samedi 13 août 2011

A LA UNE : LES ÉTUDIANTS CHILIENS NE DÉCOLÈRENT PAS

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LE GESTE DES ETUDIANTS QUI RENDENT LES GRENADES LACRYMOGENES ET EN DESSINENT LE SYMBOLE DE LA PAIX DEVANT LA MONEDA. PHOTO  HÉCTOR ARAVENA 

Cette initiative ne plaît pas du tout aux étudiants. « On n’a pas besoin de la médiation de l’Eglise », affirme une des porte-paroles du mouvement, Camilla Valejo, dans les colonnes de El Mercurio. L’étudiante en géographie est allée avec ses camarades au siège du gouvernement pour y déposer des restes de bombes lacrymogènes. Ces bombes ont été utilisées par la police pour disperser des manifestations. « Ce n’est pas avec ces outils-là que l’on entame des négociations », assure l’étudiante.

Le président chilien insiste sur la nécessité d’un compromis

Dans le journal La Tercera, Sebastian Piñera, affirme que l’on ne peut pas assurer une éducation supérieure gratuite pour tout le monde. Or, c’est une des revendications majeures des contestataires. Le président rappelle que, déjà, les étudiants les plus défavorisés ne paient pas de frais d’inscription à l’université mais il est impossible de faire plus, dit-il. Pour résoudre le conflit, qui dure depuis trois mois, le gouvernement appelle tous les acteurs à faire preuve de civisme. « Nous devons penser d’abord à notre pays, a lancé le porte-parole de l’exécutif ». C’est à lire dans le journal chilien La Tercera.
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LES ETUDIANTS SOULIGNENT LE COUT DEMESURE DES GRENADES LACRYMOGENES, DES RESSOURCES QUI SERAIENT PLUS UTILES AILLEURS. PHOTO  HÉCTOR ARAVENA  
Très symbolique, l’objectif du geste est d’abord signaler les sommes d'argent inouïes que le gouvernement dépense dans ces engins dangereux, utilisés sans mesure par la police.
Les étudiants, qui demandent plus de ressources pour l’éducation publique au Chili, entendent d’autre part montrer que leur mouvement reste absolument pacifique et ne cherche nullement l’affrontement avec la police ni avec les autorités.

"Ce n’est pas de cette façon qu’on pourra dialoguer", a dit la dirigeante, alors qu’épaulée par ses camarades, ils dessinaient un énorme symbole de la paix avec des centaines de grenades lacrymogènes qu’ils ont apportées dans plusieurs sacs et cartons.

La jeune porte-parole de la Confech et leader de la contestation étudiante au gouvernement Pinera, a aussi indiqué que la demande de médiation adressée à l’archevêque de Santiago par des membres de la coordination étudiante était le fait d’un groupe minoritaire, et que cette démarche n’est pas d’actualité.

CHILI : "UNE RÉVOLUTION DE CLASSE MOYENNE"

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"Rien n'est gratuit dans la vie"

"On aimerait tous que l'éducation, la santé et plein de choses soient gratuites pour tous (...) mais au bout du compte, rien n'est gratuit dans la vie et quelqu'un doit payer", leur a répondu le président chilien Sebastian Piñera jeudi 11 août.

L'ancien entrepreneur, multimillionnaire, a cependant annoncé la création d'une "Agence pour la qualité", dotée de 40 millions de dollars, chargée d'assurer des "standards minimum", dans un système éducatif très inégal en qualité.

Il a également indiqué que deux projets de loi, pour le rééchelonnement de la dette de 110.000 endettés pour payer leurs études, et un autre pour baisser le taux des crédits étudiants, à ce jour plus chers que les crédits bancaires classiques, seront soumis au Parlement.

Il a enfin affirmé que l'Etat planche sur un mécanisme qui verrait les municipalités -en charge des écoles publiques depuis les années 80- déchargées de cette responsabilité en cas de manquement à un niveau minimum.

Les étudiants ne désarment pas

Largement insuffisants pour les étudiants, qui prévoient une nouvelle journée de manifestations le 18 août.

Ils ont récemment reçu le soutien des Anonymous, ce groupe de hackers politisés, notamment popularisés pour leur participation aux révolutions arabes.

Dans un communiqué transmis au "Nouvel Observateur", les Anonymous disent "défendre le droit d'accès à la connaissance et à l'éducation pour tous les humains" et invitent les citoyens chiliens "à rester dans les rues" pour faire plier le gouvernement. "Le Chili n'est pas seul dans son combat. Nous, les Anonymous, nous battons à vos côtés", affirment-ils.



