samedi 8 mars 2014

BACHELET VEUT AIDER LE VENEZUELA POUR UNE SORTIE DÉMOCRATIQUE DE LA CRISE

"Le Chili a joué un rôle très important dans la défense des droits de l'homme, mais aussi des processus démocratiques et (...) il ne nous paraît pas correct que l'on puisse perpétrer des actions violentes pour déstabiliser un gouvernement démocratiquement élu", a-t-elle expliqué, évoquant pour la première fois les événements au Venezuela.

Les manifestations qui secouent le Venezuela depuis plus d'un mois ont déjà fait 20 morts et plus de 260 blessés.

La crise politique vénézuélienne a déjà eu des répercussions dans la politique interne chilienne.

Mercredi, le Congrès a ainsi condamné la violence régnant dans les rues de Caracas et demandé la libération des manifestants et des étudiants de l'opposition détenus.

Au sein de la coalition politique qui soutient Mme Bachelet, les opinions à l'égard du président Nicolas Maduro divergent et ont provoqué des divisions entre Chrétiens-démocrates, qui le critiquent avec virulence, et le Parti communiste qui le défend.

Le président Maduro doit assister à la cérémonie d'investiture de la présidente Bachelet aux côtés notamment des présidents du Pérou, de Bolivie, d'Argentine, du Costa Rica, d'Equateur, d'Uruguay, du Mexique, du Brésil et de Colombie.

Après des appels de Sebastian Piñera à respecter les droits de l'homme au Venezuela, le président Maduro a accusé le président chilien sortant d'avoir fait arrêter des milliers d'étudiants chiliens lors des manifestations massives de 2011 à Santiago pour demander une éducation publique de qualité.

La présidente socialiste, qui succédera le 11 mars au président conservateur Sebastian Piñera, a remporté haut la main les élections présidentielles en décembre dernier.

mercredi 5 mars 2014

LE DERNIER BILAN DU GOUVERNEMENT PIÑERA

Au volet économique, le président Piñera a mis l'accent sur la création de près d'un million de nouveaux postes d'emploi, et la baisse significative du taux de chômage, ajoutent les quotidiens. 

Après avoir souligné le legs de son exécutif en matière de promotion de la justice sociale et de consolidation des droits de l'homme, Piñera a indiqué: « Nous avons certainement commis des erreurs, mais nous nous sommes efforcés de les reconnaître et de les corriger, sachant qu'il nous reste beaucoup de défis à relever ». 

De son côté, El Diario Financiero s'est fait l'écho de l'appel à l'unité lancé par le président Piñera aux partis de l'Alliance (centre droite), en perspective des élections de 2017. 

L'Alliance doit maintenant mettre en place un nouveau projet politique à même de relever avec force les défis de notre société et de construire une opposition constructive, a relevé le président Pinero. 

La presse locale fait également état des difficultés qu'a du affronter le gouvernement Piñera, depuis son arrivée au pouvoir, notamment la dégradation de la situation économique, le tremblement de terre de 2010, suivi d'un tsunami outre la période de sécheresse. 

LE DERNIER BILAN DU GOUVERNEMENT PIÑERA

LE DERNIER BILAN DES RÉALISATIONS DU GOUVERNEMENT DU PRÉSIDENT CHILIEN SEBASTIAN PIÑERA Au Chili es quotidiens tels El Mercurio, La Tercera et El Diario Financiero, s'intéressent à la cérémonie, organisée lundi au Palais La Moneda (siège de la présidence), au cours de laquelle le président sortant a présenté le bilan des réalisations de son gouvernement, à quelques jours de l'investiture de la présidente élue Michelle Bachelet, le 11 mars prochain. 

Lors de cette cérémonie le président Piñera s'est attardé sur les programmes de développement économique et social mis en place sous son mandat, ainsi que sur les réformes entreprises dans divers secteurs pendant les quatre dernières années, relèvent El Mercurio et La Tercera.

mardi 4 mars 2014

LE VENEZUELA DÉNONCE LA CAMPAGNE DE «MENSONGES» SUR LE PAYS

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 CONFÉRENCE NATIONALE POUR LA PAIX LE 28 FÉVRIER 2014 À CARACAS.

Selon lui, les forces de l'ordre ont été dans de nombreux cas attaquées avec des armes à feu et ont fait un «usage proportionné et différencié de la force». En outre, elles ont eu 51 blessés dans leurs rangs et un sergent est décédé samedi, a-t-il déclaré.

Le Venezuela est depuis le 4 février 2014 en proie à des manifestations de l'opposition qui proteste contre la vie chère et l'insécurité dans le pays.


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LE NONCE APOSTOLIQUE, L'ARCHEVÊQUE ALDO GIORDANO, DANS LA CONFÉRENCE PAR LA PAIX, DANS LE PALAIS DE MIRAFLORES LE 28 FÉVRIER 2014 À CARACAS ,

Après presque un mois de manifestations antigouvernementales, le bilan est lourd. Selon la procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega Diaz, les heurts ont fait 17 morts et 261 blessés, un bilan porté à 18 morts avec l'annonce de la mort d'un militaire. Un millier de personnes ont été arrêtées.


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LE CHANCELIER VÉNÉZUÉLIEN : NOUS N'AVONS PAS BESOIN D'UNE MÉDIATION INTERNATIONALE POUR RÉSOUDRE DES PROBLÈMES INTERNES. « LES PROBLÈMES QUE NOUS AVONS NOUS POUVONS  LES RÉSOUDRE ENTRE DES VÉNÉZUÉLIENS », A AFFIRMÉ ELÍAS JAUA LORS D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE. PHOTO AP

Le ministre n'a pas évoqué dans son discours les manifestants tués. Il a assuré que le Venezuela respecterait la Convention universelle des droits de l'Homme et répondrait aux demandes du Conseil. Mais il «n'acceptera pas les évaluations, les pressions, les déclarations unilatérales de gouvernements ou d'organisations vis-à-vis desquelles nous n'avons aucune obligation», a-t-il prévenu.

