mercredi 1 octobre 2014

ASSASSINAT DU GÉNÉRAL CHILIEN CARLOS PRATS

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LE CORPS  ANCIEN COMMANDANT-EN-CHEF, LE GÉNÉRAL PRATS MIS EN PIÈCES PAR L'EXPLOSION DE LA VOITURE PIÉGÉE À BUENOS AIRES, LE 30 SEPTEMBRE 1974. 

Comme Schneider, Prats favorise la tradition constitutionnaliste qui limite le rôle de l'armée au soutien des institutions politiques et considère comme un délit de haute trahison l'utilisation des militaires hors de cette mission constitutionnelle. Supporteur d'Allende, Prats accepte des postes de ministre et devient même vice-président du pays en 1972. Il joue aussi un rôle clef dans l'échec de la tentative de coup d'État du 29 juin 1973. 

Mais le 23 août, le désaveu d'une partie des officiers, favorables au renversement du gouvernement, l'amène à démissionner de ses fonctions. Ce geste lève le dernier obstacle au coup d'État du 11 septembre 1973 exécuté par le successeur de Prats à la tête de l'armée, le général Augusto Pinochet.
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LE 30 SEPTEMBRE 1974 LE GÉNÉRAL CARLOS PRATS -RESTÉ FIDÈLE À LA CONSTITUTION CHILIENNE ET AU PRÉSIDENT ALLENDE-, MOURRAIT AVEC SON EPOUSE, DECHIQUETÉS PAR LA BOMBE PLACÉ PAR LA DINA DE PINOCHET, DONT ENRIQUE ARANCIBIA CLAVEL ÉTAIT L’AGENT À BUENOS AIRES.
Prats s'exile en Argentine. Ses appuis au sein de l'armée, son soutien à une solution démocratique et son projet de faire des révélations accablantes sur Pinochet en font toutefois un rival pour le président qui établir un régime dictatorial. Le 29 septembre 1974, Prats et son épouse meurent dans l'explosion de leur voiture à Buenos Aires. 

La bombe avait été posée par un agent des services secrets chiliens (DINA). Des procédures judiciaires entamées entre 2000 et 2005 aboutiront à la mise en accusation d'un dirigeant des services secrets et de généraux impliqués dans le meurtre de Prats. Les enquêtes démontreront aussi le rôle du général Pinochet qui fut excusé pour maladie mentale.