    Celui qui travaillait à ses côtés depuis près d'un
    SEBASTIÁN DÁVALOS
    an au palais de la Moneda au titre de directeur des affaires socioculturelles a été contraint de démissionner de son poste la semaine dernière à la suite de révélations dans la presse chilienne sur une opération foncière troublante.

    Membre du parti socialiste depuis sa tendre jeunesse et franc-maçon pour respecter des traditions familiales remontant à ses arrière-grands parents, Sebastián Dávalos, diplômé de sciences politiques, a mené toutes ces dernières années une carrière de fonctionnaire à la direction des affaires économiques internationales tout en donnant visiblement quelques coups de main à une entreprise privée contrôlée à 50% par son épouse. D'où un style de vie plutôt aisé qui n'a pas manqué de soulever quelques questions au Chili.

    La dernière opération du couple Dávalos, en 2013, n'a pas manqué de relancer les spéculations. Alors que Michelle Bachelet, revenue de sa parenthèse new yorkaise dédiée à la défense de la cause des femmes pour le compte des Nations Unies, était en campagne présidentielle pour un second mandat, son fils démarchait en effet sans grand succès les banques du pays pour obtenir un prêt de 10 millions de dollars dans le but d'acheter des terrains au sud de la capitale Santiago. Par magie, le dossier se débloquera quelques jours avant l'élection et tout aussi miraculeusement l'opération foncière se révélera particulièrement fructueuse quelques mois plus tard avec près de 4 millions de dollars de bénéfices, suite à une requalification des terrains en question.

    Tout en demandant pardon à sa présidente de mère d'avoir atteint son image, Sebastián Dávalos se défend de tout trafic d'influence et de détention d'informations privilégiées dans un entretien accordé ce week-end au journal El Mercurio. «Ce qui m'affecte le plus, c'est que je faisais le travail qui me plaisait le plus de toute ma vie», explique-t-il en assurant que Michelle Bachelet n'était pas au courant de ses opérations.

    L'histoire rappellera sans doute à certains les déboires de François Mitterrand, un autre président socialiste, avec son fils aîné employé à l'époque à l'Elysée et surnommé par les mauvaises langues «papa m'a dit»...

    dimanche 15 février 2015

    CHILI : MANIFESTATION NAUTIQUE ANTI-BACHELET

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    MANIFESTANTS EMBARQUÉS SUR DES BATEAUX DE PLAISANCE
    Les manifestants, de prospères propriétaires terriens, opposés à la communauté mapuche, réclament  l’application d’une politique de « main dure », contre les indigènes et leurs demandes. 

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    CAPTURE D'ÉCRAN DU SITE WEB
    DU COMITÉ  «PAIX DANS L'ARAUCANIE»
    Les députés du parti Rénovation nationale, René Manuel García, José Manuel Edwards, Gonzalo Fuenzalida, Jacques Paulsen, Jorge Rathgeb et Gustavo Hasbún du parti l'Union démocrate indépendante (UDI), ont accompagné les dirigeants du comité  « Paix dans l'Araucanie », et se sont embarqués sur des bateaux de plaisance sur les eaux du lac, sous la surveillance du personnel de la Marine qui leur a signalé les restrictions du périmètre de sécurité autour de la résidence de la Chef d'état. 
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    La droite chilienne se trouve actuellement empêtrée dans la pire affaire de corruption et de détournement de fonds publics. La société PENTA établissait des fausses factures donnant ainsi la possibilité de prélever sur les impôts versés des sommes chiffrées en millions. 

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    Le produit de la fraude permettait de financer les campagnes électorales de nombreux élus du parti UDI. Afin de se dédouaner et devant l'ampleur du scandale, la droite n'a pas trouvé d'autre stratégie que d'essayer de « faire flèche de tout bois » pour atteindre le gouvernement et faire ainsi diversion.


    jeudi 12 février 2015

    ALICIA MUÑOZ NOUS A QUITTÉS

    Après la proclamation de l'état d'exception par la dictature qui a mis fin au gouvernement constitutionnel du Président Allende, Alicia est entrée en résistance. Elle a milité dans des comités de quartier clandestins. Elle a lutté en même temps pour la libération de son fils, prisonnier dans un camp de concentration, qui a été ensuite expulsé du pays et exilé.

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    ALICIA MUÑOZ VEUVE FERNÁNDEZ

    Quelques années plus tard Alicia quitte le Chili pour la France pour rejoindre ses enfants, et s'installe à Gagny, ville située à 10 km à l'Est de Paris.  Elle prolonge la force militante qu’elle avait employée en défense de son peuple à travers le travail de solidarité. Elle travaille comme garde d’enfants, et continue à écrire de la poésie, passion qui ne la quittera jamais. 

    En novembre 2012 elle rejoint à Montreuil la Maison des Babayagas (sorcières des contes russes), un lieu de vie alternatif pour femmes âgées, autogéré et sans personnel médical.  Alicia était la doyenne de cette association. Elle était née le 1er février 1925 au Chili, elle nous a quittés le jour de son anniversaire, à ses quatre-vingt-dix ans révolus. Nous transmettons à Flora, Juan et Sylvia nos plus sincères condoléances pour cette disparition.

    Les obsèques  ont eu lieu le mardi 10 février 2015 à 10h30, au crématorium du Cimetière du Père-Lachaise

    vendredi 6 février 2015

    UN EX-ESPION ARGENTIN MÊLÉ À L'AFFAIRE NISMAN RESTE INTROUVABLE

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    ANTONIO STIUSSO, ANCIEN PATRON DES SERVICES SECRETS ARGENTINS AUJOURD'HUI INTROUVABLE
    La police a trouvé porte close aux trois domiciles connus de M. Stiusso, considéré comme l'un des agents les plus puissants du Secretaría de Inteligencia (SI, les services secrets argentins). Son avocat, Santiago Blanco Bermudez, a déclaré qu'il pensait que son client était toujours en Argentine, sans en avoir toutefois la preuve.

    DISSOLUTION DU SI

    Le procureur Nisman a été retrouvé sans vie une balle dans la tête le 18 janvier dernier dans son appartement, quelques jours après avoir mis en cause la présidente argentine, Cristina Kirchner, dans le dossier de l'attentat de 1994. Il devait être auditionné un peu plus tard dans la journée par une commission parlementaire. Le magistrat était arrivé à la conclusion que Mme Kirchner avait essayé de couvrir des Iraniens soupçonnés d'implication dans l'attaque qui avait fait 85 morts en juillet 1994 au siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine (AMIA). 
    Des accusations jugées «absurdes» par la chef de l'État. De son côté, son gouvernement estimait que les allégations de M. Nisman, ainsi que sa mort, étaient liées à des règlements de comptes au sein de la communauté du renseignement et au remaniement de la hiérarchie du SI, survenu en décembre dernier.
    « Il ne fait aucun doute pour moi que Stiusso est derrière tout ceci, après la décision de le limoger du SI », a ainsi déclaré mardi sur Twitter le chef de cabinet de la présidence, Anibal Fernandez. Cristina Kirchner avait, elle aussi, avancé l'hypothèse d'un complot des services secrets. Elle avait ainsi écrit sur sa page Facebook : 
    « Ils l'ont utilisé vivant, et ensuite, ils avaient besoin de lui mort. C'est triste et terrible. »

    Lors d'une intervention télévisée, le 26 janvier, elle avait annoncé la dissolution du SI.