Il a eu ensuite un entretien avec le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon.


L’OPPOSITION VÉNÉZUÉLIENNE EN PROIE À SES VIEUX DÉMONS

LES AFFRONTEMENTS ENTRE DES ACTIVISTES ANTIGOUVERNEMENTAUX ET LA GARDE NATIONALE BOLIVARIANA PERSISTENT DÉJÀ DEPUIS TROIS SEMAINES. PHOTO MIGUEL GUTIERREZ (EFE) 

Mais, plutôt que de se contenter de capitaliser sur ces difficultés, l’opposition a décidé de jouer la carte de la déstabilisation. A nouveau : elle s’y était déjà essayée avec une tentative de coup d’Etat en avril 2002 et un lock-out (grève patronale) en 2003. M. Henrique Capriles Radonski, qui avait réussi à unir la droite vénézuélienne au sein de la Table d’unité démocratique (MUD) pour la dernière présidentielle, semble avoir perdu son rôle central, au profit d’une frange au discours beaucoup plus radical. Dans un entretien accordé à The Real News Network, Wilpert avance ainsi l’idée d’un « coup d’Etat, mais au sein de l’opposition ». A l’origine des manifestations, M. Leopoldo López, dont le Centre pour la recherche économique et politique (CEPR) rappelle les liens avec Washington, a donc choisi d’exiger « la salida » (le départ) de M. Maduro : l’Union des nations sud-américaines dénonce une « tentative de déstabiliser l’ordre démocratique constitué légitimement par le vote populaire ». 


LE PROCESSUS DE DESTABILISATION DE MADURO S'AGGRAVE. PHOTO RODRIGO ABD (AP) 
L’opération de M. López, que le pouvoir a maladroitement décidé d’arrêter, s’accompagne d’une campagne nourrie dans une presse internationale toujours prompte à dénoncer les « dérives dictatoriales » du pouvoir bolivarien (dont les observateurs internationaux relèvent toutefois la nature démocratique), quitte à prendre certaines libertés avec les faits, cependant que Twitter annonce, par exemple, que des étudiants vénézuéliens auraient été tabassés par des policiers égyptiens ou transforme des pèlerinages religieux en rassemblements monstres de l’opposition…

Successeur d’Hugo Chávez, décédé en mars 2013, M. Maduro pouvait-il rêver d’une opposition plus pataude? Sans doute pas. Mais le ridicule dont elle se couvre ne règlera aucun des problèmes qui, légitimement, pourrait conduire d’autres Vénézuéliens dans la rue.

dimanche 2 mars 2014

LES CHILIENS VONT POUVOIR VOYAGER AUX ETATS-UNIS SANS VISA

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SIGNATURE ENTRE LE CHILI  ET LES  ETATS-UNIS D'UN ACCORD D'EXEMPTION DE VISAS. PHOTO MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU CHILI 

Sebastian Piñera avait personnellement abordé cette question avec Barack Obama lors de sa visite officielle à Washington en juin dernier. Le Chili devient ainsi le seul pays d’Amérique latine à bénéficier de cette exemption de visa, comme seulement 37 autres pays au monde, dont la France. Les Argentins n'avaient pas besoin de visa pour se rendre aux Etats-Unis jusqu'en 2002, année de la crise financière. Quant au Brésil, il est en pourparlers depuis deux ans, mais les discussions achoppent sur l'échange d’informations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

samedi 1 mars 2014

ARRIVÉE À LA HAVANE D'UN DES « CINQ » AGENTS CUBAINS EMPRISONNÉS AUX ETATS-UNIS

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ARRIVÉE À LA HAVANE D'UN DES « CINQ » AGENTS CUBAINS EMPRISONNÉS AUX ETATS-UNIS. PHOTO AFP 

Dans ses premières déclarations à la presse, l'ex-prisonnier a affirmé ressentir une « joie immense », mais "difficile à décrire", de se trouver à Cuba réuni avec sa famille et réaffirmé son intention de « tout donner pour la libération de mes frères », les trois autres agents qui restent emprisonnés aux Etats-Unis. 


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MAGALYS LLORT RUIZ  PARTICIPAIT CE JEUDI 27 FÉVRIER 2014  À UNE MANIFESTATION DE SOUTIEN  À SON FILS À LA HAVANE. PHOTO REUTERS

Condamné à 17 ans et neuf mois de prison, Fernando Gonzalez, libéré jeudi du centre de détention de Safford (Arizona), est le deuxième des « Cinq » qui recouvre la liberté. René Gonzalez (sans lien de parenté), après une peine de quinze ans de prison, avait regagné Cuba en mars 2013. Célébrés à Cuba comme des « héros de la lutte anti-terroriste », les « Cinq » avaient été arrêtés en septembre 1998 et condamnés trois ans plus tard pour espionnage par un tribunal de Miami, en Floride, bastion de l'anti-castrisme. 

Les autorités cubaines ont toujours admis que les cinq hommes étaient des agents de ses services de renseignement, mais rejettent l'accusation d'espionnage. Selon La Havane, les cinq hommes avaient infiltré les milieux anti-castristes de Floride pour prévenir des actes de terrorisme contre Cuba. (Belga)