Un mouvement plus large

Ce mouvement de colère s'étend aussi à bien davantage de Chiliens, qui s'agacent de ne pas surnager dans une économie pourtant "performante" (croissance de 8% sur 2011).

"On vit une révolution de classe moyenne; des gens qui ont leur enfant à l'université, mais sont asphyxiés de dettes, et qui commencent à s'interroger sur le sens de la vie", analyse pour l'AFP le sociologue et ancien conseiller présidentiel Euguenio Tironi.

"Cela rappelle Mai 68 (en France), quand ce sont les fils de la bourgeoisie qui descendirent dans la rue".

Les conversations au bureau, de voisinage, sur les réseaux sociaux traduisent un soutien au mouvement étudiant, et au-delà de l'éducation, interrogent un modèle qui ne satisfait plus assez de monde.

"Depuis le retour de la démocratie (en 1990), le Chili a avancé sur une voie de développement mais d'une intégration sociale insuffisante. Beaucoup sont parvenus sur la rive, face à la Terre promise de la classe moyenne, mais sans pouvoir franchir la rivière", diagnostique le sociologue Patricio Navia, qui soutint en 2010 l'alternance à droite avec Sebastian Piñera.

"Une ségrégation obscène"

Le système éducatif à deux vitesses, où la qualité de l'enseignement est intimement liée aux ressources, freinant de fait l'ascenseur social, est le produit du "modèle" chilien depuis les années 80, jugent ses critiques.

"Même dans ses rêves, le Tea Party n'a jamais imaginé un pays comme celui qu'ont dessiné nos Chicago Boys (les économistes libéraux qui entouraient Pinochet): charge fiscale au plus bas, Etat minimisé, dérégulation quasi totale", résume Mario Waissbluth, un observateur respecté de l'éducation au Chili.

Résultat: de même que la croissance record (5% sur 25 ans) masque de criantes inégalités, le Chili a le meilleur PISA (test scolaire international) d'Amérique latine, mais "une ségrégation obscène en terme de résultats, ou de composition sociale des écoles et universités" note-t-il.

Sans renier une offre public-privé, il faudrait que le pouvoir dise : "nous allons sauver l'éducation publique, coûte que coûte", plaide Mario Waissbluth, qui a été reçu mercredi au ministère pour exposer ses vues sur une sortie de crise.

UNE NOUVELLE MANIFESTATION EN SOUTIEN DES JEUNES CHILIENS À PARIS


Un concert continu de casseroles a accompagné le choeur de chants et de cris en solidarité avec le combat des étudiants chiliens, et résolument contre le modèle mercantiliste hérité de la dictature du Pinochet.

Comme les diverses réunions publiques et manifestations massives qui ont eu lieu dans les capitales européennes et ailleurs dans le monde, la manifestation à Paris a fermement condamné l’extrême violence de la répression contre les jeunes au Chili. Ces brutalités policières préoccupent les organismes internationaux veillant sur le respect des droits de l’homme, et rappellent au monde –mais surtout aux Chiliens– les épouvantables pratiques de la dictature militaire. 

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Les manifestants ont clairement exprimé que le statut de l’éducation publique, comme toute autre évolution institutionnelle au Chili, passe nécessairement par l’élaboration d’une nouvelle charte fondamentale et l’indispensable abrogation de la constitution de 1980.

En effet, ce texte croupion rédigé sur mesure pour Pinochet et approuvé dans des circonstances iniques, régit encore l’espace politique au Chili.

Après plus de deux heures de bruyant et enthousiaste témoignage de soutien à la jeunesse chilienne, les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans arriver à éveiller l’attention de M. Jorge Edwards, l’ambassadeur du Chili à Paris, censé pourtant recueillir les demandes de ses concitoyens et de les transmettre au gouvernement qui l’emploie.

vendredi 12 août 2011

LE BERLUSCONI CHILIEN NE SÉDUIT PLUS

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«UNE ÉDUCATION LIBRE, DIGNE ET GRATUITE»
DEPUIS LE 12 MAI 2011, DES MILLIERS D'ÉTUDIANTS PROTESTENT DANS LES GRANDES VILLES DU PAYS POUR LE DROIT À UNE ÉDUCATION PUBLIQUE ET GRATUITE.

