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JUDÉO-BOLCHEVISME |
Par Gérard Miller, PsychanalysteLe psychanalyste Gérard Miller estime que les accusations d'antisémitisme portées à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon relèvent de la manipulation de fin de campagne.


«Valeurs fondatrices de la République»
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AFFICHE DE PROPAGANDE DES ARMÉES BLANCHES |
Et c’est alors de ces jeunes (et absolument pas des agresseurs anti-juifs de Sarcelles – c’est ça la saloperie de la manipulation) qu’il dit: «Ils l’ont fait avec une discipline parfaite alors que de tous côtés on les poussait aux excès. Ils ont su se tenir dignes et incarner mieux que personne les valeurs fondatrices de la République, ces valeurs qui font que nous sommes toujours du côté du faible et de l’humilié.»
Odieux ces propos ? Antisémites ? Mais qui vise au contraire Mélenchon lorsqu’il dit que «de tous côtés on poussait ces jeunes aux excès», sinon ceux qui utilisent les souffrances du peuple palestinien pour justifier éventuellement des exactions anti-juives ? Jean-Luc Mélenchon évoque ensuite le fait que tous les peuples ont des droits égaux, y compris le peuple palestinien, et c’est là qu’il rappelle qu’aucun peuple n’est supérieur aux autres et que tous les peuples ont droit à la paix. «Supérieur», ah vous voyez bien, il a utilisé l’adjectif «supérieur», donc il vise le peuple juif, «sûr de lui-même et dominateur», comme disait le général de Gaulle. Faut quand même pas pousser…
Antiracisme viscéral
Juste après, il rappelle le passé où «on a vu de petites communautés humaines massacrées du seul fait de leur appartenance à une communauté» – à quoi fait-il référence sinon à la Shoah ? Puis ajoute : «En fidélité à ces combats du passé, en fidélité à ces meurtres de masse qui ont été commis dans le passé, nous nous sommes portés aux avant-postes du soutien à cette malheureuse population de Gaza.» Comme diatribe anti-juive, il y a quand même pire, non ? Mais sur des dizaines et des dizaines de discours prononcés par Mélenchon, sur des dizaines et des dizaines de discours où il témoigne de son antiracisme viscéral, ce sont ces passages-là que les manipulateurs vont chercher et diffuser ad libitum pour le traiter d’antisémite !
Alors ok, on peut ne pas aimer son ton («Nous n’avons peur de personne, n’essayez pas de nous faire baisser les yeux…»), mais c’est le ton qu’il a utilisé à de nombreuses autres occasions, et ce qui est insupportable, c’est de supposer qu’il utilise ce ton… parce qu’il vise des juifs. Alors ok, on peut lui reprocher de soutenir les Palestiniens et pas l’extrême droite israélienne, mais n’est-ce pas une infamie que d’en faire en conséquence un Dieudonné ou un Soral bis ? En tout cas, c’est justement ça qui explique la fureur de Jean-Luc Mélenchon en cette fin du mois d’août 2014 : les calomnies du CRIF, les calomnies ô combien blessantes du CRIF, qui s’est pour le moins manifesté comme une organisation «communautaire» quelque peu «agressive», et à qui il avait parfaitement le droit de répondre, y compris vertement.
Gérard Miller Psychanalyste