samedi 9 mars 2019

COUPURE D'ÉLECTRICTÉ AU VÉNÉZUÉLA : MADURO ACCUSE LES ÉTATS-UNIS, QUI REFONT PRESSION SUR CARACAS


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UNE VUE GÉNÉRALE DE CARACAS DURANT LE BLACKOUT.
PHOTO CARLOS JASSO
Le Venezuela a été plongé pendant 30 heures dans le chaos par une panne géante de courant. Le pouvoir dénonce un «sabotage» ourdi par les États-Unis, qui saisissent quant à eux l'occasion pour réitérer leur opposition à Nicolas Maduro.
Le Venezuela a connu une gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays pendant près de 30 heures, durant notamment toute la journée du 8 mars. Le président Nicolas Maduro a attribué l'incident à un «sabotage cybernétique» fomenté, selon lui, par les États-Unis.

Le chef d'État a également déclaré que «la guerre électrique annoncée et dirigée par l'impérialisme américain contre [le] peuple [vénézuélien serait] vaincue ».

CAPTURE D'ÉCRAN
L'électricité est revenue le 9 mars au matin dans la plupart des quartiers de Caracas et dans les États du centre-est du pays, mais la situation resterait inchangée dans le reste du territoire, en particulier dans la zone pétrolière et très peuplée de Maracaïbo (ouest) et dans les zones intérieures, qui ont passé une deuxième nuit dans le noir, selon les correspondants de l'AFP.

Les télécommunications, entièrement coupées – internet et réseaux cellulaires – commencent à se rétablir mais le métro de la capitale, qui transporte chaque jour près de deux millions de personnes, reste fermé.

En raison de l'absence de courant et de la suspension de la distribution de l'eau dans les immeubles, assurée par des pompes électriques, la situation sanitaire est devenue problématique. 

Les hôpitaux ont connu une situation dramatique, la plupart des établissements étant dépourvus de générateurs. Ceux qui en avaient les ont réservés aux services d'urgence, sans empêcher des décès de leurs patients.


«LA COUPURE DE COURANT AU VENEZUELA, 
SYMBOLE DE LA BATAILLE POLITIQUE» 
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Cette panne a soumis l'économie du Vénézuéla, déjà très fragile, à de nouvelles tensions. Avec une inflation hors de contrôle, l'argent liquide est rare, faute de billets disponibles. Seules les transactions électroniques permettent de faire des achats, même pour du pain.

Le gouvernement, sous pression depuis des semaines, a dénoncé «la guerre impérialiste sur l'électricité». Le ministre de la Défense Vladimir Padrino a qualifié la panne d'«agression délibérée» des États-Unis et a annoncé un «déploiement» de l'armée, sans plus de détails.

Le gouvernement vénézuélien a affirmé qu'il allait fournir à l'ONU «des preuves» d'une responsabilité de Washington dans la panne d'électricité géante. Ces informations devraient être remises à une délégation du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme qui est attendue dans quelques jours à Caracas, selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez.

CAPTURE D'ÉCRAN
L'opposant et auto-proclamé président par intérim du pays, Juan Guaido, a tweeté pour remettre en cause la version officielle du pouvoir vénézuélien, accusant Nicolas Maduro et son gouvernement d'être les réels auteurs du sabotage : «Aujourd'hui, ils déclarent que le blackout [...] est le produit d'un sabotage externe. Le sabotage, c'est la corruption, le sabotage, c'est le fait qu'ils n'ont pas permis les élections, le sabotage c'est le fait qu'ils ont bloqué l'entrée de la nourriture et des médicaments. Le seul sabotage, c'est celui de l'usurpateur de tous les Vénézuéliens.»

Le Venezuela a été plongé pendant 30 heures dans le chaos par une panne géante de courant. Le pouvoir dénonce un «sabotage» ourdi par les Etats-Unis, qui saisissent quant à eux l'occasion pour réitérer leur opposition à Nicolas Maduro.

Le Venezuela a connu une gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays pendant près de 30 heures, durant notamment toute la journée du 8 mars. Le président Nicolas Maduro a attribué l'incident à un «sabotage cybernétique» fomenté, selon lui, par les Etats-Unis.

Le chef d'Etat a également déclaré que «la guerre électrique annoncée et dirigée par l'impérialisme américain contre [le] peuple [vénézuélien serait] vaincue».

L'électricité est revenue le 9 mars au matin dans la plupart des quartiers de Caracas et dans les Etats du centre-est du pays, mais la situation resterait inchangée dans le reste du territoire, en particulier dans la zone pétrolière et très peuplée de Maracaïbo (ouest) et dans les zones intérieures, qui ont passé une deuxième nuit dans le noir, selon les correspondants de l'AFP.

Les télécommunications, entièrement coupées – internet et réseaux cellulaires – commencent à se rétablir mais le métro de la capitale, qui transporte chaque jour près de deux millions de personnes, reste fermé.

En raison de l'absence de courant et de la suspension de la distribution de l'eau dans les immeubles, assurée par des pompes électriques, la situation sanitaire est devenue problématique. 

Les hôpitaux ont connu une situation dramatique, la plupart des établissements étant dépourvus de générateurs. Ceux qui en avaient les ont réservés aux services d'urgence, sans empêcher des décès de leurs patients.

Cette panne a soumis l'économie du Venezuela, déjà très fragile, à de nouvelles tensions. Avec une inflation hors de contrôle, l'argent liquide est rare, faute de billets disponibles. Seules les transactions électroniques permettent de faire des achats, même pour du pain.

Le gouvernement, sous pression depuis des semaines, a dénoncé «la guerre impérialiste sur l'électricité». Le ministre de la Défense Vladimir Padrino a qualifié la panne d'«agression délibérée» des Etats-Unis et a annoncé un «déploiement» de l'armée, sans plus de détails.

Le gouvernement vénézuélien a affirmé qu'il allait fournir à l'ONU «des preuves» d'une responsabilité de Washington dans la panne d'électricité géante. Ces informations devraient être remises à une délégation du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme qui est attendue dans quelques jours à Caracas, selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez.


CAPTURE D'ÉCRAN
L'opposant et auto-proclamé président par intérim du pays, Juan Guaido, a tweeté pour remettre en cause la version officielle du pouvoir vénézuélien, accusant Nicolas Maduro et son gouvernement d'être les réels auteurs du sabotage : «Aujourd'hui, ils déclarent que le blackout [...] est le produit d'un sabotage externe. Le sabotage, c'est la corruption, le sabotage, c'est le fait qu'ils n'ont pas permis les élections, le sabotage c'est le fait qu'ils ont bloqué l'entrée de la nourriture et des médicaments. Le seul sabotage, c'est celui de l'usurpateur de tous les Vénézuéliens.»


CAPTURE D'ÉCRAN
Le secrétaire d'État des États-Unis Mike Pompeo est, lui, encore plus catégorique : «Pas de nourriture. Pas de médicaments. Maintenant, pas d'électricité. Prochaine étape, pas de Maduro.»


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« LES VA-T-EN GUERRE »
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