PHOTO ELISEO FERNANDEZ / REUTERS

Depuis le 12 mai, des milliers d'étudiants protestent dans les grandes villes du pays pour le droit à une éducation publique et gratuite. Le président chilien est donc engagé dans un bras de fer avec la jeunesse. Mais aujourd'hui, la contestation s'étend aux autres groupes sociaux qui avaient cru en la promesse d'une "nouvelle droite piñeriste": une droite post-Pinochet, modernisatrice et sociale, soucieuse des classes populaires.
Ouvriers, militants homosexuels et écologistes ont rejoint les étudiants. Tous participent à cet "hiver chilien" qui a réuni le 9 août entre 60 000 et 150 000 personnes à Santiago, la capitale. "Il y a aujourd'hui une convergence des revendications portées par les mouvements sociaux. A cela s'ajoutent les effets de la crise financière internationale" analyse Frédérique Langue, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de l'Amérique Latine à l'EHESS.



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OPÉRATION DE COMMUNICATION ÉVÉNEMENTIELLE. LE PRÉSIDENT CHILIEN SE TROUVE AUX PREMIÈRES LOGES DU SAUVETAGE... ICI, EN CONFÉRENCE DE PRESSE, ENTRE DEUX SORTIES DE MINEURS: IL OFFRE UNE FRANCHE ACCOLADE À CHACUN D'ENTRE EUX, DEVANT LES OBJECTIFS.  PHOTO REUTERS


Si la crise est d'abord sociale, ses conséquences, elles, sont politiques. Selon un sondage de l'institut Adimark, Piñera est aujourd'hui désapprouvé par 62% de la population, un niveau d'impopularité record. La popularité de Piñera était pourtant montée en flèche en octobre 2010, après le sauvetage des 33 mineurs bloqués sous terre dans le désert d'Atacama. Cette libération très médiatique lui avait permis d'asseoir sa légitimité dans un contexte d'euphorie nationale: 63% de la population le jugeait alors positivement. Mais dès novembre, l'enthousiasme retombe. "La popularité de Piñera après la libération des mineurs était artificiellement élevée: elle ne pouvait que baisser par la suite" estime Simon Escoffier, étudiant chilien à la London School of Economics.



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PIÑERA ANNONCE DES MESURES SUR L'ÉDUCATION, MAIS « RIEN N'EST GRATUIT ».
 PHOTO   ALEX MORENO



La popularité de Piñera, gonflée par la libération des mineurs, ne pouvait que baisser


Piñera lui-même est responsable, pour partie au moins, du mécontentement. Pendant la campagne présidentielle, le candidat a multiplié les promesses électorales. Il s'était engagé à réformer tout en maintenant les programmes sociaux mis en oeuvre par la socialiste Michelle Bachelet. Nombre de ces promesses de campagne n'ont pas été tenues, ou tardent à être concrétisées. Ainsi, l'union civile pour les couples homosexuels, promise en 2010 pendant la campagne, n'a été remise sur la table que le 9 août, pour calmer le jeu.


 


La mauvaise gestion de crise après le séisme dévastateur du 27 février 2010, la lenteur de la reconstruction notamment, ont mis en évidence les limites du discours de Piñera. "L'écart entre les promesses électorales et les politiques mises en oeuvre explique l'impopularité du chef de l'Etat. Piñera a été élu sur un discours modernisateur centré sur de la notion d'efficacité. Le sauvetage des mineurs symbolisait parfaitement cet idéal. Mais très rapidement, des problèmes sont apparus, et la population a mis en doute ce discours", analyse Patricio Navia, professeur à l'université Diego Portales de Santiago.


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PLAINTE POUR VIOLENCES POLICIÈRES AU CHILI. PHOTO   CRISTIAN SOTO Q

Piñera, symbole des inégalités sociales

Autre explication: Piñera est le symbole même des inégalités sociales qui persistent au Chili. Et la justice sociale figure précisément au centre des revendications des manifestants. Formé à Harvard, propriétaire d'une fortune s'élevant à 2,4 milliards de dollars, le chef de l'Etat incarne cette élite chilienne qui a profité de la croissance économique.
Son parcours a donc rendu la mobilisation plus facile: "C'est une révolte sociale contre un homme d'affaire de droite qui incarne les nouveaux riches, ce qui n'était pas le cas de Bachelet, contre laquelle il aurait été plus difficile de manifester" analyse une journaliste franco-chilienne de Santiago. "Piñera est à la fois le symbole et le catalyseur du mécontentement. Sa personnalisation dans l'exercice du pourvoir et ses liens avérés avec les milieux d'affaires ont joué un rôle dans la mobilisation. Mais le problème de fond semble être le modèle libéral lui-même" remarque de son côté Frédérique Langue.

