mardi 24 février 2015

UN ÉVÊQUE AURAIT COUVERT DES ABUS SEXUELS

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JUAN BARROS MADRID, ANCIEN ÉVÊQUE
DE L'ÉVÊCHÉ MILITAIRE DU CHILI
Les actes, qui se sont produits il y a 20 ans, étaient cependant couverts par la prescription, ce qui a permis au prêtre abuseur d'échapper à la prison. Le Vatican lui avait cependant ordonné de se retirer dans une vie de «pénitence et de prière».

Mobilisation des fidèles et des politiques

Mgr Juan Barros Madrid (58 ans) était, au moment des faits, prêtre dans l'archidiocèse de Santiago du Chili, et proche du Père Karadima. Une de ses victimes, Juan Carlos Cruz, affirme, dans la lettre envoyée au nonce, que le nouvel évêque d'Osorno avait «fait tout le sale boulot» pour le Père Karadima, l'accusant d'avoir passé sous silence les agissements de ce dernier, d'avoir menacé des témoins et d'avoir brisé le secret de la confession.
L'ÉVÊCHÉ MILITAIRE DU CHILI EST L'ORGANE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, CHARGÉ DE S'OCCUPER DU SERVICE RELIGIEUX DES FORCES ARMÉES ET D'ORDRE DE LA RÉPUBLIQUE DU CHILI.
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JUAN CARLOS CRUZ UNE DES VICTIMES DES ABUS SEXUEL. PHOTO RICARDO ABARCA 
Cinquante-et-un députés chiliens ont également écrit directement au pape François. Ils ont expliqué dans leur lettre que les nouvelles informations fournies au pontife devraient l'amener à annuler la nomination de Mgr Barros, placé à ce poste en janvier dernier.

Une pétition de plus de 1'000 signatures de fidèles d'Osorno a également été envoyée au Vatican pour demander la démission du prélat.