A ce jour pourtant, le système politique chilien semble relativement préservé. Les manifestants eux-mêmes ne sont pas révolutionnaires. "Le désenchantement politique n'est pas général. Les manifestants veulent simplement améliorer le système, le rendre plus juste, et surtout, pouvoir y participer: c'est pour cela qu'ils exigent une meilleure éducation", analyse Patricio Navia.
Piñera pourra-t-il reconquérir l'opinion? Le président conserve une petite marge de manoeuvre. D'abord parce que les Chiliens désapprouvent l'opposition avec une même vigueur. La Concertación, coalition politique de centre-gauche qui a gouverné le Chili pendant vingt ans, ne recueille en effet que 20% d'opinions favorables. Ensuite parce que si 72% de la population approuve les manifestations, la grande majorité n'est pas descendue dans la rue.
Piñera n'en a pas moins été contraint de remanier son gouvernement, le 18 juillet. Et de limoger son ministre de l'Education, Joaquín Lavin, un ancien collaborateur de Pinochet.

mercredi 10 août 2011

CHILI : LES ÉTUDIANTS SE SOULÈVENT CONTRE LES RESTES DE L'ÈRE PINOCHET

CAMILA VALLEJO DIRIGEANTE DU SYNDICAT DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DU CHILI

Démarré en juin dernier, ce mouvement a été lancé par le corps enseignant et la jeunesse étudiante, représentée par exemple par Camila Vallejo, militante des jeunesses communistes chilienne et présidente de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili. Soutenus par près de 80% de la population, selon un sondage, ils interpellent le gouvernement conservateur de Sebastian Piñera, le milliardaire élu en 2010, pour en finir avec le système éducatif hérité de l'époque Pinochet.

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UN SYSTÈME LIBÉRALISÉ PAR PINOCHET

"¡ Y va a caer, y va a caer, la educación de Pinochet !" ("Et elle va tomber, et elle va tomber, l'éducation de Pinochet !") scandaient les manifestants durant la marche organisée à Santiago. Le système éducatif chilien fonctionne essentiellement sur le modèle de l'université privée. Les facultés publiques, sous-dotées, n'ont pas bonne réputation.

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Petit rappel historique : après le coup d'Etat et la chute du président Allende le 11 septembre 1973, le nouveau pouvoir réduit les dépenses publiques. Dans le domaine de l'éducation, le gouvernement décide, entre autre, une réduction drastique de ses programmes d'aides, dont les bourses pour les étudiants modestes. En 1980, la réforme de l'université permet de libéraliser le système. Désormais, chaque formation a son propre prix et les diplômes, en fonction de l'établissement, donnent accès à des emplois plus ou moins biens rémunérés.

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ENDETTEMENT SUR QUINZE ANS

Aujourd'hui, les manifestants reprochent à l'Etat de ne consacrer que 4,4% de son PIB à l'éducation, bien en deçà des 7 % recommandés par l'Unesco. Le Chili jouit pourtant d'une croissance solide: 9,8 % au premier trimestre 2011, un chiffre inédit depuis 16 ans.

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"L'université coûte l'équivalent de 400 à 600 euros mensuels, qu'elle soit publique ou privée. Je paie 600 euros par mois pour la scolarité de mon fils à l'université Adolfo Ibañez. Imaginez lorsque vous avez trois ou quatre enfants à charge pour un salaire moyen de 900 euros. C'est impossible de joindre les deux bouts", observe un fonctionnaire et diplomate chilien résidant à Santiago. C'est pourquoi les étudiants et leurs parents s'endettent en contractant des prêts, parfois sur quinze ans, afin de s'inscrire dans le supérieur.

Si la mobilisation de mardi a marqué un record de participation à travers tout le pays, les revendications estudiantines ne sont pas nouvelles. En 2006, la présidente socialiste, Michelle Bachelet, à peine élue, faisait face à un mouvement de contestation étudiant contre le prix des transports et des tarifs scolaires, comme l'a raconté Rodrigo Torres, étudiant au Chili à l'époque, sur le blog Carnet du Chili. Sur le fond, rien n'a réellement changé.

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"CACEROLAZO"

La manifestation de mardi s'est achevée par des heurts entre policiers et manifestants, qui ont employé, pour la première fois depuis les années 1980, les bruits de casserolles, appelés "cacerolazo". Le chef de l'Etat, dont la côte de popularité n'est qu'à 26 %, selon un récent sondage, a réuni, ce mercredi, son équipe gouvernementale. Il pourrait par exemple décider d'assouplir les exigences pour l'obtention des prêts étudiants et étendre l'accès aux bourses universitaires.

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Mais la contestation semble s'étendre à d'autres problématiques que la seule question éducative. "Plus qu'un mouvement étudiant, c'est un ras le bol face a un système dont la grande majorité se sent exclue car si l'éducation est un désastre, le systeme de santé en est un aussi", note ainsi Helen Herting, une lectrice du Monde.fr résidant au Chili.

Mathias Destal